Yann Philippin

Diplômé de l'IEP de Grenoble et du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, j'ai démarré ma carrière en 2000 comme journaliste économique, d'abord spécialisé dans les technologies, puis les entreprises. J'ai travaillé pour le magazine Futur(e)s, comme indépendant, à l'agence Reuters, au Journal du Dimanche, puis à Libération, aux services économie puis investigation. J'ai couvert de nombreux secteurs de l'économie française (aéronautique, automobile, santé, industrie, transports...) et enquêté sur des affaires économiques (Airbus, crash du vol Rio Paris d'Air France, Mediator, accident SNCF de Brétigny, fortune belge de Bernard Arnault, affaire Qatar-Veolia...) puis politico-financières (Tapie, Dassault). Je suis le co-auteur du livre Dassault Système (Robert Laffont), avec ma consoeur de France Inter Sara Ghibaudo.

J'ai rejoint Mediapart au services enquêtes en mars 2015. Spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption, je travaille notamment sur les "leaks", ces fuites de données massives qui ont nourri les enquêtes Football Leaks ou Malta Files, publiées par Mediapart avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

Consulter ici ma déclaration d'intérêts.

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Ses Derniers articles

  • Kazakhgate: les juges sur la piste d'une commission occulte de 12 millions d'euros

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    La photo de Jean-Pierre Talamoni (EADS) et Patokh Chodiev dans la villa de l'oligarque, révélée par Mediapart en octobre 2014. © Mediapart La photo de Jean-Pierre Talamoni (EADS) et Patokh Chodiev dans la villa de l'oligarque, révélée par Mediapart en octobre 2014. © Mediapart

    Deux juges d'instruction, chargés de l'enquête pour corruption sur la vente d'hélicoptères au Kazakhstan en 2011, ont mis la main sur des emails où Eurocopter et sa maison mère EADS se disent prêts à verser une commission occulte de 4 % à un oligarque kazakh. Révélations sur les coulisses de ce sulfureux marché, où on retrouve plusieurs proches de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

  • Le mécène de Balkany enrôle Véronique Cazeneuve pour le Katanga

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    George Forrest, ce roi des mines africaines qui avait versé une commission de 5 millions d'euros à Patrick Balkany, a acheté pour 60 000 euros de livres à la maison d'édition de l'épouse du ministre de l'intérieur puis l'a emmenée au Congo pour vanter l'opération. D'abord ennuyés, les Cazeneuve n'y ont finalement pas vu malice.

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    Ernest-Antoine Seillière, ancien chef de la famille Wendel et ex-président du conseil de surveillance du groupe. © Reuters Ernest-Antoine Seillière, ancien chef de la famille Wendel et ex-président du conseil de surveillance du groupe. © Reuters

    L’enquête sur la gigantesque fraude fiscale reprochée à la société d’investissement Wendel, qui met notamment en cause l'ancien président du Medef Ernest-Antoine Seillière, vient d’être bouclée par les juges. Révélations sur les dessous d'un montage hors norme qui a permis aux cadres de Wendel, selon la justice, d’éluder 110 millions d'euros d’impôts.

  • Une application lancée par le laboratoire Merck piste les médecins sur leur téléphone

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    Présentation de l'application. © DR Présentation de l'application. © DR

    Une application médicale pour smartphones, lancée par l'américain Merck sous couvert d'une de ses filiales, permet au laboratoire américain d'enregistrer le comportement des médecins afin de leur délivrer des publicités ciblées. Alors même que cette base de données sur les médicaments est présentée comme un outil au service des praticiens.

  • MyFerryLink : Eurotunnel a préféré l'argent à l'emploi à Calais

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    En vendant deux bateaux de l'ex-compagnie transmanche Seafrance à l'opérateur qui était le moins-disant social, Eurotunnel n'assure la reprise que de 300 des 600 emplois. Après une journée de mobilisation des salariés mardi, la société coopérative qui exploite les navires tente d'obtenir un sursis ce vendredi devant le tribunal de commerce.

  • Ghanim Al-Saad, le Qatari qui fait tache sur la photo

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    Ghanim Bin Saad Al Saad, patron du groupe GSSG et ancien directeur général du fonds souverain Qatari Diar © D.R. Ghanim Bin Saad Al Saad, patron du groupe GSSG et ancien directeur général du fonds souverain Qatari Diar © D.R.

    Ghanem ben Saad al-Saad, puissant patron débarqué en 2012 du fonds souverain Qatari Diar, est cité par la justice française dans l'affaire Qatar-Veolia et en Suisse dans le scandale de la Fifa. Il était pourtant l'un des invités de marque d'un colloque organisé en janvier à Paris, en présence de François Hollande, Laurent Fabius et Jack Lang.

  • L'homme de main de Serge Dassault renvoyé aux assises

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    Agent d'influence n°1 du sénateur UMP et ex-maire de Corbeil-Essonnes, Younès Bounouara sera jugé pour avoir tiré sur un homme qui venait de piéger Serge Dassault au sujet des achats de voix présumés lors d'élections. Retour sur le parcours de cet enfant des Tarterêts, qui résume le système Dassault.

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    Virements offshore, remise de cash de 5 millions d'euros dans un hôtel suisse: la justice a mis au jour des versements douteux en marge de la vente d'hélicoptères au Kazakhstan en 2011, sous la présidence Sarkozy, sur fond de soupçons de trafic d'influence. Révélations sur une affaire d'État, où l'on croise des oligarques, des hommes de l'Élysée, et des intermédiaires spécialisés dans le business avec l'Afrique.

  • La bonne fortune du consultant Antoine Arnault

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    Antoine Arnault et son père, Bernard © Reuters Antoine Arnault et son père, Bernard © Reuters

    Le fils de Bernard Arnault est gâté par son papa. En plus de son job à 750 000 euros par an de patron de la PME Berluti, l’une des griffes de LVMH, Antoine Arnault a décroché deux contrats de conseil à 560 000 euros par an avec le géant du luxe.

  • Les cagnottes pleines de conflits d'intérêts des grands patrons

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    Bernard Arnault (LVMH), en novembre 2007 © Reuters Bernard Arnault (LVMH), en novembre 2007 © Reuters

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