La tribune signée par des députés communistes, socialistes et écologistes avec une partie de la majorité pour la régularisation des travailleurs sans papiers ne fait pas l’unanimité à gauche. Certains raillent « un premier pas vers une impasse » et un « piège » tendu par les macronistes.
Dans le mouvement insoumis, des « unionistes » plaident pour détendre les relations avec les autres partis de gauche malgré leur volonté de partir seuls aux élections européennes. Jean-Luc Mélenchon, lui, remet en avant l’Union populaire, ce qui éveille des craintes pour l’avenir de la Nupes.
Lors de leurs universités d’été, écologistes, socialistes et communistes ont pris acte de l’impossibilité, à ce stade, d’une liste commune aux élections européennes. Les Insoumis y poussent encore. Tous espèrent que la division en 2024 n’obérera pas l’union pour 2027.
Les universités d’été du PCF sont l’occasion pour les militants de se former à travers les conférences et autres cours magistraux dispensés par des chefs de section thématique, cadres du parti et universitaires. Les débats sur la stratégie et les propositions attendront.
Lors de leurs Journées d’été, les députés et sénateurs écologistes ont dressé un bilan assez positif de leur action, l’an dernier, dans les deux hémicycles. Et ont promis de se faire entendre davantage dans les mois qui viennent.
Le parti tient ce week-end son Campus d’été, avec pour fil rouge une volonté affichée de retrouver les classes populaires. Une convention sur le sujet est en cours. Un point d’étape tenu vendredi a montré qu’il était loin d’avoir trouvé la solution.
Le mouvement insoumis s’interroge sur la meilleure tactique à adopter pour élargir le bloc de gauche. Celle du clivage permanent, illustrée dans la bataille des retraites, est utilisée par ses adversaires pour le diaboliser. Mais les critiques à son sujet peinent à s’imposer en interne.
Lors d’un dialogue avec Jean-Luc Mélenchon aux universités d’été de La France insoumise, Yolanda Díaz, ministre du travail et cheffe de file du mouvement Sumar, a tiré les enseignements de la résistance de la gauche espagnole à la victoire annoncée de la droite.
Après trois semaines de polémique suscitée par l’invitation du rappeur, accusé d’antisémitisme, aux journées d’été des écologistes, l’artiste s’est livré à un exercice de contrition savamment orchestré avec la cheffe du parti, Marine Tondelier.
À la veille de l’ouverture des Journées d’été des écologistes, l’eurodéputée Marie Toussaint, tête de liste des Verts pour les européennes de 2024, dévoile les grandes lignes de son projet, et dit ses différences avec La France insoumise.
Depuis son tweet en réponse à Rachel Khan, le rappeur est accusé d’antisémitisme. Certains dénoncent la « complaisance » d’Europe Écologie-Les Verts et de La France insoumise, qui l’ont invité à leurs universités d’été. À Mediapart, Médine dit « porter le poids des erreurs » qu’il a pu faire et combattre « toute forme d’antisémitisme ».
Les caravanes populaires de La France insoumise, habituées à sillonner les quartiers populaires pendant l’été, ont opté cette année pour un nouvel itinéraire à travers les petites villes où le parti de Mélenchon est à la peine. Étape à Roanne, dans la Loire.
Communiste antistalinien, figure intellectuelle de Mai 68, Henri Lefebvre est relu aujourd’hui comme un penseur écosocialiste. Sa quête politique d’un équilibre entre radicalité et ligne de masse est aussi actuelle que sa pensée, réfractaire au dogmatisme.
De l’affaire Quatennens à la banalisation de l’extrême droite, les nouveaux députés de La France insoumise, élus en juin 2022, ont courbé l’échine et fait front dans l’ombre des figures du mouvement pendant un an. Face à la diabolisation de Jean-Luc Mélenchon, ils disent leur inquiétude et leurs aspirations.
En déjouant le scénario d’une victoire de la droite alliée avec l’extrême droite, la gauche espagnole envoie un message d’espoir à ses homologues européennes. En France, les dirigeants de la gauche écologiste, qui peinent à faire vivre la Nupes, s’en saisissent pour plancher sur leurs propres combats.
Les nouveaux maires écologistes ont résisté aux tentatives de déstabilisation. À mi-mandat, le dérèglement climatique s’accentuant, leurs politiques de transition sont davantage comprises, même si la vague verte doit encore convertir au-delà des centres urbains.