Un ancien salarié de Lafarge en Syrie est venu témoigner, vendredi 28 novembre, de l’incroyable irresponsabilité de la multinationale qui a pactisé entre 2012 et 2014 avec des groupes terroristes islamistes. Les anciens dirigeants du groupe français continuent, eux, de s’enfoncer à la barre.
L’audience de mercredi a montré combien la force du déni semble à l’œuvre chez certains prévenus. Confrontés à leurs propres écrits passés, ces anciens dirigeants de la multinationale donnent avec leurs réponses une couleur presque orwellienne aux débats.
Trois membres de l’association SOS Donbass ont été arrêtés et placés en détention provisoire. Deux d’entre eux sont soupçonnés d’intelligence avec une puissance étrangère, le troisième de dégradations sur l’Arc de triomphe.
Le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion a été rejeté par la Cour de cassation. L’ancien président est définitivement condamné à un an de prison dont six mois ferme pour financement illégal de campagne électorale. La peine ferme est aménageable.
Au-delà de la situation pénale personnelle de Nicolas Sarkozy, condamné dans les affaires libyenne, Bygmalion et Bismuth, c’est tout son entourage, depuis ses mentors jusqu’à ses plus proches collaborateurs, qui sont dans le viseur de la justice. Dernière mise à jour en novembre 2025.
Le tribunal de Paris est entré, mardi 25 novembre, dans le vif du scandale Lafarge : comment une entreprise en est venue à financer le terrorisme islamiste en Syrie, et qui savait quoi parmi les dirigeants du groupe ? Autopsie d’un crime de bureau.
Gestionnaire des risques du cimentier en Syrie, Jacob Waerness avait alerté à plusieurs reprises ses supérieurs de la présence de groupes djihadistes. À l’audience, celui qui est, lui aussi, poursuivi pour financement du terrorisme, se révèle beaucoup plus évasif.
Bruno Lafont, l’ancien PDG du cimentier accusé d’avoir financé le terrorisme islamiste en Syrie entre 2012 et 2014, a assuré à la barre qu’il ne savait rien. L’un de ses adjoints l’a contredit. Dans ce début de procès, chacun s’innocente individuellement, mais tout le monde s’accuse collectivement.
L’audience qui se tiendra le 25 novembre à la Cour de cassation à propos de Vivendi s’annonce cruciale. Selon le ministère public, Vincent Bolloré, premier actionnaire du groupe, ne le contrôle en fait pas. S’il gagne, l’homme d’affaires n’aurait pas à verser 6 à 9 milliards d’euros aux actionnaires minoritaires.
Un appartement de 291 mètres carrés au financement inconnu, 50 000 euros en liasses, des ventes d’objets d’art intraçables et un antiquaire proche de Sarkozy qui file à Hong Kong. La perquisition chez Valérie Hortefeux en 2017 dans le cadre de l’affaire libyenne a ouvert des perspectives vertigineuses. L’enquête est toujours en cours.
Le verdict de la cour criminelle de Paris, qui a acquitté le 15 novembre le pénaliste parisien de l’accusation de viol aggravé sur une stagiaire, a soulevé de nombreuses interrogations. Voici des éléments d’explication.
Pendant plus de deux heures, Antton Rouget a répondu à toutes vos questions sur six ans de chantage, d’homophobie et de pouvoir – et sur le livre à paraître, « Les Comploteurs », qui raconte les coulisses du scandale politique de Saint-Étienne.
Le procès des deux militants d’extrême droite accusés d’avoir assassiné le sportif argentin aura lieu en septembre 2026. Dans un entretien à Mediapart, Cecilia Aramburú pointe la responsabilité des autorités françaises, alors que les deux suspects étaient sous contrôle judiciaire pour des faits de violences aggravées.
Le parquet général avait requis samedi matin treize ans de prison contre le célèbre pénaliste, accusé d’avoir violé une de ses stagiaires en 2018. Ses avocats ont dénoncé « une chasse à l’homme ». Samedi soir, la cour criminelle l’a acquitté au bénéfice du doute.
Interrogé vendredi par la cour criminelle de Paris, le pénaliste a laissé les juges perplexes quant à l’existence d’un complot qui aurait été ourdi contre sa personne.
Margaux, la jeune femme qui accuse le ténor du barreau de l’avoir violée alors qu’elle était stagiaire au sein de son cabinet, en 2018, a livré un témoignage très fort, jeudi 13 novembre, à la cour criminelle de Paris.