La candidate RN à la présidentielle, l’ex-président de la République et l’encore premier ministre ne sont pas que des politiques. Ils sont aussi trois prévenus menacés par la justice. Une réalité à ne pas négliger pour comprendre ce qui se joue en ce moment.
La cheffe des députés du Rassemblement national sera jugée en appel à partir du 13 janvier 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Autour d’elle, plusieurs avocats tentent de lui faire infléchir la rhétorique antisystème adoptée en première instance.
Marsactu a visité l’établissement pour mineurs de La Valentine avec le sénateur écologiste Guy Benarroche. Fin août, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a préconisé sa fermeture, pointant une « indignité des conditions » de vie.
Après avoir inondé les coursives d’un établissement qui se veut « étanche », les détenus de Vendin-le-Vieil ont lancé une grève de la faim pour protester contre les restrictions imposées à leurs proches. Toutes les conditions d’un bras de fer sont réunies.
Le groupe de Vincent Bolloré a versé près de 80 millions d’euros à une société aux mains du clan présidentiel au Congo-Brazzaville, visée par une enquête judiciaire en France. La cellule antiblanchiment Tracfin s’interroge sur certains versements.
L’ancien député Jean-Jacques Bridey est soupçonné d’avoir perçu des indemnités au-delà du plafond autorisé et d’avoir effectué des dépenses personnelles sur son enveloppe parlementaire, pour un préjudice de 230 000 euros. Son procès aura lieu le 4 septembre.
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire visant Martine Vassal après la transmission de faits supposés délictueux par un ancien haut fonctionnaire du département. En parallèle, il a ouvert une autre enquête à l’encontre de ce dernier, accusé de chantage par son ex-employeur.
Le premier ministre et ancien patron du MoDem, relaxé en première instance, doit être rejugé avec son parti, condamné, dans l’affaire des assistants européens. Mais la hiérarchie judiciaire n’est pas pressée d’organiser ce rendez-vous. Alors que la tenue du procès en appel de Marine Le Pen a été accélérée.
Près de deux mois après la mort d’un détenu dans l’incendie de sa cellule, reportage à la maison d’arrêt de Strasbourg. Un lieu de détention vétuste où le taux d’occupation était de 179 % pour les hommes en 2024.
Le président de la République se dit déterminé à mener à leurs termes les procédures engagées pour contrer une campagne transphobe visant son épouse Brigitte, accusée par des réseaux complotistes d’avoir menti sur son état civil. Mais la voie judiciaire est étroite.
Saisie par les avocats de la juge Hélène Gerhards, qui dénoncent une enquête partiale et illégale, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a battu en brèche la totalité des arguments de la défense. Elle retrace dans un arrêt consulté par Mediapart les derniers développements d’une affaire explosive.
Au terme de deux ans d’enquête, le parquet de Paris estime qu’Alexis D. a mis un coup de volant volontaire en direction du deux-roues et a « intentionnellement altéré la réalité » dans son procès-verbal. Il risque jusqu’à dix ans de prison.
Les insecticides tueurs d’abeilles ne reviendront pas dans les champs. Cette décision assoit la protection de l’environnement comme principe constitutionnel.
Des scientifiques demandent la censure de la loi Duplomb au nom des savoirs. Les trois saisines du Conseil constitutionnel, qui doit se prononcer la semaine prochaine, estiment qu’elle ne respecte pas le droit de l’environnement. Celui-ci a cependant rarement orienté les décisions du Palais-Royal.
Dans son délibéré rendu le 31 juillet, le tribunal de Vienne (Isère) rejette les demandes des parents de Théo Grataloup, né avec de lourds handicaps, adressées au fabricant du glyphosate. La famille n’exclut pas de faire appel.
Malgré des recours déposés contre les conditions d’isolement drastiques en vigueur dans cet établissement ultrasécurisé d’un nouveau genre, le calendrier imposé par Gérald Darmanin suit son cours, en plein cœur de l’été.