Pour justifier sa décision de bloquer le réseau social en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement a invoqué la théorie dite des circonstances exceptionnelles. Une façon pour celui-ci de ne pas placer cette décision sous le régime de l’état d’urgence.
Dans la nuit du 24 au 25 avril, quatre activistes d’Extinction Rebellion ont subi une garde à vue, un relevé de leurs empreintes digitales et le déverrouillage de leurs téléphones pour avoir collé des affichettes sur des banques. L’avocat d’une interpellée dénonce « un fichage illégal de militants climat ».
La Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’homme ainsi que des Néo-Calédoniens ont déposé trois référés contre la décision, annoncée par le premier ministre, de bloquer au nom de l’état d’urgence le réseau social chinois, accusé de diffuser de la propagande. Il s’agit de la première application de cette mesure introduite en 2015.
Dispositif phare de la loi séparatisme de 2021, le CER oblige les associations demandant une subvention à s’engager à respecter les principes républicains. Si son mécanisme de sanction a été très peu activé, il est utilisé régulièrement comme outil de pression politique.
La préfecture reproche à l’Asti du Petit-Quevilly d’avoir relayé un appel pour une manifestation interdite, estimant qu’il s’agit d’une violation de son contrat d’engagement républicain. Plusieurs demandes de subvention de l’association sont depuis suspendues.
Le Conseil d’État a rejeté lundi la demande d’interdiction d’une conférence sur la Palestine avec la candidate LFI aux élections européennes. La direction de l’établissement universitaire avait invoqué un « risque de troubles à l’ordre public ».
Invité au Sénat pour témoigner de son expérience de médecin sous les bombardements à Gaza, le docteur palestino-britannique s’est vu refuser l’accès au territoire français. Bloqué à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, samedi 4 mai, il a toutefois pu intervenir à la conférence par téléphone.
Le tribunal administratif de Paris a autorisé une conférence de la candidate LFI aux élections européennes à l’université Paris-Dauphine-PSL. L’établissement avait invoqué un « risque de troubles à l’ordre public ».
L’association de défense des libertés numériques La Quadrature du Net a déposé plainte jeudi contre la SNCF pour usage illégal d’algorithmes de surveillance dans plusieurs gares françaises.
Ils sont français et musulmans. Ils ont grandi et étudié en France. Et ont fini par quitter leur pays. D’autres y réfléchissent. Comment expliquer ce phénomène d’exil à bas bruit ? Discussion dans « À l’air libre », à l’occasion de la sortie du livre-enquête « La France, tu l’aimes mais tu la quittes ».
La métropole de Lille a retiré sa subvention à l’Atelier populaire d’urbanisme du Vieux-Lille, au motif qu’il aurait violé son contrat d’engagement républicain en participant à des violences verbales lors d’une expulsion de gens du voyage. Des faits démentis par l’association.
Aux États-Unis comme en Allemagne, de plus en plus d’aéroports proposent aux voyageurs des parcours « sans contact » basés sur l’utilisation de la reconnaissance faciale. Testés à Orly ou à Lyon, ces systèmes font craindre un pas supplémentaire vers la surveillance biométrique.
Interdictions, sanctions, convocations d’élus et de syndicalistes pour « apologie du terrorisme » : la solidarité avec la cause palestinienne est dans le viseur des autorités françaises. Notre émission spéciale sur Mediapart.
La candidate LFI aux élections européennes devait donner une conférence à Paris Dauphine-PSL le 6 mai. L’université ne l’a pas autorisée, invoquant un « risque de trouble à l’ordre public ».
Pour un article mettant en doute le « républicanisme » de certains « képis » sur la base de diverses enquêtes de presse, dont certaines de Mediapart, le syndicaliste Olivier Cuzon a été convoqué au commissariat de Brest. La plainte en diffamation émane de Gérald Darmanin en personne.
La présidente du groupe LFI à l’Assemblée va devoir s’expliquer sur un communiqué publié le 7 octobre 2023. Selon nos informations, 385 signalements pour des propos liés à la guerre au Proche-Orient ont été transmis à la justice entre le 7 octobre et le 31 décembre 2023. Une enquête a été lancée dans presque tous les cas.