Paris accueille, à partir du mercredi 7 décembre, le 4e sommet du « Partenariat pour un gouvernement ouvert ». Cette initiative internationale, réunissant public et privé, vise à promouvoir les outils de transparence, de consultation, d'ouverture des données… Certains dénoncent les risques, déjà réels, de surveillance des citoyens ou de privatisation de l'action publique. Le directeur interministériel du numérique et du système d’information de l’État répond aux questions de Mediapart.
Depuis plusieurs semaines, des chercheurs alertent sur la propagation d’un malware, un programme informatique installé dans les objets connectés (caméras de surveillance, enregistreurs vidéo) afin d’en prendre le contrôle. Le week-end dernier, un réseau de machines infectées a lancé une attaque de grande envergure ayant mis hors ligne de nombreux sites tels que Twitter ou Spotify.
PredPol, la société californienne leader du marché, s'est inspirée d'un algorithme de prédiction des répliques de tremblements de terre créé par le sismologue David Marsan. Mais selon les calculs du sociologue Bilel Benbouzid, il s’agit plus d'un outil de management des effectifs que d'un réel algorithme de prédiction des crimes.
Dans un arrêt rendu jeudi, la CJUE estime qu'un site internet est bien responsable lorsqu'il publie un simple lien vers un contenu violant des droits d'auteur. Il ne peut se dédouaner qu'en prouvant qu'il ne connaissait pas son caractère illicite. S'il s'agit d'un site « à but lucratif », il sera présumé de mauvaise foi.
Paris et Berlin proposent notamment un renforcement des contrôles aux frontières, un meilleur échange d'informations entre les pays membres, ainsi que des mesures contre les applications de messagerie chiffrée telles que Telegram.
Des hackers proposent au plus offrant des fichiers provenant d'un sous-traitant de l'agence américaine, spécialisé dans la fabrication de virus et outils de hacking. Ce nouveau coup dur pour les services américains relance la guerre numérique avec la Russie, qui fait encore figure de suspect.
Les principes de la physique quantique ont ouvert, en matière d’informatique, de nouvelles perspectives qui devraient bouleverser le monde du numérique : l’ordinateur quantique permettra, à terme, de révolutionner de nombreux domaines comme l’intelligence artificielle ou le chiffrement.
La secrétaire d’État au numérique défend sa loi sur la République numérique avant son adoption définitive par l’Assemblée le 20 juillet, malgré les critiques de nombreuses associations qui en déplorent les lacunes. « C’est un texte de combat » contre les lobbys et les résistances administratives, jure-t-elle. « La politique, c’est une grande leçon de modestie. »
Malgré l’annulation par la justice de son autorisation d’exploitation, un data center poursuit son expansion dans un quartier de La Courneuve, provoquant la colère de deux voisines. Avec leurs soutiens, elles décrivent un quotidien bouleversé par l'arrivée à côté de chez elles de produits toxiques.
Annoncée dès 2012, cette loi avait ensuite fait l'objet de multiples reports et consultations avant d'arriver, fin 2015, au Parlement. Là, elle a été la cible de campagnes de lobbying et a suscité une opposition entre députés et sénateurs qui avaient adopté des versions sensiblement différentes. Le texte validé par la Commission mixte paritaire couvre de nombreux domaines : ouverture des données publiques, recherche, protection des internautes… Des associations font pourtant part de leur « déception 2.0 ».
Pour la chercheuse en cryptologie Anne Canteaut, le débat sur le chiffrement des téléphones et l'installation de « backdoors » « est biaisé ». « Il n’existe aucun algorithme qui soit sûr dans l’absolu. C’est qu’ils n’ont pas encore été cassés, tout simplement », explique-t-elle. Entretien.
Depuis plusieurs mois, les autorités américaines multiplient les procédures contre Apple pour tenter de lui imposer d'installer sur ses téléphones un backdoor, une porte dérobée, leur permettant de déchiffrer plus facilement ses téléphones. La société pour l'instant refuse, mais un projet de loi allant dans ce sens est en cours de préparation au Congrès. Derrière ce bras de fer se cache un conflit entre agences et défenseurs des libertés publiques, né à la fin des années 1970.
Depuis quelques mois, plusieurs responsables politiques dénoncent l'usage du chiffrement, qui bloquerait le travail de la justice, et réclament l'installation de « backdoors », de portes dérobées, dans les logiciels. Il s'en est fallu de peu que cette mesure soit votée lors du passage du projet de loi sur la réforme pénale à l'Assemblée. Mais le débat ne fait que débuter. La CNIL met en garde contre des mesures qui pourraient remettre en cause « un élément vital de notre sécurité ».
Le géant américain refuse, au nom de la liberté d'expression, de déréférencer les contenus visés par une demande de droit à l'oubli sur l'ensemble de ses sites. Ainsi, une page supprimée des résultats pour ses sites google.fr ou google.be sera toujours disponible sur google.com.
En raison d'un bug informatique, le fournisseur d'accès a attribué à l'un de ses abonnés toute une série d'infractions. Signalé 1 531 fois auprès de l'Hadopi pour téléchargement illégal, l'homme a aussi été accusé de pédopornographie, a vu son domicile perquisitionné et son matériel informatique saisi.
Depuis mars dernier, les Cnil européennes ont lancé une enquête sur le géant américain. En France, la Cnil et la DGCCRF mettent en demeure le réseau social sur l'utilisation des données personnelles, entre autres. En Inde, le gouvernement décide d'arrêter son projet d’application Free Basics visant à offrir un accès à Internet gratuit, mais filtré, dans le pays.