À la suite de notre article du 30 septembre 2016 sur des amendements à la loi de 1881 qui modifient profondément le droit de la presse, trois sénateurs nous écrivent.
Depuis qu’il en a pris la présidence, Vincent Bolloré se comporte en maître absolu du groupe Vivendi. Il n’a pourtant que 20 % du capital. Étrange situation.
Sous le titre Le Monde libre, Aude Lancelin publie un essai qui se présente comme une fiction mais qui est sa propre histoire au sein de L’Obs, dont elle a été licenciée pour motif politique. Mediapart publie les bonnes feuilles de ce livre qui raconte le naufrage d’un hebdomadaire politique.
La PDG de France Télévisions, Delphine Ernotte, vient d’appeler Xavier Couture à ses côtés comme numéro deux du groupe public. Le promu, qui est un ancien de TF1, l’avait aidée, d'une manière tortueuse, lors de la procédure de nomination sous l’égide du CSA, qui avait été entachée de nombreuses irrégularités.
Selon les chiffres du ministère de la culture, que révèle Mediapart, cinq milliardaires ont continué de se partager en 2015 près de la moitié des aides directes que l'État apporte à 326 journaux.
Quatre amendements au projet de loi Égalité et citoyenneté modifient en profondeur le droit applicable à la presse. Sur Internet, la prescription des délits de diffamation serait ainsi quasi impossible, et le désistement du plaignant ne viendrait plus automatiquement clore une affaire.
Le troisième débat de notre soirée en direct, « Comment libérer l’information », s'intéresse au financement des médias et à la protection des sources et des lanceurs d'alerte.
Mediapart s'associe avec Reporters sans frontières pour dresser un état des lieux dans le monde et en France de la crise générale des médias. Revoir ici nos deux premiers débats.
En dix ans, la quasi-totalité des médias français sont tombés dans les mains d’une dizaine d’hommes d’affaires et de milliardaires. Dans le livre Main basse sur l’information, qui vient de paraître, notre confrère Laurent Mauduit détaille les risques que cette concentration fait peser sur le pluralisme et la liberté d’informer.
Saignées dans les rédactions, fermetures de titres et redressements judiciaires en série : la désagrégation brutale du groupe Hersant a encore des conséquences dans l'outre-mer français. Les derniers soubresauts de cet empire qui possédait des journaux sur les trois océans mettent à mal le pluralisme et l'espace public, de La Réunion à Tahiti en passant par les Antilles.
Dans Ma vie au poste, le journaliste Samuel Gontier rend compte de huit ans d’enquête immobile sur la télé de tous les jours. Il démonte les ressorts d’un flot quotidien à l’influence toujours pas démentie.
Le journaliste Samuel Gontier et la maison d'édition La Découverte proposent aux lecteurs de Mediapart de découvrir un chapitre inédit du livre Ma vie au poste, quelques pages non publiées disséquant les ressorts tordus du direct à la télévision.
La couverture mitée des Jeux olympiques de Rio s'avère le miroir grossissant des difformités de l'information en France : cadenasser le réel en formatant l'esprit public… Voici quelques exemples.
Pour remplir les pages Culture, on hésite de moins en moins à accepter les largesses des institutions culturelles : voyages de presse, « partenariats » discrets et publi-information camouflée se multiplient. Une enquête de la Revue du Crieur, dont le quatrième numéro est en vente tout l'été.
En cas d'échec du plan de départs volontaires, les actionnaires mettront en œuvre un plan social. Après le licenciement pour motif politique d’Aude Lancelin, son avocat demande aux prud’hommes d’en prononcer « la nullité ».