Plusieurs ouvrages parus en cette rentrée reprennent le chantier de la réflexion sur l’Europe, en s’intéressant aux impasses et impensés qui peuvent expliquer la défiance qu’elle suscite.
Sorti cet été aux États-Unis, le film de Kathryn Bigelow consacré aux émeutes de 1967 à Detroit a fait polémique. Brûlot brutal ou réflexion sur la représentation de la violence ? Analyse.
Retour sur ces années 1970 au cours desquelles le droit à la sexualité des enfants a été mis en avant, jusque dans les médias, pour justifier les relations sexuelles entre adultes et mineurs. Et comment, dans un complet renversement de perspective, les prétendus libérateurs d’hier sont devenus les prédateurs d’aujourd'hui.
Jean-Pierre Thibaudat ressuscite les états d'âme et de service du Festival mondial du théâtre de Nancy, fondé par Jack Lang en 1963. Vingt ans durant, la vie, l'art et la politique s'y tressèrent dans une ferveur contagieuse. On en redemande !
Comment sortir par la gauche de la société salariale ? Dans un livre ambitieux, Le Temps des investis, le philosophe Michel Feher analyse la façon dont le centre de gravité du capitalisme s’est déplacé des entreprises industrielles vers les marchés financiers. Il invite à réorganiser les luttes sociales en fonction de ce déplacement.
À partir de lectures de journaux d’époque, de romans et de témoignages, d’un travail d’archives minutieux, Michèle Audin retrace l’histoire de la Commune à Paris dans une langue poétique et romanesque. Empruntant pour le titre une expression de Jules Vallès, « Comme une rivière bleue », Michèle Audin signe un magnifique roman solidaire.
Il y a 40 ans, Yann Dedet fut le régisseur d’extérieur et le monteur de « Passe Montagne », premier long métrage devenu culte de Jean-François Stévenin. Il en raconte l’aventure dans un très beau livre, « Le Point de vue du lapin », qui en est à la fois le « roman » et la reprise.
Jonathan Safran Foer était apparu en 2002 comme un nouveau prodige de la scène littéraire américaine – et donc mondiale. Après 11 années sans roman, il revient avec un récit opportunément intitulé Me voici. Ou comment prétendre parler du monde pour mieux parler de soi.
L’historienne américaine Joan Scott enrichit la traduction de son ouvrage consacré à la « politique du voile », pour analyser les ressorts et les conséquences de la « nouvelle laïcité » française à l’aune de son savoir sur l’histoire des femmes et du genre.
Ce n’est pas parce que les Kanak sont maîtres dans l’art de résoudre les conflits qu’il faut leur mandater ce que la France exsude de pire en cas de situation conflictuelle. Manuel Valls n’est qu’un centurion là où il faudrait un visionnaire…
Une partie de la presse française empoisonne l'esprit public avec des sornettes islamophobes. Un antidote s'impose : L'Urgence et l'essentiel (Don Quichotte), dialogue fructueusement turbulent entre Edgar Morin et Tariq Ramadan.
L’un est un homme de théâtre, l’autre un homme d’État. À l'initiative de Prison Insider, Jean-Marie Delarue et Wajdi Mouawad dialoguaient sur les libertés le 26 septembre, à Lyon. Mediapart diffuse le débat.
Dave Zirin, journaliste sportif à l’hebdomadaire américain de gauche The Nation, s’intéresse au sport en tant que « fan » et en tant qu’observateur de ses liens avec le politique. S'il fait toujours preuve d’un enthousiasme communicatif, sa vision critique tranche avec la prudente complaisance de la plupart de ses collègues vis-à-vis du système sportif et de ceux qui le contrôlent. Son dernier ouvrage vient d'être traduit en français.
Gérald Bronner prétend, dans son dernier livre, Le Danger sociologique, vouloir sauver la sociologie, au nom de la (neuro)science et de la neutralité idéologique. Son refus d’en faire un « sport de combat » cache plutôt une volonté de la transformer en exercice de soumission à l’ordre existant.
Sur le plateau de Mediapart, les historiennes Sophie Cœuré et Cécile Vaissié, Christian Salmon et Olivier Besancenot s'interrogent sur les effets et l'utilité de la commémoration du centenaire de la révolution russe d'octobre 1917.