Officiellement, les prix des tarifs régulés du gaz augmenteront de 9,7% au 1er avril. Mais comme l'électricité en août dernier, les hausses vont être différenciées selon les consommateurs: les plus petits payeront plus que les plus gros. Pièce à pièce, le service public est ainsi démantelé. Tout est désormais dans les mains de GDF Suez. Parti pris.
Même si elle a gagné les élections, la gauche est encore loin de faire rêver. Elle n'a pas même de programme. A-t-elle seulement tiré les enseignements des outrances libérales dans lesquelles elle s'est laissée aller jusqu'en 2002? Pour elle, il n'y aura pas de reconquête possible sans un regard lucide sur son passé récent. Parti pris.
En ces temps de campagne, c'est un livre qui va faire débat. Rédigé par plusieurs journalistes et un historien, l'ouvrage présente le programme élaboré en mars 1944 par le Conseil national de la Résistance sous le titre Les Jours heureux. Afin de montrer aussi à quel point la France s'est détournée de cette formidable ambition.
La politique économique et sociale de Nicolas Sarkozy donne des clefs pour comprendre la défaite de l'UMP. Car elle a fonctionné comme un piège. Même s'il multiplie les mesures en leur faveur, le chef de l'Etat mécontente en effet de plus en plus les milieux d'affaires, en s'écartant des canons du libéralisme. Mais il alimente aussi une grogne sociale dans le pays de plus en plus forte, en conduisant une politique de déréglementation du marché du travail.
Les Mémoires de guerre de Charles de Gaulle seront au programme des terminales littéraires en septembre. Un collectif de professeurs s'insurge: ce n'est pas de la littérature mais de l'histoire, gardons-nous de la politique, non à l'homme qui a dit non! Petite correction en forme de parti pris à l'usage des pédagogues regimbeurs...
La vente probable de la régie publicitaire de France Télévisions à l'homme d'affaires Stéphane Courbit – associé en affaires à Alain Minc et ami de Nicolas Sarkozy –, illustre tous les travers du vieux capitalisme deconnivence français, tolérant une cascade de conflits d'intérêts.
C'est suffisamment rare depuis le carton OSS pour y consacrer un article: mercredi sort sur les écrans une comédie, française et drôle. La Reine des pommes, premier film fauché de Valérie Donzelli, s'impose comme l'alternative de la semaine à la grande machine Scorsese.
L'ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin est intervenu lors d'un colloque de la Fondation Jean-Jaurès – le think tank du Parti socialiste français – pour exposer ses idées sur le conflit afghan. Elles ne plairont sûrement pas à la gauche mais elles ont le mérite de ne pas entériner l'inertie actuelle de l'Elysée tout en refusant les déclarations d'intention un peu creuses.
Ils sont ivres de rage. Dans la foulée de l'annonce du report du débat sur l'identité nationale, les tenants de la laïcité pure et dure et les islamophobes de toute obédience se déchaînent. Au-delà de ces quelques figures, la question se pose de savoir si ce n'est pas une certaine France qui bascule et menace d'entraîner tout le corps social dans un étripage général. Parti pris.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont adressé aux marchés financiers un message politique de soutien à la Grèce. Les modalités de ce secours resteront probablement confidentielles pour ne pas aider «la spéculation». Les marchés ont exprimé leur scepticisme. Parti pris.