Emmanuel Burdeau

Critique de cinéma. Ancien rédacteur en chef des " Cahiers du cinéma ". Critique pour " Mediapart " depuis 2010.

Voir ses activités dans le club

Ses Derniers articles

  • «Moi, Daniel Blake»: lui, Ken Loach et la peur de l’art

    Par
    dave-johns-et-hayley-squires-dernie-re-sce-ne

    Cela fait trop longtemps que les films de Ken Loach sont regardés davantage pour leur contenu politique que pour leurs propriétés cinématographiques. La sortie de Moi, Daniel Blake est l’occasion idéale pour inverser la tendance.

  • «Daech, le cinéma et la mort»: la ruse de Comolli

    Par
    Une image de «Flames of War», documentaire de propagande de 55 minutes diffusé par Daech. Les photos reproduites dans cet article ne sont pas issues du livre de Jean-Louis Comolli. Une image de «Flames of War», documentaire de propagande de 55 minutes diffusé par Daech. Les photos reproduites dans cet article ne sont pas issues du livre de Jean-Louis Comolli.

    Le cinéaste, critique et théoricien Jean-Louis Comolli a vu les vidéos de propagande produites et diffusées par l’État islamique. Un essai en est ressorti.

  • «Toni Erdmann», comédie nue

    Par
    Ines (Sandra Hüller) et le kukeri, dans " Toni Erdmann " Ines (Sandra Hüller) et le kukeri, dans " Toni Erdmann "

    Sorti en salle mi-août, Toni Erdmann vient de dépasser les 300 000 spectateurs en France, tout en restant disponible sur plus de 200 copies. Il était temps de rendre compte de ce beau film réalisé par la cinéaste allemande Maren Ade, qui a enchanté le festival de Cannes et met à nu la place du rire dans les rouages du contemporain.

  • Des fêtes de Bonello: défense de «Nocturama»

    Par
    jeanne-d-arc-copie

    Le nouveau film de Bertrand Bonello est en salle depuis le 31 août. Son sujet : le terrorisme en France, Paris sous les bombes, rien que cela. Nocturama suscite logiquement le débat, pour sa forme jugée trop lisse, et pour son propos, jugé à contretemps. Mettons en balance la politique de l'auteur avec la politique tout court.

  • «Rester vertical»: les jeux du désir d'Alain Guiraudie

    Par
    Damien Bonnard et Laure Calamy, dans « Rester Vertical » Damien Bonnard et Laure Calamy, dans « Rester Vertical »

    Rester vertical est en salle depuis mercredi 24 août. Un cinéaste peine à écrire le scénario de son nouveau film. Sur les routes de France, il croise et recroise une jeune bergère, un paysan, un éphèbe et un vieillard. Quel rapport peut-il y avoir entre le désir de faire un film et le désir tout court ? Trois ans après le triomphe de L'Inconnu du lac, Alain Guiraudie revient. Toujours aussi inquiet, toujours aussi grand.

  • Michael Cimino ouvre «La Porte du Paradis»

    Par
    Isabelle Huppert et Kris Kristofferson Isabelle Huppert et Kris Kristofferson

    Le réalisateur américain est mort samedi 2 juillet à l'âge de 77 ans. Il restera l'auteur de deux chefs-d'œuvre, Voyage au bout de l'enfer et La Porte du paradis. Retour dans l'enfer de la carrière du cinéaste.

  • «Baron Noir», entre gris clair et gris foncé

    Par
    Kad Merad, dans « Baron Noir » Kad Merad, dans « Baron Noir »

    Manœuvres, coups bas et ambitions nationales : la réussite de la série française Baron noir, avec Kad Merad, Niels Arestrup et Anna Mouglalis dans les rôles principaux, tient à un curieux mélange de cynisme, de cruauté et de croyance intacte en la politique. 

  • Mikhaël Hers cisèle «Ce sentiment de l'été»

    Par
    cse-zoelawrencerooftopnycetal1-nordouestfilm-copie

    Sortie en salle du deuxième film, longtemps attendu, de Mikhaël Hers : Ce sentiment de l'été. Entre Paris, New York et Berlin : deuil, retrouvailles et ciel bleu. Un beau film dans le genre « français », à la fois délicat, triste et gai. Comme un anti-Desplechin.

  • Roschdy Zem réussit son «Chocolat»

    Par
    Omar Sy et James Thierrée, dans « Chocolat », de Roschdy Zem Omar Sy et James Thierrée, dans « Chocolat », de Roschdy Zem

    Roschdy Zem raconte le destin du premier artiste noir de la scène, qui, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, invente avec son acolyte George Footit le tandem du clown blanc et de l’auguste. James Thierrée et Omar Sy représentent à eux deux l'amour du spectacle et les formes paradoxales du racisme : une remarquable réussite dans le ciel sombre du cinéma commercial français.

  • «Made in France» et «Salafistes»: de la terreur à l'écran

    Par
    Une image de Made in France, de Nicolas Boukhrief Une image de Made in France, de Nicolas Boukhrief

    Sortie de deux films traitant du terrorisme islamiste : Salafistes, documentaire de François Margolin et Lemine Ould M. Salem, et Made in France, fiction de Nicolas Boukhrief. Deux films qui partagent un sort injuste et une question : comment filmer l'« ennemi » ?