Mediapart publie de nouvelles images de saluts néonazis effectués par des militants de l’UNI à Toulouse, Bordeaux et Reims. Interrogé, le ministre de l’intérieur n’y trouve rien à redire, lui qui exhortait cet été ce syndicat étudiant à « tenir bon » au nom de la « pensée libre ».
Le deuxième plus gros festival de metal de France suscite de vives réactions à la suite de la programmation de Slaughter to Prevail, formation russe connue pour ses prises de positions nationalistes, néonazies et homophobes.
Après un discours dénonçant les idées d’extrême droite, le comité du Souvenir français de Wœrth a été « mis en veille » par la direction régionale. Benoît Sigrist, qui a prononcé le discours, est visé par une plainte du député RN Théo Bernhardt auquel l’association est allée jusqu’à présenter des excuses.
Réputée familiale et festive, la braderie de Schiltigheim de lundi 4 août a proposé à la vente sur l’un des stands des articles liés au régime nazi. L’association organisant l’événement assure ne pas avoir été alertée.
Le maire de Mantes-la-Jolie Raphaël Cognet dirige Politicae, une école censée former les futurs élus locaux et financée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Malgré plusieurs alertes, le parti d’Édouard Philippe réitère son soutien.
Commentaires racistes, appels au meurtre : sur la page Facebook du député européen d’extrême droite Matthieu Valet, septième sur la liste de Jordan Bardella en 2024, la haine de ses 187 000 abonnés se déverse en continu. Tandis que lui y multiplie les publications à l’égard de ce qu’il appelle « la racaille ».
La police anticorruption a terminé ses investigations sur les prêts accordés par l’homme d’affaires à des candidats d’extrême droite, selon des informations de Mediapart. Pierre-Édouard Stérin est suspecté d’avoir utilisé une vingtaine d’intermédiaires pour les financer sans jamais apparaître.
Au cours d’une conférence organisée par des catholiques intégristes, le milliardaire a dit que « son action prioritaire en France » était de stimuler une politique nataliste chrétienne et « de souche européenne ».
L’ancien bras droit du maire de Perpignan est cité dans une plainte pour escroquerie en bande organisée, déposée par un entrepreneur de la ville qui estime avoir été victime de « racket » et de « manipulation ». Le tout sur fond de services rendus, de jeux d’influence et de prétendus talents de médium.
En Seine-Saint-Denis, département le plus cosmopolite de France, l’extrême droite fait encore figure de danger lointain. Même si certains habitants subissent déjà les politiques xénophobes et les tiraillements identitaires. Et qu’une minorité a cédé aux sirènes du Rassemblement national.
Face aux miroirs déformants des médias Bolloré donnant à voir une institution dominée par les courants les plus conservateurs, Mediapart donne la parole aux chercheurs et aux militants d’une vision progressiste du catholicisme.
Richard Seymour a récemment publié « Disaster Nationalism », un essai dans lequel il explique la multiplication des violences d’extrême droite, et comment ses figures les instrumentalisent à leur profit. Le Britannique revient sur les émeutes qui ont lieu en Espagne, et qui en rappellent d’autres.
La police enquête sur des dépenses litigieuses opérées en 2023 par le Biarritz olympique. Le club basque, alors propriété de la famille Gave, vient d’être racheté par un autre financier d’extrême droite, Pierre-Édouard Stérin.
Le 11 novembre 2023, une quarantaine de militants d’extrême droite s’en prenaient à un local qui accueillait une conférence sur la Palestine, dans le Vieux-Lyon, faisant plusieurs blessés graves. Malgré douze mises en examen et une enquête d’envergure, toujours en cours, le dossier patine.
La justice enquête depuis juillet 2024 sur les prêts accordés par des militants au parti d’extrême droite pour financer des campagnes électorales. Ces prêts pourraient ne pas respecter le cadre très strict qui régit ce mode de financement.
À revers de ses discours sur la protection des enfants, le parti d’extrême droite n’a jamais souhaité s’emparer du sujet, pour ménager François Bayrou et l’enseignement catholique, et ne pas s’afficher aux côtés de La France insoumise.