Le fonds d'investissement a mis un pied dans le club marseillais à l'été 2015, pensant y faire affaire. Il a même espéré le racheter et a proposé à Margarita Louis-Dreyfus d'investir dans un port au Brésil. Mais la relation s'est délitée, au fil de transferts rocambolesques et guère avantageux pour l'OM.
Depuis mai 2015, un fonds d'investissement ne peut plus en théorie acheter des bouts de joueurs sur lesquels il spécule. Mais la nouvelle réglementation n'est pas stricte : agents et investisseurs ont déjà exploré les mille façons de la contourner.
Jusqu'en 2015, agents et fonds d'investissements ont pu acheter et revendre des parts de joueurs sans leur demander leur avis, alimentant une folle spéculation. Révélations sur les coulisses peu reluisantes de ce business très rentable. Il a permis à des acteurs comme Doyen Sports de régner sur les transferts et de dicter leur loi aux clubs.
Doyen Sports, l’un des plus gros fonds d’investissement du football européen, est contrôlé par une famille d’oligarques kazakho-turcs aux connexions mafieuses. Elle blanchit son argent aux îles Vierges britanniques. Et l’un de ses membres était le « boss » d’un trafic de prostituées mineures.
Pour vendre le joueur français Kondogbia au Real Madrid, Doyen Sports a organisé une fête avec des prostituées pour le président du club, Florentino Perez – qui dit ne pas y être allé. Doyen versera une commission occulte de 785 000 euros lors du transfert du joueur à Monaco.
Doyen Sports a payé 10,8 millions de commissions occultes pour les transferts de ses joueurs, dont les internationaux français Kondogbia et Mangala. Caisse noire, fausses factures, filles de l’Est: les méthodes de Doyen et de son patron Nelio Lucas.
Il y a dix ans, Donald Trump et Tevfik Arif étaient les meilleurs amis du monde. Trump louait très cher son patronyme à l’homme d’affaires kazakho-turc derrière le groupe Doyen. Ce dernier a ainsi pu faire circuler des millions d’argent douteux. Aujourd'hui, Trump ne se souvient plus de lui.
La direction du groupe La Poste aurait comptabilisé au travers d'une « cellule de suivi des drames » interne et secrète une cinquantaine de suicides, pour la seule année 2016. C'est ce qu'ont appris cette semaine de sources internes les syndicats CGT et Sud-PTT. La direction dément.
Selon un nouveau rapport de l'Inspection générale de la jeunesse et des sports, la Fédération française de tennis est en pleine déshérence. Les inspecteurs donnent un luxe de détails sur les trafics de billets de Roland-Garros et une tentative de trafic d'influence. Mais ils révèlent aussi le « pacte de silence » conclu sur ces dérives par les dirigeants de la fédération, dont deux des candidats à sa présidence.
Ils sont au centre du jeu, de toutes les transactions. Ils font fortune, dictent la politique sportive des clubs, s’engraissent sur le dos de mineurs ou d'inconnus. Sans être jamais inquiétés.
Tué par un drone américain, Boubakeur el-Hakim était considéré comme le djihadiste français le plus influent de l’État islamique. Rien que sur les deux derniers mois, il est suspecté d’avoir commandité des attentats visant l’Europe et le Maghreb, dont celui que préparait le commando arrêté à Strasbourg et Marseille.
Il fut l’agent star des années 1990 quand il s’occupait de Zidane, Deschamps ou Dugarry… Puis il est tombé, condamné pour des magouilles en série. Il n’a plus le droit d’exercer. Mais les documents Football Leaks démontrent qu’il poursuit une activité en sous-main. Quand il n’investit pas sur des mineurs, Luciano D’Onofrio achète des bouts de joueurs, en place secrètement d'autres en Arabie saoudite.
D’après nos informations, la présidente du FN a reçu ce lundi un courrier du Parlement européen lui réclamant le remboursement de 298 000 euros qui lui auraient été « indûment » versés. Elle est soupçonnée d’avoir employé de manière fictive, sur des fonds européens, deux assistants parlementaires.
Tout est fait dans le monde du football pour que les clubs et les sponsors puissent prétendre ne rien savoir. Ils versent de l'argent en Europe, et disent ignorer les chemins qu'il emprunte ensuite. Trois années consécutives, Adidas a pourtant directement rémunéré le joueur marseillais Lucho González au Panama, un paradis fiscal.
Les jeunes joueurs constituent une mine d'or potentielle pour les agents, qui se jettent sur eux, dans le monde entier. Des règles existent: un intermédiaire n'est pas censé pouvoir gagner d'argent en travaillant pour un adolescent. Mais elles ne sont pas respectées. La FIFA navigue entre impuissance et ignorance.