Le Parquet national financier a demandé, mardi 16 décembre, le renvoi devant le tribunal correctionnel de onze personnes, dont l’ancien président de la République, son épouse et la célèbre communicante Mimi Marchand, dans l’affaire sur la fausse rétractation de Ziad Takieddine dans le scandale des financements libyens.
Six ans d’emprisonnement ont été requis contre l’ancien PDG du cimentier français et cinq contre son bras droit, poursuivis pour financement du terrorisme en Syrie. Le maximum de l’amende prévue par la loi a été réclamé contre l’entreprise elle-même : 1,125 million d’euros.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi 16 décembre six internautes à des peines allant de deux à quatre mois de prison avec sursis pour le cyberharcèlement en 2023 de la coautrice de la pièce « Carte noire nommée désir ».
Un universitaire, un grand reporter, un écrivain, un général, un journaliste d’investigation… Cités à comparaître à la demande des prévenus, des experts éclectiques ont expliqué pendant un mois à la barre du tribunal que ce dossier de financement du terrorisme était pétri de zones d’ombre. En vain.
Les avocats d’anciens salariés syriens de la multinationale, d’ONG de défense des droits humains et de victimes du terrorisme ont dénoncé, vendredi 12 décembre, le cynisme des prévenus, plongés dans « un déni immense » du financement du terrorisme dont ils sont accusés.
Une survivante des attentats du 13-Novembre a livré, mercredi 10 décembre, un témoignage bouleversant au procès de la multinationale et de ses anciens dirigeants, poursuivis pour avoir financé des organisations terroristes en Syrie, notamment l’État islamique.
Selon les informations obtenues par Mediapart, Carla Bruni-Sarkozy est intervenue auprès du ministre de la justice pour demander à pouvoir rendre visite plus souvent à son époux à la prison de la Santé. Un énième passe-droit qui est aussi la marque d’une justice de classe.
Le témoignage de Jean-Claude Veillard a mis à mal la version des prévenus. Cet ancien militaire a regretté que personne chez Lafarge n’ait tenu compte de ses alertes sur la situation syrienne. Selon lui, les services de renseignement français ignoraient tout des paiements à des organisations terroristes.
Un ancien dirigeant du cimentier a avoué jeudi avoir caché la vérité à un diplomate concernant les versements à des organisations terroristes. Principale ligne de défense des prévenus, l’idée selon laquelle les autorités françaises savaient pour les activités de la multinationale semble mise à mal.
Nicolas Sarkozy publie le 10 décembre un livre sur ses vingts jours en prison dans lequel il sera surtout question de lui. « À l’air libre » donne la parole à d’anciens détenus dont les récits de prison racontent bien mieux les errements du système carcéral.
Aucun gendarme n’est poursuivi pour avoir tiré sur Serge, Alix, Olivier et Mickaël le 25 mars 2023. Le parquet de Rennes a décidé d’ouvrir une information judiciaire limitée aux tirs tendus de grenades révélés par les caméras-piétons.
Après leur condamnation en première instance, quatre prévenus ont comparu devant la cour d’appel de Poitiers, accusés d’avoir organisé une manifestation interdite à Sainte-Soline en octobre 2022.
Le tribunal de Paris est revenu, mercredi 3 décembre, sur le lien indirect qui peut être fait entre les sommes considérables versées en Syrie, entre 2012 et 2014, par le groupe Lafarge à l’État islamique, et les attentats de novembre 2015 commis en France par le même État islamique.
Le ministère public a requis la condamnation des parachutistes déguisés en membres du Ku Klux Klan lors d’une soirée privée dans l’Aube, qui s’étaient mis en scène en train d’étrangler des pompiers hors service aux visages peints en noir. La défense a plaidé la relaxe.
Le maire de Saint-Étienne a été condamné lundi à cinq ans de prison, dont quatre ferme, et à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec application immédiate dans l’affaire dite du chantage à la sextape. Il sera prochainement emprisonné. Tout comme les trois autres acteurs du complot.
Mediapart et « Libération » ont eu accès aux auditions des responsables de la gendarmerie entendus par l’IGGN en 2023 et 2024, dans le cadre de l’enquête judiciaire. Sans s’imaginer qu’ils seraient contredits par des vidéos, ils décrivaient un usage « proportionné » de la force et démentaient l’existence de tirs tendus.