Les écrits racistes, antisémites et homophobes de la députée Caroline Parmentier suscitent le plus grand embarras au sein du parti d’extrême droite. Entre silences gênés et soutiens gênants, c’est toute sa stratégie de « dédiabolisation », construite depuis plus de vingt ans, qui s’effondre en quelques jours.
Interrogés sur les propos racistes, homophobes, antisémites et anti-avortement de la députée du Rassemblement national, ses collègues du Palais-Bourbon se sont montrés gênés. La plupart ont évité nos questions, d’autres ont préféré en rire. Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont pas encore réagi.
Artisane de la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen, Caroline Parmentier a publié pendant trente ans des écrits racistes, antisémites et homophobes. Sur Facebook, elle affichait aussi ouvertement son soutien au maréchal Pétain en 2018, a découvert Mediapart. L’embarras gagne le Rassemblement national.
Stratège de Marine Le Pen, la députée Caroline Parmentier a écrit pendant trente ans dans le quotidien « Présent ». Elle y parle du « lobby juif », rend l’homosexualité responsable du sida, célèbre Pétain, attaque la « grosse » Simone Veil et fustige les « supporters babouins » dans les stades. Interrogée par Mediapart, elle ne retire rien de ce qu’elle a pu écrire.
Selon les informations de Mediacités, l’ancienne tête de liste Reconquête a opportunément bénéficié d’un poste de « directrice développement », très bien rémunéré, de la part d’une société qu’elle a ensuite sollicitée pour sa campagne. Au cœur de ce montage, le député RN de la Drôme Thibaut Monnier.
Le parti de Marine Le Pen a invité ses amis européens, dont le premier ministre hongrois Viktor Orbán, pour célébrer l’anniversaire des élections européennes. L’occasion de mener un meeting aussi champêtre que radical, où la théorie complotiste du « grand remplacement » a été omniprésente.
À Saint-Martin-de-Boscherville, près de Rouen, la paroisse catholique de l’abbé Delavenne illustre le retour en force des lignes traditionalistes au sein du diocèse. La tolérance de l’archevêque de Rouen envers les franges traditionalistes et proches de l’extrême droite interroge.
Treize membres du groupuscule identitaire ont été jugés mercredi pour une banderole raciste visant la chanteuse. Et jeudi, deux d’entre eux ont aussi comparu à Bobigny pour une action contre une exposition à la basilique de Saint-Denis. Deux procès qui éclairent sur leurs méthodes et leur stratégie de défense.
Christophe Belgembe a été mis en examen jeudi pour l’« assassinat terroriste en raison de l’origine » d’Hichem Miraoui, un quadragénaire tunisien abattu samedi à Puget-sur-Argens (Var). Un crime que reconnaît le suspect mais dont il conteste le caractère raciste.
Le meurtre de Hichem Miraoui, dans le Var, remet sur le devant de la scène le danger que représente l’extrême droite violente, voire terroriste. Les services de renseignement s’inquiètent de la montée en puissance de cette menace. Depuis 2017, près de vingt projets d’attentats ont été déjoués en France.
Gêné par la proximité idéologique du tueur de Hichem Miraoui, le parti d’extrême droite tente de prendre ses distances. Malgré ses dénégations, son projet xénophobe continue d’attiser les haines. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’un de ses sympathisants est impliqué dans une attaque.
Le coiffeur tunisien assassiné samedi faisait l’unanimité à Puget-sur-Argens, ville proche de Fréjus. Les habitants ne cachent pas leur colère contre des personnalités politiques qu’ils accusent d’alimenter un climat délétère, qui met directement en danger les musulmans.
Après l’assassinat de Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens, le parquet antiterroriste a été saisi. Christophe Belgembe, 53 ans, tenait depuis des années des propos racistes sur Facebook. « Si Marine ou Jordan passent pas, les mecs... Réveillez-vous », a-t-il déclaré dans une vidéo postée juste après son passage à l’acte.
Des militants d’extrême droite ont fait irruption dans la nuit du 30 mai dans un bar communiste d’Alès, où ils ont agressé plusieurs personnes. Selon plusieurs témoins, des membres du groupuscule du Bloc montpelliérain seraient impliqués dans l’attaque. Le patron du PCF, Fabien Roussel, appelle le ministre de l’intérieur à dissoudre le collectif.
Treize membres du groupuscule Les Natifs seront jugés le 4 juin pour la banderole s’opposant à la participation de la chanteuse à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Parmi eux, une assistante parlementaire du RN, en fonction au moment des faits.
Jordan Bardella projette de se rendre prochainement aux Émirats arabes unis, et un déplacement en République démocratique du Congo est envisagé. Ces voyages sont organisés par l’eurodéputé RN Thierry Mariani, officiellement pour offrir une stature internationale au président du parti.