La grève du personnel des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ce mardi 30 janvier, est une première. Elle traduit une sous-budgétisation continuelle depuis 2010, alors même que les besoins grandissent. Un décalage que les coups de pouce de l'exécutif ne modifieront pas.
Versailles, Davos, la ruralité qui ne ment pas et l’éternité auvergnate… La semaine qui s’achève est emblématique de la présidence Macron. Le président de la République est seul, partout et tout le temps, pour délivrer de belles images et décliner une politique dite du « en même temps ». L’hypnose fonctionne et masque la violence de politiques inégalitaires. Pour combien de temps ?
Le gouvernement a décidé d’économiser près de 4 milliards d’euros en fractionnant les mesures en faveur des ménages et d’avantager les mesures en faveur du capital. D’où son empressement à insister sur son soutien au pouvoir d’achat.
Déjà condamnée par l’Autorité des marchés financiers à une amende de 35 millions d’euros, la société Natixis Asset Management vient de l’être par le conseil des prud’hommes : le directeur des risques, qui s’était dressé contre de graves irrégularités, obtient l’annulation de son licenciement et sa réintégration. C’est un camouflet pour François Pérol et une victoire pour la presse indépendante.
Deux mois après avoir établi sa liste noire des paradis fiscaux, l’Europe a déjà décidé de la revoir à la baisse. Le Panama, Dubaï et Macao sont retirés de ce classement et redeviennent très fréquentables.
Emmanuel Macron a décidé de promouvoir Sylvie Goulard au poste de sous-gouverneure de la Banque de France. Pourtant, une cascade d’objections, de nature judiciaire, politique ou éthique, aurait dû disqualifier l’éphémère ministre des armées pour ce poste à la tête d’une institution réputée indépendante.
Dans un souci d’« exemplarité », la ministre de la culture invite Mathieu Gallet, condamné pour favoritisme, à abandonner son poste de PDG de Radio France. Mais le pouvoir gagnerait en crédibilité s'il n'avait toléré, avec le CSA, que l'audiovisuel public se transforme en pétaudière, avec des PDG nommés dans des conditions opaques, garantissant une tutelle permanente et oppressante de l’Élysée.
Le texte de cent femmes dénonçant le mouvement #MeToo n’est que le nouvel avatar d’une vieille antienne : il existerait, dans ce domaine aussi, une exception française, à rebours d’une vague « puritaine » venue des États-Unis.
En recevant le Turc liberticide Recep Tayyip Erdoğan vendredi 5 janvier, Emmanuel Macron va au-delà d'une diplomatie fondée sur les réalités. Il joue avec notre crainte de la menace dictatoriale. Pour cultiver son ascendant et s'embellir en ce miroir...
Emmanuel Macron veut une réforme de l’audiovisuel public. Ce projet pourrait créer une holding rassemblant toutes les entreprises, ce qui renforcerait la mainmise du pouvoir. Le chef de l’État se méfie des journalistes et va jusqu’à s’afficher avec Cyril Hanouna, sanctionné pour homophobie et sexisme.