Né en 1971. Après de nombreuses années passées aux États-Unis, à Los Angeles, Washington et New York, ainsi que de multiples reportages aux quatre coins de la planète, je suis rentré à Paris en 2008 pour couvrir l'actualité internationale à Mediapart.
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L'attentat manqué lors du vol de Northwest Airlines le 25 décembre a montré que le renseignement américain était toujours déficient après les réformes de ces dernières années. Pourtant, c'est un autre attentat contre la CIA en Afghanistan, réussi celui-là, qui est sans doute le plus emblématique des errements des services américains.
Le pays le plus pauvre du Proche-Orient, instable depuis plusieurs décennies, est aujourd'hui pointé du doigt comme le nouveau foyer du terrorisme international. Même si le Yémen sert de base arrière à des branches d'Al-Qaida depuis dix ans, la menace est sans doute surévaluée.
Les Américains sont pressés de se débarrasser de la décennie qui s'achève — the zeroes (les années zéro), the doubles O's (les double zéro), voire the naughties (les nulles, au sens mathématique) — durant laquelle ils ont vu s'accumuler catastrophes et faux-pas. Mais, au delà du simple constat, on peut aussi juger que ces dix dernières années, marquées par la présidence Bush, auront été celles de toutes les manipulations, politique, médiatiques et financières. Parti pris.
Histoire d'avoir un regard étranger sur ce curieux débat français qui dérape, nous avons choisi d'interroger l'anthropologue américain John Bowen (photo), un spécialiste de l'islam et de son intégration dans la société française. Trouvant bien peu de vertus à ce «grand débat», il démonte les arguments du duo Sarkozy-Besson en examinant le passé de notre pays, son rapport à l'immigration et la situation actuelle des musulmans dans l'Hexagone.
Le Sénat des États-Unis a approuvé, jeudi 24 décembre, la réforme de l'assurance-santé, ouvrant la voie à une commission de conciliation pour harmoniser le texte avec celui de la chambre des représentants, qui permettra à Barack Obama de promulguer cette réforme qui aura occupé toute sa première année de président. Le texte n'a pourtant plus grand chose à voir avec les ambitions initiales de la gauche américaine. Dans cette électorat, Obama risque sa crédibilité à se satisfaire d'une réformette. Analyse.
Le débat sur la situation en Afghanistan à l'Assemblée nationale, mercredi 16 décembre, n'a apporté aucun éclaircissement supplémentaire sur l'attitude de la France après la décision de Barack Obama d'envoyer 30.000 soldats en renfort. Nicolas Sarkozy demeure le seul maître du jeu et les députés ne font que ressasser des arguments désormais éculés, comme s'il n'y avait aucun enjeu.
Si le président des États-Unis, Barack Obama, a bien annoncé, le 1er décembre, une stratégie d'envois de renforts en Afghanistan, il s'est également adressé, en creux, au voisin pakistanais, qui est désormais considéré comme le maillon crucial pour parvenir à emporter la victoire contre les talibans.
En annonçant qu'il s'était résolu à envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, le président des États-Unis a choisi l'escalade dans le conflit pour mieux pouvoir s'en extraire à compter de juillet 2011. C'est un pari risqué, qu'il prend contre son opinion publique, en particulier celle de la gauche américaine.
Un an après les faits, l'appareil judiciaire antiterroristeest pris en flagrant délit de cafouillage dans l'affaire dite «deTarnac». Les avocats des neuf jeunes gens mis en examen pour terrorismesoupçonnent même un flagrant délit de «montage» policier ens'interrogeant sur «l'authenticité des procès-verbaux de la policejudiciaire». Face à ces accusations très graves, Mediapart est retourné sur les lieux du sabotage de ligne TGV imputé à Julien Coupat et Yildune Lévy.
Chicago était l'exemple même du gâchis énergétique américain. Mais les villes américaines sont en train de changer. Construire des bâtiments économes en énergie est devenu un défi, comme pour Tim Heppner qui rénove une maison dans les quartiers sud. Dans un an, elle produira plus d'énergie qu'elle n'en consomme.
Mediapart commence la publication d'une série de reportages à l'étranger et en France et ouvre une édition spéciale (cliquez ici). Il y a les chiffres, arides, et il y a surtout les modes de vie. Les Américains (premiers pollueurs par tête de la planète) se distinguent comme “dévoreurs” d'énergie. Mais les choses sont en train de changer: à Chicago est engagée une révolution urbanistique, sociétale: enquête et reportage vidéo.Découvrez notre édition spéciale Copenhague, commentez et participez à notre dossier complet (cliquez ici)Climat: les Etats-Unis pourraient faire plus fort que l'Europe. Un décryptage de la proposition américaine.
Depuis son périple en Asie, et notamment son escale à Pékin, le président américain est l'objet de vives critiques. On lui reproche la stagnation apparente de nombreux dossiers et une attitude trop prudente sur les questions internationales. Cela ressemble avant tout à un procès en impatience de ceux qui ont placé leurs attentes en lui. Parti pris.
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Pourquoi écrire un roman lorsqu’on est journaliste? Au moment où sort mon premier roman, « Requiem pour une République » (Gallimard - Série Noire), ma réponse à la question du choix de la fiction est des plus simples: la liberté d’écriture.
Dans une rentrée littéraire française foisonnante, la parution du Tome 4 de la saga Millénium, intitulé « Ce qui ne me tue pas », ressemble plutôt à la sortie d’un film de super-héros hollywoodien. Un Avengers 4, un reboot en même temps qu’un sequel, pour utiliser les termes en vogue dans l’industrie du cinéma.
La campagne présidentielle d’Hillary Clinton est à peine lancée (18 mois en avance du scrutin tout de même) que tout ce qu’il y avait à craindre d’une telle candidature est déjà là : conflits d’intérêts, gros sous et amis embarrassants.
Le cinéaste Michel Gondry tourne depuis plusieurs semaines dans Paris et en banlieue sa version cinématographique de L'Ecume des Jours de Boris Vian. Le 17 juillet, il a installé ses décors, et notamment ses étranges véhicules, dans les rues du Haut Belleville.