Plus qu’un plan de sauvetage, c’est un programme de punition qu’ont imposé l’Europe et le FMI à la Grèce. Les vieilles recettes libérales sont de retour, touchant essentiellement les salariés, préservant capital et institutions financières. Au risque d’une déflagration économique et politique. Parti pris.
Mediapart montre que la campagne lancée contre le film Hors la loi de Rachid Bouchareb, présenté à Cannes, consacré notamment aux émeutes du 8 mai 1945 en Algérie, a reçu l'aval du gouvernement...
Les socialistes français ne cessent d'alerter l'opinion sur l'inertie de l'Union européenne et son manque de détermination pour trouver un plan de sauvetage cohérent de la Grèce. Mais ils ne soufflent mot du plan d'austérité mis au point par Bruxelles et le FMI, présidé par Dominique Strauss-Kahn.
BNPParibas, le Crédit agricole, la Société générale assurent que leur exposition à la dette grecque est «négligeable». Problème: les banques françaises sont les plus exposées en Europe, selon la Banque des règlements internationaux. Où sont les 75 milliards de dollars de créances, s'ils ne sont pas en partie dans les trois premières grandes banques françaises? Parti pris.
L'avenir de l'Europe et de ses 500 millions de citoyens retient beaucoup moins l'attention du gouvernement et du chef de l'Etat que la burqa et ses 2.000 cas recensés en France. Et chaque jour, la spéculation se renforce tandis que l'Europe se fissure. Parti pris.
La députée socialiste portugaise Inês de Medeiros, élue à Lisbonne mais résidant à Paris, fera l'aller-retour entre ces deux villes chaque semaine pendant quatre ans, aux frais du contribuable. Parti pris.
Sexe, drogue, pouvoir, argent, entourage, espionnage, présidence, maladie? Il serait temps que le président élimine une fois pour toutes ces interrogations plutôt que de les faire prospérer en affaires d'État. Sauf à ce que nous tombions tous au fond de la poubelle. Parti pris.
Cela fait désormais 100 jours que Stéphane et Hervé, deux journalistes de France 3, ont été kidnappés en Afghanistan avec leurs trois accompagnateurs locaux. Un rassemblement de soutien est prévu jeudi à Paris. Il est nécessaire, notamment pour expliquer à l'Élysée qu'informer n'équivaut pas à communiquer, et qu'un gouvernement s'honore à soutenir ses concitoyens. Parti pris.
Le gouvernement a précipité l'examen du projet de loi sur la libéralisation des jeux en ligne. Mardi 6 avril, les députés de la majorité n'ont pas eu le droit de déposer des amendements, tous ceux de l'opposition ont été repoussés. Objectif: obtenir la législation des sites en ligne avant la Coupe du monde de football le 11 juin. Contraintes, encadrements, contrôles ont été supprimés. Même les sites illégaux se voient légalisés sans la moindre sanction ! Parti pris.
Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre parler d'une remise en cause du bouclier fiscal. Une partie de sa majorité lui demande pourtant une suspension de ce dispositif outrageusement inégalitaire. Pour les socialistes, cette controverse est une aubaine. Mais la gauche se garde bien d'afficher ce que pourraient être ses priorités en matière de fiscalité du patrimoine et de fiscalité sur le capital. Parti pris.