Journaliste professionnelle indépendante, mes enquêtes et reportages sur Mediapart s'intéressent particulièrement à l'actualité environnementale et sociale avec un fort tropisme sur les effets des politiques d'aménagement (secteurs minier, forestier, agricole, de production d'électricité et de captation de l'eau). Je fus correspondante pour l'AFP en Guyane pendant huit ans et rédactrice reporter pour le magazine Une saison en Guyane-Boukan le courrier ultramarin. Depuis quinze ans j'écris régulièrement pour la presse indépendante régionale : Guyaweb ainsi que Mediacités Nantes. Je suis joignable sur marion.briswalter@proton.me.
La tentation est grande pour les chefs d’État français de se poser sur la scène internationale en sauveurs de l’Amazonie. François Mitterrand avait ouvert le bal en 1992 au Sommet de la Terre de Rio. Emmanuel Macron lui aura emboîté le pas, à quelques jours du G7 à Biarritz. Mais si à Paris il y a l’affichage, en Guyane, à l’est de l’Amazonie, il y a les actes.
Cinquante ans après l’ouverture du premier établissement catholique dont le but était d’évangéliser les petits “sauvages” et de leur inculquer la langue et la culture françaises, l’éducation nationale et les collectivités de Guyane ne sont pas à la hauteur des enjeux et participent de la déstructuration des enfants du Haut-Maroni.
Fatigués de n’être jamais entendus par la classe dirigeante, les Wayana, Teko et Apalaï du Haut-Maroni veulent peser sur les choix politiques et l’aménagement du territoire. Ils réclament aussi la création d’une commune propre.
Marqueur patrimonial par excellence de la Guyane, le manioc est l’un des trésors de la culture amérindienne. Ce tubercule est aussi le garant de la relative indépendance économique des habitants de la Guyane méridionale.
Quatre ans après l’arrivée de la téléphonie mobile française, les 250 familles wayana, teko et apalaï du Grand Ouest guyanais accèdent peu à peu à l’électricité. Une opération d’envergure d’électrification des sites isolés s’achève, après des années de retard.
Nouvelle étape franchie par les autorités françaises dans leur lutte contre le trafic de cocaïne entre Cayenne et Orly : les « mules » présumées comme telles par la police sont empêchées d’embarquer sans qu’un contrôle policier n’ait à le justifier. En deux mois, 225 passagers ont été interdits d’embarquer.
Les étudiants et lycéens sans papiers subissent un durcissement de la politique anti-migratoire en Guyane, où un étudiant sur cinq est étranger. Des élèves sont enfermés en rétention pendant de nombreux jours.
La crise diplomatique ouverte avec Cuba a engendré une rupture du système public de soins de première nécessité au Brésil, qui était en partie supporté par les médecins cubains. Reportage à Oiapoque, à la frontière avec la Guyane, où la situation est compliquée pour des milliers d’Amérindiens.
Le groupe Total annonce qu’il suspend ses activités offshore en Guyane. Le président de la collectivité territoriale s’est dit déçu de cette décision, motivée par les échecs successifs rencontrés depuis 2012 par Shell et Total sur la zone.
Les rapports et actions en justice se multiplient pour condamner l’atteinte aux « droits fondamentaux » des 800 à 1 000 détenus du centre pénitentiaire de Guyane, entassés dans des locaux mal aérés, sales, et la mise sous tension des 177 surveillants.
Beaucoup des 13 000 Amérindiens de Guyane s’opposent au méga-projet minier Montagne d’or, en Amazonie française. Certains y voient un sursaut du « militantisme autochtone ». Pour d’autres toutefois, si le combat est noble, il ne s’avère d’aucun secours contre les problématiques de fond, à commencer par la propriété des terres.
L’année 2018 a été catastrophique sur le littoral atlantique de l’île antillaise, à cause de l’invasion de sargasses, ces algues toxiques. Ce phénomène découle de la destruction des écosystèmes équatoriaux et du dérèglement climatique. La santé des riverains du littoral est toujours atteinte, l’environnement est lourdement frappé.