Cet adolescent de Seine-Saint-Denis, interpellé pour une vidéo filmée sur un parking à proximité d’un commissariat, en plein jour, a passé 48 heures enfermé. Sa famille a subi une perquisition brutale. Le parquet lui reproche une « attaque au mortier ».
Détesté par Nicolás Maduro, poursuivi par Washington, qui l’accuse de narcotrafic, Hugo Carvajal est détenu dans une prison de haute sécurité d’Espagne où Mediapart a pu le rencontrer. Livré à Washington, la vie du « dernier chaviste » pourrait une nouvelle fois basculer.
Une militante et un photographe ont été mis en examen mardi 11 juillet pour « association de malfaiteurs », « dégradations en bande organisée », et « destruction d’engins de chantier » dans l’enquête sur l’action contre le site du cimentier Lafarge à Bouc-Bel-Air.
Balloté entre l’administration et la justice, ce schizophrène interné en unité pour malades difficiles depuis 18 ans, après le meurtre d’une aide-soignante et d’une infirmière, demande son transfert en psychiatrie classique. Le Tribunal des conflits a décidé : ce sera à la justice et non à la préfecture de décider.
La Cour de cassation a examiné ce vendredi huit pourvois déposés par le garde des Sceaux, qui veut faire annuler son renvoi devant la Cour de justice de la République pour « prise illégale d’intérêts ».
Interpellée à Nanterre le jour de la marche pour Nahel, une jeune femme de 21 ans s’est retrouvée accusée par un policier de lui avoir asséné des « coups de poing ». Grâce à une vidéo sur les réseaux sociaux, son avocate a obtenu que le tribunal requalifie ces prétendues « violences » en « rébellion ».
Dans la nuit de samedi à dimanche, en marge des émeutes à Marseille, un homme de 27 ans est décédé d’une crise cardiaque, victime de ce qui pourrait être un tir de flash-ball, selon le parquet. Le lieu du tir et son auteur ne sont pas identifiés.
Auditionné mercredi au Sénat sur les violences qui ont suivi la mort de Nahel, le ministre de l’intérieur a écarté toute réforme de la loi de 2017 fixant le cadre de l’usage des armes à feu par les policiers. « Ce n’est pas parce qu’un policier ne respecte pas la loi qu’il faut changer la loi. »
Le domicile du patron du PSG a été perquisitionné, mercredi 5 juillet, par la police dans le cadre de l'enquête sur la détention au Qatar d'un lobbyiste, par ailleurs soupçonné d'avoir réalisé des enquêtes illicites pour le compte du club et de s'être procuré des documents sensibles appartenant à Nasser al-Khelaïfi.
Accusée par d’anciens collaborateurs, l’ancienne députée et figure de la Macronie a été condamnée, mercredi, pour harcèlement moral à l’égard de quatre plaignants. Le tribunal a souligné son « devoir d'exemplarité ».
Les deux textes examinés par l’Assemblée nationale à partir de lundi mettent l’accent sur le recrutement de personnels judiciaires et pénitentiaires. Aux yeux de l’opposition de gauche, ces avancées sont insuffisantes et mal définies. Certains points doivent encore être tranchés en séance.
Tirs de mortier, incendies de poubelles, télévisions volées : à Nanterre, des peines de prison avec mandat de dépôt ont presque systématiquement été requises contre les jeunes arrêtés lors des émeutes ayant suivi le meurtre du jeune Nahel par un policier. Aux juges de s’y retrouver, dans l’urgence.
Le tribunal judiciaire de Nanterre a estimé que certains passages de la biographie de la première ministre étaient « gravement attentatoires à sa vie privée » et n’avaient « que pour objet d’attiser la curiosité du public sur sa prétendue orientation sexuelle ».
Décryptant l’arrêt de la Cour de cassation, Mediapart a récemment relevé qu’elle disculpait en partie les deux hauts fonctionnaires concernés, dont Stéphane Richard. Mais c’est une erreur : le sort des deux derniers prévenus est encore en balance.
L’ambulancier qui a pris à partie un policier après la mort de Nahel et son collègue qui l’a filmé étaient jugés jeudi en comparution immédiate. Reconnu coupable d’outrage, le trentenaire a été dispensé de peine, en raison du « contexte personnel » et « des liens affectifs » qui le liaient au jeune homme tué par un brigadier.
Au terme de sa garde à vue, le brigadier Florian M., 38 ans, a été placé en détention provisoire. Une décision rarissime dans les affaires de violences mortelles.