Critique de cinéma. Ancien rédacteur en chef des " Cahiers du cinéma ". Critique pour " Mediapart " depuis 2010.

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Ses Derniers articles

  • « The Lobster », le homard pince-sans-rire

    Par Emmanuel Burdeau

    The Lobster, du Grec Yorgos Lanthimos, sort aujourd'hui en salle : un hôtel pour trouver l'amour ou être transformé en animal, des célibataires retirés en forêt, des usages mystérieux… En creux, ça parle bien sûr de la Grèce en crise, mais plus largement de sociétés prétendant avoir la main sur tout, y compris sur les affects.

  • « Birdman » : les effets super-réalistes d'Iñárritu

    Par Emmanuel Burdeau

    Sortie en salle de Birdman d'Alejandro González Iñárritu, quelques jours après son triomphe aux Oscars. Une ex-star de Hollywood monte Raymond Carver à Broadway. Affres, rivalités, angoisses de la première. Le tout en un seul plan-séquence donnant à repenser les rapports entre théâtre et cinéma, à l'ère du tout numérique.

  • «American Sniper»: tours et retours de Clint Eastwood

    Par Emmanuel Burdeau

    Mercredi 18 sort en France American Sniper, le nouveau film de Clint Eastwood. Immense carton aux États-Unis, le film y suscite également une vive polémique. Tentative d'y voir clair, en replaçant ce portrait du « sniper le plus redoutable de l'armée américaine » dans la double perspective de l'œuvre d'Eastwood et d'un cinéma contemporain dominé par le biopic.

  • Appelez-moi le chef !

    Par Emmanuel Burdeau

    Lancement de Chefs sur France 2, avec Clovis Cornillac en grand cuisinier jusqu'au-boutiste. Une belle série française, précise et drôle : cela se fête. Et lancement sur AMC de Better Call Saul, spin-off très attendu de Breaking Bad. L'occasion de relancer notre « Série Séries » et d'un petit point sur l'état du genre, en France et aux États-Unis.

  • «Phoenix»: ruines de la guerre, renaissance de l'image

    Par Emmanuel Burdeau

    Sorti le 28 janvier, Phoenix est le nouveau film de l'Allemand Christian Petzold, trois ans après le succès de Barbara. Toujours avec Nina Hoss, l'histoire d'un retour des camps, d'un visage reconstruit, d'une supercherie. Ou comment faire renaître l'image de ses cendres.

  • « Foxcatcher » : qui gagne perd

    Par Emmanuel Burdeau

    Sorti le 21 janvier, Foxcatcher raconte une histoire vraie, celle du milliardaire John E. du Pont et des frères Schultz, champions de lutte libre. Après Truman Capote et Le Stratège, Bennett Miller continue de s'intéresser aux personnages de mentor et au thème de la victoire impossible. Et confirme qu'il est un des rares grands cinéastes américains apparus récemment.

  • « La Rançon de la gloire » : Beauvois salue Chaplin

    Par Emmanuel Burdeau

    Une semaine après Abel Ferrara et Pier Paolo Pasolini, c'est au tour de Xavier Beauvois de rendre hommage à un grand cinéaste. Dans La Rançon de la gloire (en salle depuis le 7 janvier), l'auteur de Des hommes et des dieux raconte l'histoire des deux hommes qui, il y a trente-cinq ans, volèrent le cercueil de Charlie Chaplin. Derrière le fait divers, un bel autoportrait du cinéaste, placé sous le double signe de la profanation et du salut.

  • Le «Pasolini» d'Abel Ferrara : exercice d'admiration

    Par Emmanuel Burdeau

    En salle depuis une semaine, le Pasolini d'Abel Ferrara s'arrête sur la dernière journée du cinéaste et poète italien pour proposer un portrait à la fois amoureux et ouvert, un exercice d'admiration qui est aussi un superbe film.

  • Claude Sautet a contourné l'abîme, dommage !

    Par Emmanuel Burdeau

    Ressortie en salle de quatre films de Claude Sautet du début des années 1970, en même temps que se tient à la Cinémathèque française une rétrospective intégrale de son œuvre. Mais qu'est-ce qui énerve toujours chez Sautet, au-delà de l'éloge que vient d'en faire Zemmour ?

  • Abel Ferrara : « Jamais je ne jugerai Pasolini ou DSK »

    Par Emmanuel Burdeau
    Willem Dafoe, dans « Pasolini » Willem Dafoe, dans « Pasolini »

    Le cinéaste américain est récemment allé à la rencontre d'étudiants en cinéma. Au Café des Images d'Hérouville-Saint-Clair, à l'Université de Caen puis à Nantes, Abel Ferrara a évoqué sa passion pour Pier Paolo Pasolini et est revenu sur Welcome to New York, Dominique Strauss-Kahn et Gérard Depardieu… Il a parlé de « son » acteur, Willem Dafoe, raconté sa conversion au bouddhisme et le trajet d'une œuvre qui, longtemps dominée par les ténèbres, se tourne à présent vers la lumière.