Depuis le printemps, toutes les questions qui fâchent ont été passées sous silence pour ne pas perturber les élections allemandes. Cela risque de ne pas durer longtemps. Grèce, Portugal, Espagne, Italie... rien n’a été résolu. Les Européens vont bientôt s’en rendre compte.
L’affaire Guérini, toujours en cours d’instruction, a l’intérêt de présenter un catalogue des failles du code des marchés publics. Ou comment fausser un appel d’offres en respectant – en apparence du moins – les procédures de passation de marchés. Enquête en partenariat avec le Ravi.
L'assemblée de Corse va voler une fois encore au secours de la souffreteuse compagnie SNCM en lui concédant le 6 septembre la nouvelle délégation de service public pour la desserte maritime de l'île. De l'étrange privatisation en 2005-2006 par Dominique de Villepin au énième sauvetage par Jean-Marc Ayrault, la continuité est parfaite sur fond de gabegie financière. Analyse.
Père la rigueur depuis deux ans, caution du Portugal sur les marchés financiers, universitaire et “technocrate” égaré en politique, Vitor Gaspar, le numéro deux du gouvernement de Lisbonne, a démissionné lundi 1er juillet, sans crier gare et sans mâcher ses mots.
Un rapport secret du Trésor italien révèle que l’Italie risque de perdre 8 milliards d’euros sur des contrats dérivés. Ceux-ci sont l’héritage des pratiques du gouvernement italien pour habiller ses comptes publics avant l’adhésion à l’euro. Actuel président de la BCE, Mario Draghi était alors directeur général du Trésor. Monsieur Teflon, selon son surnom, va devoir s’expliquer.
Pour la Lettonie, le choc de la crise financière a été encore plus violent qu'à la périphérie sud de la zone euro. Mais le rebond a été rapide et spectaculaire, au prix d'une « austérité » qui aurait échoué partout ailleurs. Le pays va même entrer dans la zone euro en 2014. Analyse.
Le débat est tranché : pour faire des économies, le gouvernement va faire payer plus d'impôts aux familles les plus aisées. Peu risqué politiquement, mais peu ambitieux au vu de la grande réforme de la politique familiale un temps envisagée. Une occasion manquée.
Selon les dernières statistiques de l'Insee, la France est entrée en récession. Dépressif, l'environnement européen pèse sur la conjoncture de notre pays. Mais la politique d'austérité budgétaire et salariale voulue par Hollande a aggravé la chute d'activité au lieu de la conjurer. Roosevelt, au secours !
À son arrivée en novembre 2011 à la tête de la Banque centrale européenne, Mario Draghi avait bousculé la politique monétaire européenne. Dix-huit mois plus tard, il ne peut que constater que ses mesures inattendues n’ont réparé ni l’économie, ni le système bancaire, ni la zone euro. La BCE paraît saisie par le désarroi et l’impuissance.
Nouvel épisode dans l'interminable feuilleton de la SNCM : Bruxelles exige que le transporteur marseillais, à l'histoire économique et sociale “agitée”, rembourse 220 millions d'euros d'aides d'État illicites. Mais le changement, c'est pas maintenant.
Présenté ce jeudi en Conseil des ministres, le projet de loi Hamon sur la consommation renforce les droits des consommateurs dans différents secteurs. Explications.
D'un côté, une « loi Florange » qui est dévoilée quand les hauts-fourneaux sont fermés, le refus de l'amnistie sociale ou encore la mise en œuvre d'une réforme très contestée du marché du travail ; de l'autre, une pluie de cadeaux pour les milieux d'affaires : François Hollande célèbre d'une étrange façon le 1er Mai et, bientôt, le premier anniversaire de son accession à l'Élysée.
L’économiste Paul Jorion revient sur les attaques de la Bundesbank à l’égard de la politique menée par la BCE. Pour lui, beaucoup de ces critiques sont fondées. C’est aux politiques et non à la banque centrale qu’il appartient d’affirmer la volonté de maintenir une monnaie commune. L’Allemagne, selon lui, « a commencé à faire ses comptes » et trouve le fardeau de la zone euro trop lourd à porter. Entretien.
Le débat sur « l'austérité » budgétaire, notamment en France où elle n'a pas commencé, est d'abord un refus idéologique de voir l'éléphant qui est dans la pièce : le poids de l'État dont la « providence » est inégalement répartie, et de la classe sociale qui en dépend. Parlons donc de l'éléphant version portugaise.
Les socialistes français accablent Angela Merkel en la faisant passer pour la « chancelière de l'austérité ». Mais François Hollande fait lui-même du zèle en matière d'austérité et conduit une politique néolibérale qui conduit au désastre. Parti pris en faveur d'une nouvelle politique plus conforme aux attentes du 6-Mai.
Les grands groupes internationaux, mais aussi grecs, se pressent à Athènes ces derniers mois. Pour éponger sa dette, le pays a confié à une structure ad hoc le soin de vendre entreprises publiques, concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et propriétés immobilières. Autre effet d'aubaine pour expliquer la ruée : avec la crise, les coûts salariaux se sont effondrés, rendant le pays encore plus attractif.