Le royaume a été bousculé ces dernières années par Washington sur le dossier iranien comme sur la question pétrolière. Il a aussi été contraint de sortir de sa posture attentiste pour devenir actif sur le terrain syrien. Pour le successeur du roi Abdallah, qui vient de mourir, l'avenir s'annonce tout aussi périlleux : face aux États-Unis comme face à ses voisins.
Après la chute de la capitale Sanaa en septembre, c’est au tour du palais du président Hadi d’être assiégé par les rebelles houthistes (chiites) d’Ansar Allah. Décryptage avec Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS et spécialiste de la péninsule Arabique.
Mediapart s’est procuré la totalité du corpus des textes saisis en 2010 aux domiciles de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. Une documentation idéologique pour justifier les attentats qui apparaît souvent contradictoire, à très forte tonalité politique. Nous avons sollicité l’analyse du chercheur Romain Caillet.
Le premier ministre israélien utilise les attentats de Paris pour exporter sa vision d'une guerre contre l’ensemble des forces à référence islamique, qu’il associe de manière indifférenciée, même si le Hezbollah et le Hamas ont condamné les attentats.
L’histoire de cette branche d’Al-Qaïda basée au Yémen, dont se revendiquent les frères Kouachi, témoigne en elle-même des évolutions du djihadisme mondialisé, à la pointe des technologies de communication en ligne comme des techniques de combat.
Al-Qaïda s'était construit en Afghanistan. Depuis 2003 et l'invasion américaine, le conflit irakien a formé une nouvelle génération de djihadistes et l'organisation de l’État islamique a pu s'imposer. Depuis plusieurs années, les deux auteurs présumés de l'attentat contre Charlie Hebdo ont été proches de ces nouveaux acteurs d'un djihad mondialisé.
Coauteur de l’ouvrage De la théologie à la libération ?, le chercheur Nicolas Dot-Pouillard signe le premier ouvrage francophone consacré au mouvement palestinien Djihad islamique. Un mouvement devenu central sur la scène politique mais aussi sociale.
La vague d’arrestation des journalistes en Turquie, qui vise en priorité des proches de la confrérie Gülen, met en lumière la faiblesse de l’opposition politique turque. Entretien avec Esra Atuk, qui enseigne les sciences politiques à l’université de Galatasaray.
Année après année, l'armée israélienne s'est «théocratisée». Les rabbins se font désormais inspecteurs des casernes et négocient les missions et le statut des soldats avec les hauts gradés. Cette présence désormais massive de religieux ultra-orthodoxes pose le problème du rôle politique de l'armée et de son attitude si elle reçoit un jour l’ordre d’évacuer les 500 000 colons de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Avant de répondre au vote de la résolution symbolique des députés mardi, le gouvernement français veut porter une initiative à l’ONU. Objectif : l’établissement d’un État palestinien dans les frontières de 1967 d’ici à deux ans. Un projet jugé impossible par le chercheur Jean-François Legrain.
L’improbable coalition centre, droite et extrême droite, formée en janvier 2013, ne tiendra pas jusqu’au bout. Après la rencontre, lundi soir, entre le ministre des finances (centre) et le premier ministre (droite), Israël semble bel et bien reparti pour un nouveau cycle électoral. Pour un nouveau tournant à droite ?
Où en est l'État islamique en Syrie et en Irak? Spécialiste du djihad et de l'État islamique, le chercheur Romain Caillet, au cœur de l'imbroglio du vrai-faux djihadiste français, Mickaël Dos Santos, juge le traitement de l'EI biaisé et «prisonnier de l'émotionnel».
Après vingt ans de négociations avec Israël qui ont conduit à une impasse évidente, et grâce aux différents pays occidentaux qui commencent à bouger, l’Organisation de libération de la Palestine a lancé, depuis septembre, une véritable offensive diplomatique pour faire reconnaître son État.
Depuis la mi-septembre, l’État islamique (EI) fait le siège de la ville de Kobané, dans le nord de la Syrie. Pour la communauté internationale, l’urgence impose de contrer cette offensive, mais les autorités turques ont d’autres priorités, et notamment de juguler la question kurde.
Directeur de recherche à l’Université Ben Gourion de Beer-Sheva, Hagai Katz observe depuis quinze ans la lente décomposition du secteur associatif. Il nous raconte sa vision de la descente aux enfers d’une gauche israélienne aujourd’hui inaudible et divisée.
L’Etat islamique a encore progressé dans Kobané, ville syrienne à la frontière turque. La chute de la ville discréditerait l'action menée par la coalition à laquelle la France participe en Irak. Paris reconnaît à présent combattre une armée, mais ses actions – deux frappes seulement – comme ses positions – sur les Kurdes de Syrie notamment – deviennent illisibles.