Alors que les accusations visant le chanteur du groupe Rammstein font réagir jusqu’au gouvernement allemand, le festival Hellfest, qui se tient du 15 au 18 juin près de Nantes, assume mettre à l’affiche plusieurs artistes mis en cause pour des violences sexistes et sexuelles.
En décembre, des messages féministes et le livre d’Hélène Devynck en vitrine d’une librairie niçoise avaient été masqués par les forces de l’ordre lors de la visite de Gérald Darmanin. Assigné ce jeudi devant le tribunal administratif, le ministère de l’intérieur évoque un risque de troubles à l’ordre public.
La fondatrice de l’association Paye ton pinard a été déclarée coupable de diffamation, vendredi, après la plainte d’un collègue l’accusant d’avoir relayé des accusations d’agressions sexuelles. Une affaire emblématique des débats qui traversent le petit monde du vin naturel face à #MeToo.
Deux jeunes femmes ont déposé plainte pour dénoncer des faits de viol et de graves violences de la part du diplomate, en poste à Paris depuis 2017. Celui-ci dément ces accusations. Son immunité empêche toute poursuite. Mais après nos révélations, le quai d’Orsay a demandé au Liban d’y renoncer.
L’Éducation nationale protège-t-elle correctement les élèves ? Les procédures de signalement pour violences sexuelles ont été améliorées. Mais sur le terrain, les victimes et les témoins peinent à être entendus. Il y a peu d’enquêtes internes et la mutation reste la sanction principale.
L’enseignant du lycée privé Sévigné, qui réfute ces accusations, vient d’être suspendu provisoirement par l’établissement. Trois jeunes femmes l’accusent d’emprise et, pour deux d’entre elles, de violences sexuelles quand elles avaient 17 et 18 ans.
Il s’agit de la première décision de la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations, mise en place par le PS l’été dernier. Elle a invoqué les « valeurs du parti » pour sanctionner le maire de Saint-Éloy-les-Mines qui clame son innocence face aux deux plaintes déposées.
L’instrumentiste, licencié après une enquête interne du Conservatoire de Paris, a comparu, vendredi 26 mai, devant le tribunal judiciaire de Paris pour « agressions sexuelles », dont certaines sur mineur de 15 ans, et « harcèlement sexuel ». Les quatre plaignants sont tous des anciens élèves.
Malgré la « tolérance zéro » visée par le groupe, le dispositif d’enquête, largement aux mains de la direction, peine à convaincre. Les victimes et les élus du personnel regrettent des procédures trop peu transparentes et dommageables pour celles qui osent parler.
Le tribunal correctionnel de Genève « n’a pas été en mesure de se forger une intime conviction de culpabilité » et a acquitté l’islamologue faute de preuves suffisantes. La plaignante a annoncé son intention de faire appel.
Il avait laissé par mégarde un message sur le répondeur d’une plaignante pour « agression sexuelle » : ce fonctionnaire parisien risque désormais une amende. Selon nos informations, il n’a pas, à ce jour, été radié de la police. Malgré les promesses de Gérald Darmanin.
Dans leurs plaidoiries, les avocats de la plaignante et ceux du prévenu ont exposé leurs lectures irréconciliables de ce qui s’est produit il y a quinze ans : un viol ou le point de départ d’une machination. Le tribunal correctionnel de Genève doit trancher la semaine prochaine.
Le ministère public genevois a requis trois ans de prison pour viol, dont dix-huit mois ferme, contre l’islamologue. « Brigitte » est longuement revenue sur cette nuit à l’hôtel où elle a eu « peur de mourir » sous les coups.
Silence autour de l’affaire Depardieu, ouverture avec le dernier film de Maïwenn qui met en scène l’acteur Johnny Depp : l’industrie française du cinéma continue de résister aux luttes féministes et aux interpellations venues de la société.
Au premier jour de son procès, l’islamologue a nié tout rapport sexuel avec la plaignante, qu’il accuse de « harcèlement ». Il évoque un « piège », exploité par ses « ennemis idéologiques » pour lui nuire.
Après nos révélations de 2019 sur les accusations visant le comédien connu pour son rôle dans la série « Nos chers voisins », deux plaintes ont été déposées pour harcèlement et agression sexuelle par deux actrices de théâtre. Thierry Samitier qui nie les faits a été placé en garde à vue le 9 mai.