Profitant du cadre expérimental fixé par les Jeux olympiques, Saint-Denis a acquis en début d’année un logiciel de vidéosurveillance algorithmique. La mairie espère qu’il sera opérationnel pour les Jeux paralympiques. L’opposition dénonce l’opacité du processus.
Le tribunal administratif de Versailles estime que les faits retenus par le ministère de l’intérieur contre un homme de 38 ans, qui travaille dans un aéroport francilien, sont « insuffisamment établis ». Il était confiné dans sa commune depuis le 8 juillet.
Depuis quelques jours, des algorithmes de surveillance sont utilisés par la RATP et la SNCF dans plus de cinquante gares d’Île-de-France. Des drones sont autorisés à survoler certaines villes de Seine-Saint-Denis pendant plus d’un mois. Un recours à ces technologies jamais vu dans sa quantité comme dans sa durée.
À l’approche des JO, le ministère de l’intérieur multiplie les mesures administratives de contrôle et de surveillance à un rythme rarement vu. Elles visent parfois des personnes qui n’ont jamais eu affaire à la justice.
Alors que la flamme olympique est arrivée dimanche 14 juillet à Paris, son tour de France a été émaillé par des interdictions de manifester, des banderoles confisquées et des gardes à vue. Une inquiétude pour les citoyens concernés.
La sénatrice écologiste du Rhône Raymonde Poncet-Monge s’est rendue à la prison de Villefranche-sur-Saône pour rencontrer le militant indépendantiste kanak Dimitri Qenegei, incarcéré depuis le 30 juin. En participant à cette visite, notre partenaire Rue89 Lyon a pu entrer dans une structure pénitentiaire en souffrance.
Deux ans après la finale de la Ligue des champions, l’autorité indépendante estime à son tour que les forces de l’ordre ont « failli à leur mission de protection » et « mis en danger » les supporters de Liverpool et de Madrid le 28 mai 2022.
Saisi en référé, le juge administratif estime que le ministère de l’intérieur n’apporte pas la preuve que le groupe d’aide juridique aux manifestants est l’auteur des appels à la violence qu’il lui attribuait et que ses activités ne troublent pas l’ordre public. « Gérald Darmanin est dissous… pas nous ! », a-t-il réagi.
Certains fonctionnaires ont annoncé leur intention de désobéir à une éventuelle administration dirigée par le RN. S’ils disposent bien d’une obligation de désobéissance, celle-ci est cependant en réalité très limitée. « Il y aura une réponse syndicale, assure Mylène Jacquot de la CFDT. Mais nous le ferons collectivement. »
Le fondateur de WikiLeaks a quitté Londres après quatorze années d’enfermement dans l’ambassade équatorienne, puis dans une prison haute sécurité. Il doit se rendre dans les îles Mariannes pour y être condamné à 62 mois de prison, peine qu’il a déjà purgée. Il pourra ensuite repartir, libre, vers l’Australie.
Depuis une dizaine d’années, le FN/RN se présente en défenseur des libertés. Mais il en défend une vision viciée, réservée à ses idées et contredite par les pratiques de l’extrême droite lorsqu’elle est au pouvoir.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme sort de sa réserve et appelle solennellement les Français à ne pas voter pour le Rassemblement national. « Le programme du RN entraînera de très importantes restrictions de droits fondamentaux », explique à Mediapart son président, Jean-Marie Burguburu.
Homme politique et personnalité des réseaux sociaux, Ismaël Boudjekada comparaissait à Nanterre pour des messages sur les réseaux sociaux qualifiés de « glorification du terrorisme » par les parties civiles. Une peine de douze mois de prison avec sursis a été requise. Décision le 20 juin.
Des milliers de personnes ont manifesté samedi 1er juin à Paris dans un même cortège pour saluer la mémoire du militant antifasciste Clément Méric, tué par l’extrême droite, et soutenir les peuples palestinien et kanak.
Le juge des référés a refusé de suspendre le blocage inédit du réseau social, ordonné au nom de la théorie des « circonstances exceptionnelles », mais au motif d’un défaut d’urgence des requêtes déposées. Les questions juridiques sur la légalité de cette décision seront donc tranchées plus tard.
Au moins 26 plaintes de personnes retenues ont été déposées en 2023 au centre de rétention administrative n° 2 de Lyon, sans que leur sort soit connu. Le nombre de placements à l’isolement y constitue un record national. Ce centre était pourtant présenté en modèle par les autorités.