Cinq ans après #MeToo et à la veille de la journée nationale de mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles, l’historienne Christelle Taraud décortique les causes des féminicides en France et partout dans le monde, ce « crime de propriétaire ».
Depuis 2020, trente structures de prise en charge des auteurs de violences conjugales sont expérimentées sur le territoire, non sans susciter des polémiques. Au Québec et en Belgique, elles existent depuis des décennies, avec un impact documenté sur la baisse de la récidive.
Utilisés en France depuis deux ans, les bracelets antirapprochement complètent l’arsenal judiciaire contre les violences conjugales. Malgré de premiers retours prometteurs, des dysfonctionnements techniques et des réticences freinent leur montée en puissance.
Elles dénoncent des claques sur les fesses, des frôlements de poitrine, des propos sexistes répétés et une ambiance misogyne qui serait systématique au sein du complexe funéraire de Grammont. Malgré plusieurs alertes à la hiérarchie et à la Métropole, qui contrôle l’entreprise, la situation semble figée.
Sous pression et en proie à des tensions internes, l’Église catholique française s’est livrée lundi à un exercice de transparence très relatif sur les évêques mis en cause dans des dossiers de violences sexuelles. Après chaque scandale, l’institution promet de « tirer les leçons ». En vain.
La filiale low cost d’Air France est condamnée à verser à une hôtesse de l’air 11 300 euros de dommages et intérêts pour avoir sous-évalué de manière « flagrante » la gravité des faits reprochés à un commandant de bord.
La diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos intimes réalisées par un enseignant de l’Alliance française a suscité une immense émotion. Sur place, les victimes sont poursuivies pour « outrage public à la pudeur et complicité dans la publication d’images à caractère pornographique ». En France, l’homme est visé par une enquête pour « agression sexuelle sur mineurs ».
Malgré dix-sept témoignages d’étudiants, deux enseignants de l’université de Toulouse, radiés en 2019 pour harcèlement moral et sexuel, ont été relaxés par l’instance disciplinaire du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Le témoignage de la joueuse en ligne Maghla a suscité de très nombreuses réactions en évoquant un sexisme ordinaire et un harcèlement ciblé en ligne parfois très violent. Un phénomène ancien et jamais suffisamment pris au sérieux.
La société des journalistes de la rédaction de « Sept à huit » a saisi sa direction après la diffusion de l’entretien d’Emmanuelle Seigner, la femme de Roman Polanski, accusé de viols. Dans sa réponse, le producteur de l’émission de TF1, Emmanuel Chain, dénonce un « procès en sorcellerie » et estime que « le portrait n’est pas un lieu d’inquisition ».
Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a confirmé que le fonctionnaire parisien auteur de propos insultants à l’encontre d’une plaignante pour agression sexuelle sera radié. Une décision hors normes et qui fait grincer dans l’institution policière.
Jugé lundi pour corruption de mineurs sur deux jeunes de 15 ans et un autre de 16 ans, l’animateur de CNews a juré n’avoir pas d’attrait pour les enfants. Sa défense, torpillée par le procureur, paraît bien fragile.
La justice pénale est-elle la seule boussole contre les violences de genre ? Quel rôle pour les médias ? Quelle déontologie pour les partis politiques ? Avec la députée Clémentine Autain, la chanteuse Mathilde, les avocates Anne Bouillon et Sophie Obadia.
Cinq ans après #MeToo, Mediapart reçoit cinq femmes qui ont brisé le silence et l’omerta, et dénoncé des violences sexuelles. Avec Camille Kouchner, Axelle Jah Njiké, Hélène Devynck, Hanane Ameqrane et Sarah Abitbol.
Cinq ans après le déclenchement du mouvement #MeToo, quelles victoires, quelles résistances ? Avec Christelle Taraud, historienne, Marie Moïse, chercheuse et activiste italienne, et Lissell Quiroz, historienne spécialiste des mouvements féministes en Amérique latine.
Le 5 octobre 2017, un mot-dièse va faire le tour de la planète : #MeToo (« moi aussi »), une expression pour dire haut et fort les violences sexistes et sexuelles. Cinq ans plus tard, les rapports de domination, de pouvoir, ont-ils vraiment changé ?