Si le mouvement écologiste, dans le viseur du gouvernement, a été sauvé par la justice administrative jeudi 9 novembre, celle-ci a confirmé la dissolution de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, du Groupe antifasciste Lyon et environs et de l’Alvarium.
Un collectif d’associations de défense des libertés numériques, mené par La Quadrature du Net, a déposé devant le Conseil d’État une demande d’annulation du décret d’application d’un règlement européen imposant à tout hébergeur sur Internet le retrait en une heure de tout contenu que les forces de l’ordre lui auraient signalé comme relevant du terrorisme.
En 2022, le préfet de la Vienne a souhaité le remboursement d’une subvention accordée à Alternatiba. L’association écologiste avait organisé des ateliers de « désobéissance civile » qui serait contraire au contrat d’engagement républicain. Le rapporteur public s’est prononcé pour le rejet de la demande de la préfecture.
Mediapart et ses partenaires révèlent que le numéro de téléphone de Grigoris Dimitriadis, neveu et ex-secrétaire général du premier ministre Kyriákos Mitsotákis, a été utilisé pour attaquer les téléphones de onze éminentes personnalités grecques avec le logiciel espion Predator. L’intéressé dément toute implication.
Au lendemain de l’intensification des frappes israéliennes à Gaza, des manifestations de soutien au peuple palestinien ont été organisées partout en France. À Paris, des milliers de personnes ont défié l’interdiction de manifester dans une ambiance tendue, tandis qu’à Montpellier, le rassemblement autorisé s’est déroulé dans le calme.
Quatre collectifs, dont Les Soulèvements de la Terre et la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, ont contesté leur dissolution devant la plus haute juridiction administrative. Vendredi, à l’audience, le rapporteur public a dénoncé « des groupements [qui] soufflent à pleins poumons sur le brasier ».
Mercredi, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé l’interdiction d’un rassemblement en soutien à la Palestine organisé le soir même. Depuis le début des bombardements de Gaza, les autorités entravent toute manifestation de solidarité avec la Palestine dans la ville.
Les deux militants de la CGT du Nord ont passé sept heures en garde à vue pour « apologie du terrorisme » et « incitation à la haine ». L’organisation dénonce une « criminalisation de l’action syndicale » et contre-attaque avec deux plaintes.
Maintien de l’ordre, contrôles d’identité, traitement des violences policières : dans un nouvel avis, publié près de trois ans après le précédent, la Commission nationale consultative des droits de l’homme appelle les autorités à « se saisir enfin pleinement du problème ».
Assignée à résidence, la militante palestinienne et son ami Pierre Stambul, de l’Union juive française pour la paix, dénoncent la décision du ministère de l’intérieur.
Sans suspendre le télégramme de Gérald Darmanin, mais en regrettant sa « rédaction approximative », le Conseil d’État rappelle qu’il revient aux préfets (et pas au ministre) de se prononcer sur chaque manifestation déposée, en fonction des risques de trouble à l’ordre public et du contexte local.
Le Conseil d’État examine mardi un recours contre les consignes du ministre de l’intérieur, demandant aux préfets d’interdire toutes les « manifestations pro-palestiniennes ». Dans son mémoire, le ministère estime que ces manifestations « visent à provoquer ou à légitimer des actions de nature terroriste ».
Ce lundi matin, la militante originaire de la bande de Gaza a été interpellée et assignée à résidence sur décision du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin. Elle venait d’entamer une tournée en France prévue de longue date.
Lundi 16 octobre, Yann Philippin était l’invité d’« Abonnez-vous ». Journaliste du pôle enquêtes de Mediapart, il est spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption.
Notre enquête « Predator Files » révèle que l’ancien secrétaire général de l’Élysée a assisté, au sujet de la Chine, l’entreprise Nexa, visée par une enquête pour avoir vendu un logiciel de surveillance massive d’Internet au régime de Kadhafi en 2007. Claude Guéant assure qu’il a agi à titre bénévole.
Livraisons clandestines par valise diplomatique, infections de téléphones réalisées sans licence ni contrat : pour vendre au président malgache le redoutable outil d’espionnage Predator, le groupe français Nexa a franchi toutes les lignes rouges.