Malgré les démentis, Madrid pourrait à son tour faire appel à l'Europe et au FMI pour se financer. La Commission européenne presse le gouvernement espagnol d'accélérer la rigueur.
Les députés italiens ont adopté définitivement, jeudi 29 juillet, et à une large majorité, le plan d'austérité de 25 milliards d'euros dévoilé en mai par Silvio Berlusconi. Avec un risque: aggraver un peu plus le fossé Nord/Sud de la Péninsule. La Ligue du Nord se frotte les mains.
EDF va devoir céder le quart de sa production nucléaire à ses rivaux, au nom de la concurrence, sans contrepartie. La rente nucléaire, qui devait bénéficier aux Français, est partiellement cédée au privé. Le gouvernement est en train de faire voter l'éclatement du marché électrique issu de 1946.
80 milliards d'euros en quatre ans! Berlin a annoncé lundi un plan d'économies démesuré. Les pauvres sont les premiers visés. Mais le tabou de la hausse des impôts n'a pas sauté.
En Israël aussi, on manifeste contre le blocus de Gaza et le raid meurtrier sur la flottille Free Gaza, qui met en lumière les insuffisances du gouvernement.
Aux origines de la crise de la zone euro, figure l'écart de compétitivité entre l'Allemagne et les pays dits du «Club Med». Sans dévaluation monétaire, ces pays peuvent-ils réduire de 20 à 30% le coût du travail? Oui, mais en passant par une «dévaluation fiscale», sans toucher aux salaires directs, comme le suggère l'ancien ministre argentin des finances Domingo Cavallo. Explications.
Washington déclare désormais vouloir assouplir le blocus de Gaza. Cette annonce souligne une politique défensive plutôt que pro-active, une politique qui accumule retards et déconvenues sur le dossier israélo-palestinien. Samedi, des forces israéliennes sont montées à bord du cargo d'aide Rachel-Corrie, affrété par une organisation irlandaise, en route pour Gaza. L'opération s'est déroulée sans violences, selon l'armée israélienne.
Après les révélations de Mediapart sur l'implication de Nicolas Sarkozy dans le volet financier de l'affaire de Karachi, le mot d'ordre est venu de l'Elysée : il faut déminer. Quitte à multiplier les contre-vérités.
Qu'est devenu le discours du Caire? La réaction extrêmement timorée des États-Unis au raid israélien sur la flottille Free Gaza laisse penser que Washington va une fois de plus s'aligner sur Israël. Au risque d'abdiquer toute ambition au Proche-Orient.