Ohran Pamuk dresse, dans un style digne du XVIIIe siècle, « le tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par de nombreux personnages ». L’ombre de Balzac et de sa Comédie humaine plane sur l’ouvrage, qui évoque les impressionnants bouleversements urbains et sociaux de la ville durant plus de quarante années.
Pierre de Coubertin est parvenu à fonder, au nom du sport, une secte, le CIO, qui nous en met plein la vue en s’en mettant plein les poches. Retour sur une parole d’évangile charriant le pire en série, sous couvert d’olympisme renaissant…
Ce lundi a débuté la diffusion de la nouvelle série de David Simon, sur les rapports entre porno, capitalisme et urbanisme dans le New York des années 1970. Cette saga peut-elle devenir aussi importante que The Wire ? Patience.
Richard Wagamese, fer de lance de la littérature amérindienne canadienne, est mort il y a quelques mois à 61 ans. Après Les étoiles s’éteignent à l’aube, les éditions Zoé publient Jeu blanc, qui a valu à son auteur une large reconnaissance au Canada.
La chercheuse Valérie Gelézeau, spécialiste de la péninsule coréenne, revient sur une crise internationale redoutable et cyclique. Pyongyang en est l’épicentre et Séoul pourrait en faire les frais. Éléments d'analyse : « La communauté internationale crie au scandale puis oublie. »
Quatre livres de la rentrée reviennent sur la nuit des attentats du 13 novembre 2015, pour parler de l’après : donc de nous, ici et maintenant. Difficile de nous raconter notre histoire, quand elle s’écrit sur des morts qui viennent à peine d’être enterrés.
Débat entre Christophe Aguiton, chercheur qui publie La gauche du XXIe siècle, enquête sur une refondation, et Élise Löwy, membre du comité de rédaction de la revue Ecorev.
Sortie en salle ce mercredi 6 septembre de Barbara, biopic de la chanteuse réalisé par Mathieu Amalric avec Jeanne Balibar dans le rôle-titre. Un film d'une grande richesse où il est question de la chanson, des lieux de passage, de la France, et où prend forme une créature, la « Balibarbara ».
Plutôt que de contempler la destruction du monde, tentons de comprendre à quelles conditions il est possible de vivre dans les ruines du capitalisme. C’est le point de départ d’un livre magistral, Le champignon de la fin du monde, de l’anthropologue Anna L. Tsing.
Se serait-il agi, pour l’auteur, un des hétéronymes d’Antoine Volodine, lui-même pseudonyme d’un écrivain caché, d’obéir à l’injonction comminatoire jadis proférée par Samuel Beckett : « Imagination morte, imaginez » ? Qu’on en juge : trois morts, une femme et deux hommes, parcourent ensemble un souterrain, sorte de tombe herpétiforme sans commencement ni fin.
La rétrospective Milos Forman, jusqu'au 20 septembre à la Cinémathèque (Paris), offre à (re)découvrir un réalisateur tchéco-américain né en 1932, injustement oublié. La projection de Ragtime (1981) a révélé une puissance inaltérée.
Deux livres aux titres quasiment identiques, mais à la facture très différente, s’intéressent aux utopies « réalisables ». Un troisième décrit « les alternatives qui peuvent tout changer ».
Le transhumanisme est ce courant de pensée qui promet d’améliorer l’homme par la technologie dans un avenir proche. Deux romans, L’Invention des corps, de Pierre Ducrozet, et Zero K, de Don DeLillo, recourent à la fiction, l’art des possibles, pour s’attaquer à ceux qui s’érigent en oracles.
En un an, cette plateforme de vidéo à la demande a trouvé son public. En 2018, grâce à un changement des règles du CNC, elle pourrait commencer à coproduire des films et à soutenir un secteur confronté à une grave crise de la production. Désormais, il lui faudrait juste quelques abonnés de plus.
Après les attentats de 2015, Manuel Valls avait lancé : « Expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser. » Visible à partir du 5 septembre à Paris, un film d’Éric Baudelaire s’applique à démonter la sortie de l’ancien premier ministre. « Also Known as Jihadi » revient sur le parcours d’un Francilien parti combattre en Syrie.