Écrans LED, panneaux d’affichage… Pendant les salons cannois, la façade du Carlton, un hôtel détenu par la famille princière du Qatar et classé monument historique, est couverte de publicités. En toute illégalité et avec la bénédiction des pouvoirs publics.
C’est un autre symptôme inquiétant du virage à l’extrême droite de l’Italie. Des cercles de jeunes militants travaillent au retour de l’idéologie fasciste, sous de nouveaux atours : ce fascisme se présente désormais comme « postidéologisé » et s’enorgueillit de défendre les classes populaires et les femmes. Une enquête de la Revue du Crieur, dont le numéro 10 est disponible depuis cette semaine.
Détenu en Libye, Abdallah Senoussi a été le cerveau de l’attentat contre le DC-10 d’UTA qui a fait 170 morts, en septembre 1989. Le nom du beau-frère de Kadhafi, alors numéro deux de l’Office de la sécurité extérieure, ainsi que ceux de plusieurs agents libyens, figurent dans les rapports inédits sur les préparatifs de l’opération. Ces éléments pourraient faire rouvrir l’enquête.
Samir Shegwara est l’homme qui fait parler les archives les plus secrètes du régime Kadhafi sur l’affaire de l’attentat contre le DC-10 de la compagnie UTA. Aujourd’hui conseiller municipal de Hay al-Andalus, un quartier de Tripoli, il a eu accès avec un groupe de révolutionnaires libyens à une exceptionnelle documentation qui a échappé à la guerre et aux bombardements de 2011.
Selon de nouveaux documents réunis par un élu de Tripoli, Thierry Herzog, l’ami et avocat de Nicolas Sarkozy, a offert, en novembre 2005, de faire annuler le mandat d’arrêt et la condamnation visant Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi condamné à perpétuité pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA en 1989. Il a été conduit à Tripoli par Me Francis Szpiner, l’avocat des victimes de l’attentat.
Des salariés témoignent des raisons qui les ont poussés à fuir l’enseigne spécialiste de la petite enfance. Management inexistant ou tyrannique, non-respect de la sécurité, dysfonctionnements logistiques, manque d’effectifs… Ils dénoncent la gestion du groupe, depuis son siège de l’Hérault.
Numéro un mondial de l’expertise d’assurances, la société américaine Cunningham Lindsey, implantée en France, a élaboré un schéma complexe d’optimisation fiscale. Parmi une vingtaine de salariés français, des cadres dirigeants de Lyon, Lille et Toulouse y ont pris part. Une enquête de notre partenaire Mediacités.
Des millions de Kényans contractent des microemprunts via leurs téléphones portables, et font le succès d’un secteur aux confluents de la finance et de la technologie, tourné vers les populations pauvres. Un défi pour les autorités, entre gestion des données personnelles des clients et risques de surendettement.
Issu de l’aile gauche du PS, Richard Ferrand s’est converti à « l’approche techno-libérale » au contact d’Emmanuel Macron. Depuis un an, ce fidèle du président, patron malgré lui d’une majorité qui le critique, doit gérer les velléités frondeuses qui animent ses troupes. Portrait d’un macroniste qui se verrait bien ailleurs.
La justice européenne a confirmé, mardi 19 juin, que Marine Le Pen devait rembourser près de 300 000 euros réclamés par le Parlement européen, en raison de l’emploi de sa cheffe de cabinet comme assistante parlementaire. L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) avait demandé, en juin 2016, le recouvrement de cette somme.
Le site de petites annonces Vivastreet a annoncé lundi 18 juin la suspension de sa section Rencontres, qui abritait les rubriques Erotica et Erotica Gay, alors qu’il est visé par une information judiciaire pour « proxénétisme aggravé ». Nous republions notre enquête sur ce site que le Mouvement du Nid considère comme « le premier proxénète de France ».
Constitué pour soutenir la campagne électorale d’Emmanuel Macron, le parti LREM cherche encore son modèle pour trouver un ancrage local. La perspective des municipales de 2020 représente le plus grand défi pour ce jeune parti, encore très dépendant des bénévoles.
La presse a accueilli la désignation de Laurent Mignon au poste de président de BPCE par un concert d’éloges. Sans souffler mot des irrégularités qu’il a couvertes à la tête de Natixis, ni de la politique sociale controversée qu’il y a conduite, ni de la hausse à couper le souffle de ses rémunérations. Contre-enquête.
Neuf ans après les premières plaintes, les juges d’instruction ont ordonné un procès contre France Télécom et sept de ses dirigeants pour harcèlement moral. La politique de management instaurée par Didier Lombard, alors PDG du groupe, visant à déstabiliser les salariés est mise en cause.
Les personnels des établissements scolaires du département francilien, comme les parents d’élèves également à l’unisson, rapportent le même constat, entre manques de moyens humains et matériels et problèmes de sécurité. Ensemble, ils témoignent d'un sentiment « d’abandon » et d’un certain fatalisme qui gagne les élèves.
À Toulouse, une filiale de la multinationale française se sépare de plus d’un quart de ses effectifs et choisit d'importer des panneaux photovoltaïques mexicains en contrepartie. Au mépris de ses engagements pour la ville, meurtrie par la catastrophe AZF en 2001.