Portfolios

«Photographie, arme de classe»

10 photos

C’est un livre de photos et, grâce à son appareil critique, un beau livre d’histoire. Sous-titré La photographie sociale et documentaire en France. 1928-1936, ce livre reprend le titre d’un manifeste d’Henri Tracol, Photographie, arme de classe, publié en 1933 et fustigeant la croyance en la vérité objective de la photographie. Ce manifeste devait donner naissance à la section photographie de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), qui regroupa, aux côtés d’Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Germaine Krull ou Willy Ronis, des amateurs et des ouvriers. Ensemble, en s’inspirant des expériences soviétiques et allemandes, ils mirent en place un langage photographique à la fois militant, critique et esthétique. Une exposition se tient également dans la galerie de photographies du Centre Pompidou à Paris, jusqu’au 4 février 2019.

par Extrait du livre «Photographie arme de classe» edition Textuel/Centre Pompidou
«Photographie, arme de classe»

L’autre visage de Los Angeles

12 photos

Ses travaux sur Paris, Berlin, Moscou, Prague ou Lisbonne ont depuis longtemps installé Guillaume Zuili dans les galeries internationales. Depuis les années 2000, ce photographe qui travaille toujours à la chambre a déménagé dans le sud de Los Angeles. Il y a découvert l'autre face de cette mégapole : le port qui n’arrête jamais, les industries pétrolières… Un paysage figé dans le temps, à mille lieues de l’image de leader de la résistance écologique chère au gouverneur de Californie. Guillaume Zuili est exposé à Paris Photo 2018, le rendez-vous des collectionneurs et des galeristes, qui se tient du 8 au 11 novembre au Grand Palais. 

par Guillaume Zuili / VU
L’autre visage de Los Angeles

Les luttes LGBT+ retrouvent la mémoire

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De l’engagement, de la dérision, du courage, de l’audace : c’est ce souffle qui jaillit des plus de 300 tracts, affiches, photos, unes de revue, articles de journaux… rassemblés dans le livre Archives du mouvement LGBT+ – Une histoire de luttes de 1890 à nos jours, coordonné par le sociologue et historien Antoine Idier. « Rassembler les archives, c'est forcément poser la question de l'écriture de l'Histoire du point de vue des minorités », nous explique-t-il. Voici une sélection d'images de ce livre, dont les légendes sont aussi extraites.

par Extrait du livre d’Antoine Idier publié aux éditions Textuel
Les luttes LGBT+ retrouvent la mémoire

La «caravane» des migrants, une aubaine pour Trump

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Depuis le 19 octobre, plus de 7 000 migrants centraméricains, en majorité honduriens, fuyant la violence, la pauvreté et la répression dans leur pays, sont arrivés au Mexique dans l’espoir de rejoindre les États-Unis où ils comptent solliciter le statut de réfugié. À moins de trois semaines des élections de mi-mandat, le président américain voit dans cet exode « une attaque contre notre pays ». Il faut « construire rapidement un mur, à la frontière mexicaine », a-t-il lancé lundi soir, galvanisant la foule présente à son meeting.

par Marie-Pia Rieublanc & Isaac Guzmán
La «caravane» des migrants, une aubaine pour Trump

Gens de Pigalle

14 photos

À la fin des années 1970, la photographe américaine Jane Evelyn Atwood arpente les rues de Pigalle. Un jour, elle suit dans leur immeuble deux trans, qui se laissent photographier. Ce sera le début d’un long travail, qu’elle réalise avec empathie. Ses photos, jamais montrées jusqu’aux dernières rencontres d’Arles, sont aujourd’hui rassemblées dans un livre, Pigalle People. Alors que la Marche des personnes trans et intersexes a eu lieu à Paris ce 13 octobre, voici quelques images d’un monde disparu, toutes ces personnes étant aujourd’hui décédées, victimes de la drogue, du sida, de l’alcool, de meurtre ou s’étant suicidées. Les légendes sont extraites du récit écrit par Jane Evelyn Atwood dans Pigalle People.

par Jane Evelyn Atwood / VU
Gens de Pigalle

La vie dans Phnom Penh sous les eaux

14 photos

Ly Min, né en 1977, est un photographe amateur. Amateur, parce qu’i
l ne peut consacrer tout son temps à la photographie et doit gagner sa vie pour subvenir aux besoins de sa famille. Son point de vue sur les inondations est tout à fait original. Depuis son balcon, utilisant l’eau comme un fond noir – mais empli de détails –, il saisit de petites scènes de cette vie ralentie par la montée des eaux. Comme une forme de théâtre de la vie quotidienne. Pourtant, nous dit-il, « l'urbanisation de Phnom Penh fait que le Mékong sort de plus en plus souvent de son lit, et pas seulement pendant la saison des pluies. Depuis 2011, les effets du changement climatique rendent les crues de plus en plus fortes ». Les photographies de Ly Ming sont exposées jusqu’au 18 novembre au festival Photo Phnom Penh, rendez-vous important de la photographie en Asie du Sud-Est.

par Ly Min
La vie dans Phnom Penh sous les eaux

«Je ne ferai pas mes adieux», chantait-il

18 photos

Décédé lundi dernier à l’âge de 94 ans, Charles Aznavour a eu droit à un hommage national ce vendredi 5 octobre à Paris. Dans la cour des Invalides se pressaient quelque deux cents personnalités, tandis qu’à l’écart, une foule silencieuse regardait l’hommage sur écran géant. Le président français Emmanuel Macron et premier ministre arménien Nikol Pachinian ont salué l’homme, auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain franco-arménien.

par Patrick Artinian
«Je ne ferai pas mes adieux», chantait-il

Malgré tout, cheffes de famille

15 photos

Placement des enfants et pauvreté sont intimement liés : pourtant, dans l’accompagnement même des enfants, les conditions de vie et la parole des familles ne sont pas forcément prises en compte. La photographe Lucile Barbery a suivi pendant des mois deux mères, cheffes de famille, dont les enfants ont été pris en charge par les services sociaux. Où l’on comprend combien le plan pauvreté, présenté mi-septembre par le gouvernement, ne changera pas vraiment leur quotidien.
(Lire aussi notre article : Plan pauvreté: pour être aidé, il faudra travailler.)

par lucile Barbery
Malgré tout, cheffes de famille

Vivre au pays, travailler au-delà

25 photos

Depuis presque deux ans, Vincent Jarousseau suit plusieurs familles à Denain, dans le Nord, pour le Forum Vies Mobiles. Son travail est restitué sous forme de quatre portfolios, publiés sur Mediapart. Des scènes de la vie intime, pour comprendre la dualité entre mobilités et ancrage territorial chez les classes populaires. Le premier épisode, diffusé en juin, était consacré à Guillaume, Aline et leurs enfants, une famille vivant du RSA depuis des années. Dans ce deuxième volet, l’auteur s’intéresse à d’autres membres de cette famille. Livreur, routier, ouvrier intérimaire dans le BTP ou aide à domicile, ils travaillent tous et souvent loin de chez eux.

par Vincent Jarousseau
Vivre au pays, travailler au-delà