Israël n'a pu se prémunir du printemps arabe

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Dans le pays qui était jusqu'à présent l'une des seules démocraties de la région, des mouvements sociaux ont marqué l'année. En cause: la sécurité privilégiée au détriment du pouvoir d'achat.
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Dans le pays qui était jusqu'à présent l'une des seules démocraties de la région, des mouvements sociaux ont marqué l'année. En cause: un Etat qui privilégie la sécurité au détriment du pouvoir d'achat, notamment.

Où en est-on aujourd'hui ?

 

Les dernières tentes du boulevard Rothschild à Tel Aviv ont été évacuées début octobre, au moment même où le gouvernement débattait vivement des mesures sociales à mettre en place, telles que préconisées par le rapport de l'économiste Manuel Trajtenberg. Une manifestation s'est tout de même tenue fin octobre afin de maintenir la pression. Avec un effet positif semble-t-il puisque le gouvernement a fini par accepter de prendre des mesures à destination des classes populaires et moyennes. Las, la montée des partis musulmans conservateurs chez les voisins d'Israël a abouti à un recul de Benjamin Netanyahu. Celui-ci a finalement annoncé le 20 décembre que les 800 millions de dollars de dépenses militaires qui devaient être redéployés sur des mesures sociales vont finalement rester dans le budget militaire (plus de 14 milliards de dollars au total).

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