Le ministère de la défense a renouvelé le contrat équipant ses ordinateurs, au grand dam des défenseurs du logiciel libre. Sa signature initiale, contre l'avis d'un groupe d'experts de l'armée, avait suscité de nombreuses inquiétudes. En pleine affaire Snowden, le choix du géant américain interroge.
Le Conseil national du numérique s'est auto-saisi du fameux article 13 de la Loi de programmation militaire. Son président appelle à un « vrai débat » sur les questions de surveillance dans l'optique d'une grande loi annoncée pour 2014.
Branle-bas de combat des acteurs d'Internet contre la loi de programmation militaire : celle-ci organise l'accès des services de renseignements aux données électroniques. S'agit-il de la mise en place d'un « Prism » à la française ? C'est ce que dénoncent la plupart des acteurs de l'Internet quand les parlementaires parlent d'un renforcement des protections individuelles.
De l’affaire Prism au scandale Ikea en passant par les boîtes mails hackées des eurodéputés et les écoutes téléphoniques illégales, Mediapart explique les enjeux de cette surveillance généralisée et les recours que peuvent avoir les citoyens.
Les institutions européennes ne veulent pas entendre le message politique lancé par le hacker qui a piraté la messagerie du parlement, comme l'a révélé Mediapart. Et il semble hors de question de remettre en cause le partenariat (100 millions d'euros) unissant, depuis vingt ans, la commission européenne et Microsoft, à chaque fois renouvelé sans appel d'offres.
Des dizaines de milliers de mails et de données personnelles : un hacker a pénétré les messageries des députés européens pour faire la démonstration des immenses failles dans la sécurité informatique de l'institution. Il met en cause le choix de Microsoft qui équipe le Parlement et les « comportements catastrophiques » des élus. Malgré le scandale de la NSA, bon nombre d'institutions restent des passoires.
Louise Merzeau, universitaire et praticienne de la Toile, revient sur la question de “l'oubli numérique”, qui prétend délier brutalement l'internaute, au lieu de l'engager à bâtir un savoir-faire permettant d'agir plutôt que de subir...
Les révélations d'Edward Snowden reposent la délicate question de la régulation d'internet et de son modèle « multipartite ». Les organismes actuellement chargés de gérer le réseau, tous basés aux États-Unis, se réunissent à partir de mardi à Bali.
La fermeture du site Silk Road et l'arrestation de son propriétaire lèvent un coin du voile sur les méthodes employées par les agences américaines pour enquêter sur des réseaux et des sites réputés inviolables : enquête de terrain à l'ancienne, infiltration, surveillance...
Lors de son discours devant l'assemblée générale des Nations unies, la présidente Dilma Rousseff a prononcé un véritable réquisitoire contre le système d'espionnage révélé par Edward Snowden. Le pays a lancé une série de réformes visant à assurer sa souveraineté numérique. Mais ces ambitions ne sont pas sans risques pour le réseau mondial.
Le dépôt d'un amendement visant à accélerer le processus de transfert des pouvoirs de l'Hadopi au CSA, et à éviter un débat à l'Assemblée, a suscité une levée de boucliers contre le futur « CSAdopi ».
Les révélations du whistleblower ont mis en lumière une surveillance générale du net mais également une série d'outils permettant d'y retrouver un peu de confidentialité. Même si certains formats populaires, comme HTTPS ou SSL, pourraient eux-mêmes être corrompus...
Face au séisme provoqué par les révélations sur le système d'espionnage PRISM, les autorités américaines accentuent la pression sur ceux qui aident les « whistleblowers ». La semaine dernière, deux services d'emails chiffrés ont fermé afin de ne pas être contraints, par la justice, à collaborer avec le gouvernement.
OHM2013, l'un des principaux rassemblements de hackers, se termine ce dimanche, après quatre jours de débats et d'ateliers où la question de la démocratisation des outils informatiques a été au cœur des discussions. De notre envoyé spécial.
Lors du camp de hackers OHM 2013, qui se tient actuellement aux Pays-Bas, de nombreuses solutions ont été présentées pour assurer une diffusion sécurisée des informations, et l'anonymat des whistleblowers. De l'application Android jusqu'au projet visant à « chiffrer l'ensemble du web ».