Les médias suivent à la loupe la course de petits chevaux. Le Monde est à vendre, qui va l'emporter? Mais le seul débat qui importe a été poussé sous le tapis: la vente de ce journal signifie un nouvel affaissement de notre profession et du débat public. Parti pris.
Il serait donc le «top du must du hip». Bref à la mode, le iPad. Et, au passage, le sauveur d'une presse en pleine déroute, le renfloueur d'éditeurs qui croient avoir trouvé la poule aux œufs d'or. Et si c'était tout le contraire? Parti pris contre la foucade de trop de Steve Jobs.
Un rapport public met en évidence que si la crise a accéléré la mise en place d'une politique d'austérité, ce sont d'abord les baisses d'impôts qui ont creusé l'endettement. Parti pris.
D'Orient en Occident, l'attaque israélienne nous entraîne vers un abîme aux conséquences imprévisibles. Pour l'éviter, il n'est d'autre solution que d'imposer aux dirigeants israéliens cette paix qu'ils n'ont cessé de repousser. Parti pris.
Une ombre gâche la fête : Gaza. Comment éviter ce sentiment d'irréalité qui nous a saisi lors de l'intronisation du 44e président des Etats-Unis? Comme si l'immense espérance du 20 janvier pouvait faire oublier l'angoissante inquiétude qui l'a précédée, cette course à l'abîme d'Israël qui entraîne le monde dans une guerre sans fin.
Lors de sa Convention nationale pour un nouveau modèle de développement, qui se tient samedi 29 mai à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le PS élabore «une boîte à outils» assez nettement ancrée à gauche mais «n'engageant pas le candidat». A quoi bon? Parti pris.
En prélude à la journée de grève et de manifestations organisée contre la réforme des retraites du gouvernement, Mediapart dresse l'état des lieux de l'économie européenne, et en particulier de la France, après plus de deux années de crise. Parti pris.
L'âge légal de départ en retraite va être relevé. La gauche est contre. Les syndicats manifestent jeudi 27 mai pour s'y opposer. Mais la polémique autour de ce symbole masque les vrais enjeux de la réforme.
Les députés socialistes prévoient de ne pas saisir le Conseil constitutionnel du projet de loi sur la burqa. Alors même qu'ils répètent, depuis des mois, qu'une interdiction générale du niqab heurterait les libertés fondamentales. Où est la cohérence?