Après 28 jours, le plus long mouvement social de l'histoire de la radio publique est terminé. Les salariés les plus combatifs s'estiment trahis et la direction est dans une position toujours aussi difficile. Quant au gouvernement et au CSA, ils n'en sortent pas grandis.
L'influence occulte qu'exerce Jean-Pierre Elkabbach sur Public Sénat perturbe la procédure de nomination du PDG de la chaîne. L'homme de confiance d'Arnaud Lagardère veut imposer le candidat de son choix, le journaliste Emmanuel Kessler.
La grève la plus longue de l'histoire de la radio publique pourrait s'achever prochainement, grâce à la nomination jeudi d'un médiateur pour apaiser les tensions. Mais rien n'est encore réglé, et les fractures entre équipes se creusent.
Depuis seize jours, les antennes de Radio France sont perturbées par un des mouvements de grève les plus importants des dernières années. Mais ni le PDG Mathieu Gallet, ni le gouvernement, ni le CSA ne paraissent pressés de discuter réellement des revendications et des inquiétudes des grévistes.
Dans Sauver les médias, l’économiste Julia Cagé propose un nouveau statut pour les médias destiné à assurer leur indépendance financière et éditoriale. Elle revient sur la recomposition en cours de la presse française, « l'énorme erreur » du fonds Google, les aides « inefficaces » à la presse...
Les chaînes d'information en continu, BFMTV et i>Télé, se sont surpassées dans leur rôle assumé de climatiseurs, de chantres et de forces supplétives au service d'un magnifique unanimisme de commande.
Encore plus qu'une publication en phase avec son époque, Charlie Hebdo a été le fruit de l'alchimie hors du commun régnant pendant des années entre les membres de son équipe. Nombre d'entre eux ont été assassinés le 7 janvier. Avec leurs compagnons de route, retour sur ce que fut l'école du dessin de presse instaurée par Cavanna, Wolinski, Cabu et leurs amis.
La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo a été la cible d'un attentat, mercredi 7 janvier en fin de matinée. À la suite du drame qui a touché la rédaction, nous vous proposons quelques portraits de journalistes, de dessinateurs et d'un collectif qui existe depuis 1970.
Depuis la publication des fameuses caricatures de Mahomet en février 2006, l'hebdomadaire était la cible de critiques pour ses propos et ses caricatures consacrés à l'islam. Ses journalistes se sont toujours défendus de tout racisme, rappelant qu'ils s'en prenaient à toutes les religions.
Deux hommes armés et cagoulés ont pénétré mercredi en fin de matinée dans la rédaction de l'hebdomadaire, ouvrant le feu. Plusieurs membres de la rédaction ont été tués, dont Cabu, Charb, Philippe Honoré, Wolinski, Bernard Maris et Tignous. Dans leur fuite, les agresseurs ont également tué deux policiers. Les trois suspects auraient été identifiés. 35 000 personnes ont manifesté à Paris, nombreuses autres manifestations en France.
L'Agglorieuse a été condamnée à verser plus de 90 000 euros à un promoteur immobilier et à ses sociétés pour diffamation. La condamnation n'est pas forcément hors de propos, mais le montant de l'amende laisse songeur. D'autant que la juge en charge du dossier a des raisons de ne pas beaucoup aimer l'hebdo.
Jean Frapat, de 1965 à 1983, inventa de sacrées émissions : Les Enthousiastes (un amoureux d’une peinture la commente), Vocations (les coulisses d’un entretien télévisé), Tac au tac (un match entre dessinateurs humoristiques)... Hommage à un pionnier déjà enterré de son vivant.
Vétéran de l'AFP, Xavier Baron a troqué la dépêche pour le travail d'historien. La leçon de 180 années d'histoire de la plus ancienne des agences de presse : sans indépendance économique, l'indépendance rédactionnelle est un défi permanent. Édifiant.
À l'heure des commémorations trop souvent aseptisées voire héroïsantes de la prétendue “Grande Guerre”, un documentaire sans concession vend la mèche. À partir de chansons galvanisantes ou abrutissantes de l'époque.
Entre la conférence de presse de François Hollande, jeudi, et l'entretien de Nicolas Sarkozy sur France 2, dimanche, les deux chaînes d'information en continu ont joué avec constance leur rôle de médias supplétifs au service de l'ancien président. Personnalisation à outrance, intoxications sondagières, pseudo-avis d’experts autoproclamés sur fond de poncifs droitiers. Rapport de visionnage sur canapé...
En confiant à son employeur le soin de faire la promotion d’un livre où elle raconte sa vie avec un homme politique rencontré dans le cadre de son métier, Valérie Trierweiler fait date. Merci pour ce moment, symbole d'un malsain mélange des genres français.