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Ségolène Royal emprunte quelques conseillers à Nicolas Sarkozy

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C'est une étrange «université populaire partici- pative» que Ségolène Royal a organisée lundi 15 juin à la mairie du IVe arrondissement de Paris. Non pas à cause du thème du débat : «Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise?». Mais à cause de la personnalité des intervenants que l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle avait conviés pour apporter leur expertise, tels l'essayiste Jacques Attali ou encore l'économiste Jean-Paul Fitoussi, qui sont l'un et l'autre devenus des familiers de l'Elysée. Parti pris.

Conflit à Nice: les directeurs de la police sur des sièges éjectables

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Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, qui est aussi l'un des lieutenants de Nicolas Sarkozy sur les questions de sécurité, multiplie les attaques contre la hiérarchie locale de la police nationale. L'affaire mobilise les syndicats policiers, qui dénoncent cette ingérence politique de l'homme fort des Alpes-Maritimes. Le phénomène est inédit : dans l'année écoulée, deux directeurs départementaux de la sécurité publique ont déjà été limogés.

Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent

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Le résultat électoral du 7 juin 2009 n'est pas un accident, mais une confirmation: celle de l'incapacité collective des socialistes à se réinventer un avenir, un projet, une vision. Pour la gauche tout entière, cet état de fait n'est pas une bonne nouvelle, tant son avenir dépend du sort d'un parti qui, depuis près de quarante ans, y occupe la place centrale. Encore moins quand nos sociétés affrontent une crise historique. Voici une réflexion de parti pris en forme de lettre ouverte aux dirigeants socialistes.

Un gâchis qui laisse la voie libre à l'hyper-président

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Cette élection européenne ne laisse qu'un sentiment, celui d'un gâchis. Pour l'Europe d'abord, tant l'objet supposé du débat de cette élection a été systématiquement escamoté. Pour la gauche, ensuite, tant ses divisions et ses incapacités à formuler un projet crédible ont été sanctionnées. Il est certes une vraie victoire, celle d'Europe-Ecologie. Mais un homme peut se féliciter, Nicolas Sarkozy : il n'a toujours pas d'opposition. Analyse.

Taxe Tobin: le perpétuel concours des hypocrites

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Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a suggéré, jeudi 28 mai, en ouverture de la conférence internationale consacrée aux financements innovants pour l'aide au développement, qui se tient à Paris, l'instauration d'une taxe sur les mouvements de capitaux, comme si sa proposition avait de bonnes chances d'aboutir. Voilà plus de trente ans que cette idée d'une taxe Tobin refait régulièrement surface, surtout avant une élection présidentielle, avant d'être remisée aux oubliettes. La gauche, elle-même, a longtemps manifesté sur le sujet les mêmes hypocrisies du temps de Lionel Jospin et de Dominique Strauss-Kahn, avant de se convertir pour de bon, après 2002, à ce projet de réforme dont la crise financière a souligné l'urgente nécessité. Parti pris sur un concours d'hypocrisie.

Et si Nicolas Sarkozy doutait de sa politique sécuritaire?

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Il faut oublier le contexte électoral et le «grand discours sur la sécurité» prononcé à dix jours des européennes. Il faut remiser une impression de déjà-vu quand Nicolas Sarkozy reprend le thème qui lui a permis de construire son ascension vers l'Elysée. Libéré de ces arrière-pensées, on peut examiner de plus près les propos tenus par le chef de l'Etat jeudi 28 mai. Et si Nicolas Sarkozy doutait (parfois) de l'efficacité de sa politique sécuritaire? Parti pris.

Claude Allègre et le mythe français du MITI

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D'un jour à l'autre, l'arrivée au gouvernement de Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale de Lionel Jospin, est annoncée puis démentie. Le microcosme retient son souffle. L'intéressé lui-même se verrait, a-t-il dit, en grand prêtre de l'innovation, à la tête d'une réincarnation française du puissant MITI japonais. Malheureusement, la vision qu'a Claude Allègre de l'innovation au Japon est aussi bien informée que son opinion sur le réchauffement climatique. Parti pris pour l'attribution d'un bonnet d'âne.

Club Med : conciliabules secrets entre Alain Minc et Bernard Tapie

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L'histoire du Club Méditerranée commence à livrer quelques-uns de ses mystères. On pensait qu'elle se résumait à un possible projet d'acquisition par Bernard Tapie. Il s'avère que de nombreux acteurs pèsent dans les coulisses: Alain Minc, notamment, qui est depuis de longues années le conseil rémunéré du PDG de l'entreprise, Henri Giscard d'Estaing; ou encore Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée qui jouerait en faveur de Bernard Tapie. Du coup, l'annonce par la Caisse des dépôts de son retour prochain au capital du Club Med surprend: pourquoi de l'argent public est-il une nouvelle fois apporté dans une bataille privée, où sont mêlés des proches du chef de l'Etat? Parti pris.

Notre édito vidéo. Obama et Sarkozy, deux visions de la presse en démocratie

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Nicolas Sarkozy se rêve – ce n'est pas un secret – en Barack Obama français. Mais quand il s'agit du respect des contre-pouvoirs, les deux présidents ont des attitudes fondamentalement divergentes. La preuve par l'image dans notre édito vidéo.

Club Med: Bernard Tapie et le troublant silence de l'AMF

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Depuis fin avril, Bernard Tapie s'amuse avec le Club Med, multipliant les déclarations contradictoires sur ses intentions à l'égard du groupe de tourisme. Ces positions de girouette n'auraient aucune importance si elles n'avaient des conséquences troublantes sur le titre de la société en Bourse. A chaque déclaration, le cours flambe. Il a fallu attendre que le ClubMed demande une enquête sur son titre lundi soir pour que l'AMF se décide à sortir de sa réserve.