Contre les liens du gouvernement Bayrou avec l’extrême droite et le risque fasciste qui se profile, activistes féministes et antifascistes se sont mobilisé·es ce dimanche 26 janvier dans les rues parisiennes.
Steeve Briois n’a pas renouvelé la convention de mise à disposition de l’immeuble abritant l’association qui, depuis soixante ans, gère ce lieu culturel incontournable de la région. Elle sera expulsée vendredi. La mairie a également déposé la marque « Théâtre de l’Escapade » à l’Inpi.
La journaliste de Disclose, qui avait révélé le dévoiement d’une mission de surveillance française par la dictature égyptienne afin de cibler des civils, n’est finalement pas poursuivie pour divulgation du secret-défense, à ce stade de la procédure. Elle réclame malgré tout, aux côtés de cent dix organisations, un renforcement de la protection des sources des journalistes.
La Cour européenne des droits de l’homme a refusé d’examiner les requêtes déposées par des journalistes et avocats estimant que la loi renseignement de 2015 permet de contourner le secret professionnel garanti à leurs deux professions.
Après l’interdiction de son exposition par la municipalité toulousaine, l’ONG Médecins sans frontières dénonce l’intention de la collectivité de cacher la souffrance des Palestiniens et les crimes commis par Israël. Et promet que l’exposition aura bien lieu dans les prochaines semaines.
La mairie de Toulouse a annulé la tenue d’une exposition de MSF consacrée à la situation vécue par la population civile de Gaza. Une décision que l’hôtel de ville n’hésite pas à justifier en convoquant à demi-mot le spectre de l’antisémitisme.
Le tribunal examinait un recours demandant l’annulation de la décision d’installation du logiciel de vidéosurveillance algorithmique par la ville de Moirans. Saisie, la Cnil estime illégal son usage par les policiers municipaux. La rapporteure publique soutient la requête, mais a ouvert la voie à une régularisation de la situation.
Au cœur du Limousin, le plateau de Millevaches, que ses habitants dépeignent comme un lieu de solidarité et d’auto-organisation, est l’enjeu d’une guerre culturelle et politique. Un député d’extrême droite local, relayé par Bruno Retailleau, voit dans un centre culturel indépendant les prémices d’une ZAD.
Le chercheur Pablo Corroyer a mené une enquête de près de un an dans le Limousin pour étudier son tissu associatif et les stratégies d’ostracisation déployées par les préfectures à l’égard de certaines associations du plateau de Millevaches.
Dans six départements de la région, les préfets ont pris la main sur l’attribution des subventions. Ils imposent une ostracisation de certaines associations jugées trop radicales ou dont les membres participent à des mobilisations liées au plateau de Millevaches.
Après une série de contrôles du logiciel de vidéosurveillance algorithmique, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a relevé quelques manquements et demandé que soit désactivée la reconnaissance faciale. Une décision très insuffisante, selon La Quadrature du Net.
Une maison des associations parisienne a refusé que le sociologue Youssef Souidi vienne s’exprimer dans ses locaux, évoquant deux posts X critiques sur Israël. Elle a aussi exclu de ses murs l’Union rationaliste, qui l’invitait, à laquelle elle reproche d’avoir appelé à faire barrage au Rassemblement national.
La proposition de loi de La France insoumise visant à faire revenir le délit d’apologie du terrorisme dans la loi sur la liberté de la presse a fait l’objet de déformations caricaturales. Il y aurait pourtant des raisons, au-delà de celles invoquées par les Insoumis, de prendre ce chemin.
Rendre publics les cahiers de doléances rédigés dans l’élan des « gilets jaunes », tel est l’objet d’un mouvement qui fermente à travers le pays. L’accès est cadenassé à ces mines d’humanité. Mais les verrous sauteront. Comme ils ont sauté au théâtre des Amandiers, le 16 novembre.
La France est l’un des derniers pays de l’Union européenne à n’avoir pas légalisé ou dépénalisé l’usage de stupéfiants. Pourtant, cette question reste totalement absente des options envisagées dans la lutte contre le narcotrafic.
Le sociologue et militant de La Quadrature du Net, Félix Tréguer, publie « Technopolice », un livre qui analyse les dispositifs de surveillance urbains actuels et les replace dans une histoire des technologies policières de rationalisation et de contrôle des villes et de leurs habitants.