Une dizaine de jours après l'apparition du logiciel-rançon, de nombreuses responsabilités peuvent être pointées : celle de la NSA qui a directement inspiré le virus, celle des États qui laissent se développer un véritable marché des failles informatiques et celle des entreprises qui avaient été prévenues d'une attaque.
Pourquoi le nom d’un Russe s’est-il retrouvé dans les métadonnées des mails piratés du trésorier de la campagne d’Emmanuel Macron ? Mediapart a suivi la piste de ce mystérieux personnage, employé d’Evrika, une grosse société russe de sécurité informatique, dont les liens avec les services secrets du pays sont indéniables. Les « Macron Leaks » n’ont pas encore révélé tous leurs secrets.
La diffusion des mails de proches du nouveau président, à quelques heures de la fin de la campagne, a surpris de nombreux observateurs. Elle est pourtant le fruit d'une opération de longue haleine lancée il y a plusieurs mois par l'extrême droite américaine pro-Trump et pro-Poutine. De nombreux points restent à éclaircir, comme la participation éventuelle des services russes à cette opération qui semble, à première vue, être un fiasco.
Des utilisateurs se revendiquant de l'extrême droite américaine ont mis en ligne des milliers de documents piratés dans les ordinateurs de l'équipe de campagne d'En Marche!. Ce leak a ensuite été très vite relayé sur les réseaux sociaux par les mêmes communautés à l'origine de la fausse rumeur lancée il y a quelques jours sur l'existence d'un compte offshore du candidat.
WikiLeaks publie vingt-sept documents détaillant le fonctionnement de Grasshopper, un outil qui permet de fabriquer sur mesure des logiciels d'installation de virus informatiques capables de déjouer les défenses des ordinateurs utilisant les logiciels de Microsoft.
“Marble” est un système utilisé par la CIA pour modifier le code source de ses virus informatiques afin de dissimuler leur origine, voire de les attribuer à un tiers. WikiLeaks publie son code source, ce qui pourrait permettre de démasquer des attaques qu’aurait menées l’agence américaine.
Fondée par des proches de Donald Trump, la société Cambridge Analytica se vante de prédire les opinions politiques des internautes par l’analyse de leurs données personnelles. Elle aurait, pour certains, fortement influé sur la victoire du milliardaire républicain ainsi que sur celle du Brexit en Grande-Bretagne.
Un collectif d’internautes demande aux marques de retirer leurs publicités de Breitbart News, le site d’information de cette droite populiste et xénophobe qui a porté Donald Trump au pouvoir, devenu le symbole des « fake news ». 1 400 entreprises ont déjà accepté.
L’organisation de Julian Assange a publié la première partie d’une série de documents dévoilant les techniques et méthodes de la CIA. L’agence est notamment capable de prendre le contrôle de téléviseurs connectés pour filmer ou écouter leurs utilisateurs.
Après avoir fait ouvertement campagne contre le candidat républicain, les entreprises du numérique doivent maintenant composer avec la nouvelle administration. Malgré les oppositions à la politique migratoire, certains plaident déjà pour des relations plus apaisées au nom du réalisme économique. D’autres, comme le fondateur de PayPal, ont depuis longtemps rejoint le camp Trump et placent leurs pions.
Comment débattre sur Internet ? Comment mieux se saisir du participatif et de l'intervention des lecteurs au moment où des journaux ferment leurs espaces de commentaires ? Mediapart a invité des universitaires, des journalistes et plusieurs de ses abonnés pour en débattre.
Le fondateur du groupe de hackers russes « Shaltaï-Boltaï » a été arrêté. Depuis 2013, une masse considérable de mails et textos piratés dans les hautes sphères du pouvoir avait été rendue publique. En 2016, le groupe aurait été infiltré par des membres du FSB qui sont eux aussi sous les verrous.
Pourquoi l’Alternative pour l’Allemagne (AFD) compte-t-elle plus de fans sur Facebook que les deux principaux partis allemands, CDU et SPD, réunis, pendant que Marine Le Pen aligne le plus grand nombre d’abonnés sur Twitter ? Entretien avec Johannes Hillje, consultant politique, ancien directeur de la campagne des Verts allemands pour les européennes de 2014.
Depuis quelques années, la défense du cyberespace est l'une des préoccupations majeures du Kremlin. L'armée russe a, dès 2013, lancé une opération pour recruter des spécialistes en sécurité de l'information, comme le révélaient récemment le journal en ligne Meduza et le New York Times.
Réunis la semaine dernière à Berlin pour une « conférence franco-allemande du numérique » et l’annonce d’un fonds d’un milliard d’euros pour soutenir le développement de start-up, les dirigeants des deux pays n’ont pas évoqué la maîtrise sociale de l’évolution d’une économie qui, outre-Rhin, pourrait déboucher sur un déraillement social sans précédent.
Propagation de fausses nouvelles, bulle informationnelle qui enferme ses utilisateurs, le réseau social serait pour certains à l’origine de l’élection de Donald Trump. Le sociologue Antonio Casilli revient sur le rôle de Facebook et son économie du clic et du like.