Depuis qu’elle est rattrapée par les affaires, Marine Le Pen ne cible plus les malversations des autres partis mais les magistrats, qu’elle accuse d’instrumentaliser la justice à des fins politiques. Jusqu’à défendre Nicolas Sarkozy, dont elle a pourtant longtemps dénoncé les « scandales d’État ».
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont lancé leur « campagne permanente », ressortant les slogans des élections européennes tout en ressassant leur amertume face au front républicain qui a empêché leur accession à Matignon.
Avant l’ouverture du procès des assistants parlementaires européens du FN, où il ne comparaîtra pas pour raisons de santé, le fondateur du parti a été filmé samedi à son domicile en compagnie de musiciens affiliés au groupuscule Blood & Honour. Sa fille Marine annonce à Mediapart une plainte pour abus de faiblesse.
Une demi-douzaine d’anciens eurodéputés et assistants, dont un ancien conseiller de Marine Le Pen, ont témoigné pendant l’instruction contre leur parti, dénonçant un système de détournement des fonds européens ou de faux contrats. Des règlements de comptes, estime l’ancienne patronne du FN.
Véritable institution culturelle de la ville, l’Escapade voit son équipe se déchirer autour du sort de son directeur, que la mairie RN accuse de harcèlement moral. En toile de fond, la crainte d’une reprise en main de ce lieu de résistance à l’extrême droite.
Menacé par le procès des soupçons d’emplois fictifs européens et fragilisé par la révélation de faux documents confectionnés pour Jordan Bardella en 2018, le RN a missionné l’avocat et eurodéputé Alexandre Varaut pour distiller ses arguments de défense.
Lundi s’ouvre le procès de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national au Parlement européen. Marine Le Pen fait partie des prévenus. Dans « À l’air libre », Marine Turchi et Youmni Kezzouf détaillent ce que la justice reproche au parti d’extrême droite.
Le parti d’extrême droite profite de sa position centrale pour applaudir les propositions sécuritaires et anti-immigration du ministre de l’intérieur, tout en menaçant de censure le gouvernement à la moindre contrariété. Michel Barnier, lui, semble s’en accommoder.
À dix jours du procès de l’affaire des emplois fictifs du RN, la publication de faux documents, qui semblaient destinés à justifier de l’activité d’assistant de Jordan Bardella, met en difficulté le parti et son président. Durant la procédure déjà, des contrats avaient été soupçonnés d’être « antidatés » ou « falsifiés ».
Accusée d’avoir tenu des propos racistes en juillet contre trois clients d’origine marocaine dans un bar près de l’Assemblée nationale, l’ancienne collaboratrice de Julien Odoul vient d’être recrutée par le député RN de l’Aude, Julien Rancoule.
Alors que le procès de l’affaire des soupçons d’emplois fictifs du Rassemblement national au Parlement européen s’ouvre le 30 septembre, un ancien assistant raconte à Mediapart les coulisses du « système » que le parti est accusé d’avoir mis en place entre 2004 et 2016.
Après avoir largement contribué au rapprochement entre le chef de l’État et la droite LR sous le précédent quinquennat, l’ancien député a noué des liens privilégiés avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, au point de devenir l’« agent traitant » du RN auprès du camp présidentiel. Un rôle aussi utile que gênant pour l’Élysée.
Fort de 126 députés, le groupe d’extrême droite a organisé son séminaire de rentrée dans une ambiance de restructuration du parti, tout en savourant sa position centrale dans l’hémicycle.
Alors que le procès de l’affaire des assistants parlementaires européens du RN s’ouvre le 30 septembre, un journaliste de « Libération » affirme que de fausses preuves de travail ont été fabriquées a posteriori pour justifier de l’activité d’assistant de l’actuel président du parti. Celui-ci dénonce de « fausses » accusations.
Héritier direct du local l’Yggdrasil de Génération identitaire, le bar rouennais Le Mora a du mal à cacher sa filiation avec le groupe d’extrême droite dissous en 2021. S’y retrouvent nouveaux militants et nostalgiques de l’ancienne organisation.
Au bord de l’explosion en juin, le parti Reconquête a organisé son université d’été samedi, dans l’espoir de montrer qu’il avait encore quelques ressources. Mais la journée a surtout pris des airs de festival des influenceurs d’extrême droite, réduits à discuter de leurs obsessions entre eux.