Alors que François Hollande a détaillé lors de sa conférence de pressse de nouveaux cadeaux pour les entreprises, beaucoup de médias disent de sa politique économique qu'elle est « sociale-libérale ». Mais c'est un abus de langage. Car la politique menée n'a pas grand-chose de social.
François Hollande a-t-il prémédité, dès la campagne de 2012, sa conversion au social-libéralisme, voire au libéralisme, ou s'est-il laissé porter par son goût de la synthèse ? La question est ouverte. À voir le plaisir de la droite, et de ses éditorialistes, l'avenir est engagé.
Beaucoup de médias pointent un changement de cap social-libéral de François Hollande. Mais si virage il y a eu, il est en fait intervenu le jour même de son accession à l'Élysée. Ce qui fait planer des doutes sur la sincérité de ses engagements pendant la campagne.
À leurs yeux, la crise de la zone euro est loin d'être réglée: des économistes et juristes allemands montent au créneau, partisans d'une nouvelle étape dans l'intégration européenne. Angela Merkel elle-même veut de nouveaux traités. Quitte à passer sous silence un autre débat : les déséquilibres de la première économie de l'UE, et leurs dégâts sur le continent.
Le nombre des demandeurs d'emploi a augmenté de + 17 000 au cours du mois de novembre (+ 0,5 %) et de + 175 600 sur un an. François Hollande est le seul à ne pas voir que la courbe du chômage ne s'est pas inversée.
Publiée le 19 décembre, la « Note de conjoncture » de l'Insee dresse un véritable réquisitoire de la politique économique et sociale du gouvernement. Elle vient confirmer que le chômage va continuer de progresser vers des nouveaux sommets en 2014.
Ce devait être une des grandes avancées de l’Europe : les pays de la zone euro allaient mettre en place des mécanismes communs de contrôle et de sauvetage de leur système bancaire. Au bout du compte, un compromis bancal et compliqué, aux allures d’usine à gaz.
Dix ans et 450 millions de subventions publiques plus tard, la SNCM reste dans une situation « désespérante ». La faute à qui ? À tout le monde et donc à personne, conclut la commission d'enquête parlementaire. Le 20 décembre, on tire le rideau ?
Président de la fédération française des sociétés d’assurances, très introduit dans les médias, Bernard Spitz a aussi une société de conseil. En août 2010, celle-ci a passé contrat avec Autostrade pour promouvoir le groupe italien et Ecomouv en France. « Rien que de très banal », dit-il.
Le maire socialiste de la ville, Alain Claeys, a accepté la cession de l’ancien théâtre municipal au prix de 510 000 euros, soit moins de 200 euros le mètre carré. La vente réalisée de gré à gré se fait au bénéfice d’un promoteur local, avec de confortables plus-values à la clé. Une association demande l’annulation de la vente.
Le directeur du Trésor, Ramon Fernandez, est sur la sellette. Homme tout-puissant au ministère des finances, il avait été nommé par l'ancien président Nicolas Sarkozy. Devenu indispensable au socialiste Pierre Moscovici, il a pesé sur tous les choix économiques.
Alors que le gouvernement prépare un budget, pour 2014, qui prévoit la réduction de 15 milliards d'euros de dépenses publiques, ainsi qu'une hausse de la TVA au 1er janvier 2014, le parti de gauche a proposé un contre-budget qui se veut l'antithèse des « politiques austéritaires ».
Au PS, l'aile gauche n'est plus la seule à contester les choix budgétaires du gouvernement. Des piliers de sa politique, comme le crédit d'impôt de 20 milliards pour les entreprises ou la compensation par le gouvernement des hausses de cotisation patronales dans le cadre de la réforme des retraites, sont remis en cause par des députés plutôt dans la ligne.
Il existe quatre méthodes principales pour réduire significativement une dette publique : la répudiation, l’impôt sur le capital, l’inflation et l’austérité. Mediapart a organisé une rencontre inédite entre l’économiste Thomas Piketty et l’anthropologue David Graeber.
Austérité renforcée, relèvement des impôts les plus injustes sur les ménages pour multiplier les cadeaux aux entreprises. Concocté par l'Élysée et Matignon, le projet de loi de finances pour 2014 est strictement conforme aux arbitrages qu'aurait pu rendre... Nicolas Sarkozy.
Depuis le printemps, toutes les questions qui fâchent ont été passées sous silence pour ne pas perturber les élections allemandes. Cela risque de ne pas durer longtemps. Grèce, Portugal, Espagne, Italie... rien n’a été résolu. Les Européens vont bientôt s’en rendre compte.