Ce qu’on retiendra de l’entretien d’Emmanuel Macron, dimanche soir sur TF1, c’est qu’il a dialogué avec à des contradicteurs qui ne l’ont guère contredit. Pour le reste, le président a justifié son bilan et promis des résultats avant la fin 2019.
Alors que les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous et que la croissance est en forte baisse, le premier ministre découvre le « Modi bashing » et crie au complot, répétant autour de lui qu’il n’y a pas d’alternative à sa politique. Et le voilà en plus fortement critiqué par les instances judiciaires du pays.
En refusant de « certifier » l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, le président des États-Unis prend le risque de faire exploser un accord qui empêche l’Iran de se doter de l’arme atomique. Mais il laisse à son Congrès le soin de régler les détails, ce qui permet encore de sauver l’accord, comme le souhaitent les Européens.
Selon l'étude Cannalex, la légalisation du cannabis en Uruguay et dans deux États nord-américains n'a pas produit « de retournement de tendance en termes de consommation ». La consommation des adultes, qui était déjà en hausse, a continué à augmenter, sauf dans un État. Celle des mineurs est restée stable, sauf en Uruguay.
De l’Europe à l’Océanie, la social-démocratie vient de subir une nouvelle série de défaites. Parmi les tentatives de reconversion vers la gauche, celle que mène Corbyn à la tête du Labour est la plus avancée.
Le cas de José Socrates, ancien premier ministre socialiste responsable de la faillite du pays en 2011 et désormais accusé officiellement d'avoir encaissé 24 millions d'euros de pots-de-vin, passionne le Portugal. Il devrait intéresser tous ceux qui, en Europe, pensent que la corruption ronge les régimes démocratiques.
La révélation des agressions sexuelles du producteur américain pourrait avoir des conséquences politiques fâcheuses pour les milieux démocrates, tellement gâtés par Weinstein dans les circuits de levées de fonds.
La force conjointe regroupant Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie est attendue pour le mois d'octobre. Cinq ans après le déclenchement des opérations Serval, puis Barkhane, par la France, impuissance militaire et inertie politique se conjuguent.
Malgré l’opposition des États-Unis et d’Israël, l'Onu s’apprête à publier une liste des entreprises internationales qui contribuent, directement ou non, à la colonisation des territoires palestiniens. Cinq groupes français sont concernés.
Bagdad ainsi que les voisins turcs et iraniens tempêtent contre le référendum d'indépendance des Kurdes irakiens, mais sans mettre leurs menaces à exécution, laissant penser que les enjeux du pétrole et de la stabilité politique restent primordiaux.