Mediapart a obtenu les archives personnelles de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, qui révèlent la stratégie d’entrisme des courants les plus traditionalistes de l’Église au sein de la présidence de la République. Et leur rayonnement jusqu’à aujourd’hui au cœur de la puissance publique.
Depuis les révélations de Mediapart sur les écrits racistes, antisémites et homophobes de la députée RN Caroline Parmentier, Marine Le Pen et le parti d’extrême droite font bloc derrière l’élue. Au risque de nombreux mensonges.
Sous la pression du ministère de la justice, l’entreprise Smartbox a retiré de la vente ses coffrets « expérience transformante », qui monnayaient des immersions aux côtés de publics souvent vulnérables, en partenariat avec les associations lauréates de La Nuit du bien commun, le gala de charité de Pierre-Édouard Stérin.
Un rapport de la direction financière du Parlement européen accuse le groupe parlementaire du RN et ses élus d’avoir dépensé de façon « irrégulière » 4,3 millions d’euros de fonds publics européens. Une affaire qui vient s’ajouter à d’autres soupçons de détournements de fonds publics du parti à Strasbourg.
Des contenus ont été diffusés sur le réseau social X en ciblant les internautes sur la base de critères politiques, ce qui est interdit par les réglementations françaises et européennes.
En août 2023, selon un testament que révèle Mediapart, Jean-Marie Le Pen a légué à sa femme Jany la jouissance du manoir familial de Montretout dans les Hauts-de-Seine. Marine Le Pen l’a découvert à la mort de son père, alors qu’elle voudrait vendre le bien.
L’extrême droite libertarienne française s’appuie actuellement sur la formule « c’est Nicolas qui paie » pour pourfendre le consentement à l’impôt et le modèle social français, tout en avançant des idées xénophobes. Un cocktail nauséabond.
Un livre de 1996 et des archives de 2022 prouvent la fausseté des éléments de langage avancés dans les médias par l’état-major du parti d’extrême droite pour défendre Caroline Parmentier. Cette députée proche de Marine Le Pen a publié pendant trente ans des écrits racistes, antisémites et homophobes.
Alors que les dirigeants du Rassemblement national ont officiellement pris leurs distances avec la galaxie de sociétés d’anciens militants du Groupe union défense, plusieurs entreprises de ce réseau travaillent encore, selon nos informations, comme prestataires du groupe du RN au Parlement européen.
Lors de sa journée d’initiative parlementaire, le groupe d’extrême droite allié au RN n’a réussi à faire adopter aucune proposition. Les discussions sur la suppression de l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité ou les mariages mixtes ont tourné à la farce.
Mercredi 25 juin, une centaine de personnes ont défilé dans la ville du Pas-de-Calais pour dénoncer les propos de la députée du RN révélés par Mediapart. Une mobilisation à l’appel du Collectif antifasciste du bassin minier, rejoint par une vingtaine d’associations.
Autrice pendant trente ans d’écrits haineux qu’elle n’a jamais reniés publiquement, la députée du Pas-de-Calais a aussi rendu hommage dans un ouvrage à une figure du nazisme en Belgique, a découvert Mediapart. Amie intime de Marine Le Pen, Caroline Parmentier faisait encore la promotion de ce livre dans les années 2010.
Un collectif homonationaliste essaie de monter un coup médiatique pour participer à la marche des fiertés de Paris. L’entourage de Bruno Retailleau et la préfecture de Paris ont demandé aux organisateurs d’assurer sa sécurité dans la manifestation.
Un grand raout libéral-conservateur coorganisé par les galaxies des deux milliardaires a rassemblé, mardi soir, toutes les chapelles de la droite et de l’extrême droite. Lesquelles insistent sur leurs nombreux points communs, y compris sur la question économique. Et prônent le rassemblement pour 2027.
Alors que la députée Parmentier n’a jamais renié ses écrits haineux publiés dans « Présent », la leadeuse du RN a parlé, jeudi, d’un journal qui lui a « mené une guerre politique ». En 2013, elle saluait pourtant « la liberté » du quotidien dans un entretien mené par... Caroline Parmentier, qu’elle a ensuite embauchée au parti.
Les écrits racistes, antisémites et homophobes de la députée Caroline Parmentier suscitent le plus grand embarras au sein du parti d’extrême droite. Entre silences gênés et soutiens gênants, c’est toute sa stratégie de « dédiabolisation », construite depuis plus de vingt ans, qui s’effondre en quelques jours.