Même si c'est de manière confuse ou byzantine, la politique économique du gouvernement est de plus en plus contestée à gauche et jusqu'au sein même du gouvernement.
Face à l'avalanche de mesures qui, ces trois dernières années, a plongé les Grecs les plus modestes dans la pauvreté, des réseaux de solidarité se font jour : soins gratuits, collecte de nourriture, branchement illicite au réseau électrique... Des initiatives qui permettent aussi de « ne plus se sentir seul ». De notre correspondante à Athènes.
Syndicats et patronat sont parvenus à un accord, mercredi, sur les régimes de retraites complémentaires. Face à l'impasse financière, le choix est une légère hausse des cotisations mais surtout une désindexation des pensions sur l'inflation dès le 1er avril. Ce qui signifie une baisse du pouvoir d'achat pour 11 millions de retraités.
Matignon a envoyé une lettre pour définir le projet de loi de cadrage pour le budget 2014. Les ministres sont priés de trouver 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires.
Le ministre prônait une nationalisation temporaire du site ArcelorMittal de Florange. Il a été désavoué par Jean-Marc Ayrault et a songé à démissionner. Mais dans les rangs de la majorité, son volontarisme est salué. Et beaucoup pensent que l’avenir pourrait lui donner raison.
L'ampleur du « pacte de compétitivité » annoncé par le gouvernement mardi a surpris les députés. Craignant un gros cadeau fiscal à des entreprises qui ne le méritent pas, beaucoup réclament des contreparties. « Ils n'auront pas le choix. Sinon c'est la révolte », prédit l'un d'eux.
L’addition du budget 2013 est une des plus salées de l’histoire récente. La plupart des ministères sont mis à contribution. Les ménages aussi, et pas seulement les plus aisés comme le laisse entendre le gouvernement. Au risque de pénaliser une croissance déjà moribonde.
Le gouvernement a construit son projet de budget pour 2013 avec une obsession : revenir à un déficit de 3 % du PIB dès 2013. Un objectif que de nombreux économistes et responsables socialistes jugent désormais intenable. La France espère une renégociation européenne qui permettrait de faire sauter le verrou.
Le chef de l'État se donne deux ans pour remettre les finances publiques sur les rails. Au prix d'un tour de vis sans précédent. Revue de détail des mesures et du calendrier.
C'était l'une des promesses de campagne de François Hollande, mise en sourdine avec la baisse des prix en juin. La hausse constatée ces derniers jours relance le débat: à partir de quel seuil?
Le projet de loi de finances rectificative pour 2012 instaure une surtaxe exceptionnelle à l'ISF payable cet automne et divers impôts sur les plus riches. Mais c'est aussi un budget de très forte austérité. Revue de détail.
Comme le Japon depuis plus de dix ans, les autres économies développées sont en train de sombrer dans l'addiction aux taux d'intérêt proches de zéro. Mais il s'agit d'une drogue dure, aux effets pervers dangereux et qui ne répond en rien à quelques questions décisives. Cela commence enfin à se dire. Parti pris.
Un club patronal, l'institut Montaigne, s'est associé au quotidien Les Echos pour produire un chiffrage des propositions des candidats. Les présupposés idéologiques, l'absence de garantie sur l'impartialité des calculs ou encore le secret gardé sur l'identité des «chiffreurs» jettent la suspicion sur ce projet.
Jacques Attali a essayé de convaincre les membres de la Commission qui porte son nom de prendre position pour une «véritable union nationale» afin de poursuivre la politique d'austérité. Sans succès! La droite lui reproche d'agir sans mandat. Et François Hollande est embarrassé par ce compagnonnage.
Anticipation du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite; relèvement de nombreux impôts, et pas seulement de la TVA; gel des prestations sociales: c'est un plan d'austérité beaucoup plus important que prévu que François Fillon a présenté lundi, portant sur 18,6 milliards d'euros. Pour les financer, les Français devront accepter de travailler plus et plus longtemps. Décryptage.
Jacques Attali a tenté de réunir, mercredi, la commission qui porte son nom. Echec! Les plus libéraux ont flairé une manœuvre en faveur de François Hollande et ont boycotté le rendez-vous. Les experts de gauche savent qu'ils ont tout à perdre à s'y afficher. Résultat: l'essayiste multicartes s'est brouillé avec la Sarkozie sans se faire pardonner par la gauche.