Sous la houlette du FBI, des polices du monde entier se sont lancées dans une chasse aux utilisateurs de Blackshades, un logiciel légal mais fréquemment utilisé par des pirates malintentionnés. Une centaine d'internautes ont été interpellés et plus de 1 000 appareils informatiques ont été saisis. Mais sur des bases bien peu solides, selon les premiers éléments.
Les activités de la société Qosmos ont été dévoilées à l'occasion d'un contrat avec la Syrie. Le leader français du DPI a bien d'autres clients peu soucieux du respect des droits de l'homme et travaillant avec l'Iran ou Bahreïn. Mediapart et Reflets ont eu accès au “Protobook” de la société, le catalogue listant toutes ses options d'interception.
Dans ce deuxième volet de l'enquête, Mediapart et Reflets reviennent sur la genèse de cette société spécialisée dans les technologies de surveillance de masse, née dans un laboratoire avant de se transformer en fournisseur des services de renseignement de l'État, qui ne pouvait rien ignorer de ses activités.
La déclaration finale adoptée à l'issue de ce sommet particulièrement attendu se contente de déclarations de principe non contraignantes et évite soigneusement les sujets les plus délicats comme la neutralité du net.
Le site publie le projet d'accord de la conférence NETMundial durant laquelle les acteurs du net sont censés réformer la manière dont est géré le réseau. Sans surprises, tout dépendra de la volonté politique des États.
Selon une plainte déposée aux États-Unis, le géant du web créerait « subrepticement » des profils à l'aide de données collectées via son offre « Google Apps Education » utilisée par 30 millions d'élèves dans le monde, et dans de nombreux établissements français.
À quelques semaines des élections, les eurodéputés ont voté deux textes symboliques : une résolution tirée d'un rapport d'enquête sur les révélations d'Edward Snowden, demandant la suspension de certains accords avec les Etats-Unis, et une réforme de la directive sur les données personnelles de 1995.
La monnaie virtuelle connaît sa première grande crise. La faillite de la plateforme d'échange de bitcoins MtGox, dans laquelle l'équivalent de près de 460 millions de dollars se sont évaporés, a relancé les appels à une réglementation de la cryptomonnaie. Pierre Moscovici demande à l'Europe de se saisir du dossier.
Lors du 16e conseil des ministres franco-allemand, la France et l'Allemagne se sont engagées à faire adopter « au plus tard en 2015 » la réforme de la directive européenne sur la protection des données personnelles. Une réforme de la convention « Safe Harbor », dont le Parlement européen vient de demander la levée, est également sur les rails.
Plusieurs centaines d'associations et de sites internet ont proclamé ce mardi 11 février « le jour où nous contre-attaquons ». Ils proposent une charte internationale de 13 principes pour garantir les droits des citoyens face aux programmes de surveillance de masse.
Olivier Laurelli, connu sous le pseudonyme de Bluetouff, a été condamné à payer 3 000 euros d'amende pour avoir téléchargé des documents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire trouvés via le moteur de recherche.
Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du contrat contesté le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre et de Matignon.
Derrière l'attaque contre un important câble sous-marin, le SEA-ME-WE 4, se trouve le programme sans doute le plus inquiétant de tous ceux révélés par Edward Snowden. Son nom : QUANTUMINSERT. Il permet à la NSA d'installer, à des points névralgiques, un réseau de l'ombre quasiment invisible et indétectable. En France, Orange a décidé de porter plainte contre X.
Selon des documents fournis par Edward Snowden, une unité spéciale de hackers de l'agence américaine a introduit un virus dans le réseau informatique d'un consortium de seize sociétés – dont Orange –, gérant le câble sous-marin qui achemine les communications téléphoniques et internet depuis Marseille vers l'Afrique du Nord, les pays du Golfe et l'Asie.
Olivier Laurelli, journaliste et hacker connu sous le pseudonyme de « Bluetouff », comparaissait en appel pour avoir téléchargé des documents de l'Agence nationale de sécurité sanitaire référencés par Google. Devant des magistrats visiblement dépassés.
Le gendarme de la vie privée vient de publier une série de « recommandations » sur l'utilisation de ces mouchards informatiques installés dans les ordinateurs des internautes. La Cnil se réserve désormais le droit de lancer des procédures de sanction.