Emmanuel Burdeau

Critique de cinéma. Ancien rédacteur en chef des " Cahiers du cinéma ". Critique pour " Mediapart " depuis 2010.

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Ses Derniers articles

  • «“The Birth of a Nation” met en cause la mémoire nationale» des Etats-Unis

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    Nate Parker, « The Birth of a Nation », 2016. Nate Parker, « The Birth of a Nation », 2016.

    À l'occasion de la sortie du film de Nate Parker, consacré à un esclave noir meneur d’une révolte sanglante, Mediapart s'est entretenu avec Sylvie Laurent. L'américaniste replace ce film dans l'histoire du cinéma américain depuis D.W. Griffith, mais aussi dans celle, entachée d'une accusation de viol, de son auteur, ainsi que dans l'actualité des polémiques hollywoodiennes autour de la question de la reconnaissance raciale.

  • «Sully», un miracle de Clint Eastwood

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    Le nouveau film de Clint Eastwood est l'adaptation d'un fait divers survenu début 2009, le miraculeux amerrissage en urgence d'un avion sur l'Hudson. Trente-cinquième long métrage de son auteur, Sully affine le portrait du héros eastwoodien, entre modestie, ubiquité et ambiguïté. Une merveille, avec Tom Hanks dans le rôle-titre.

  • «Moi, Daniel Blake»: lui, Ken Loach et la peur de l’art

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    Cela fait trop longtemps que les films de Ken Loach sont regardés davantage pour leur contenu politique que pour leurs propriétés cinématographiques. La sortie de Moi, Daniel Blake est l’occasion idéale pour inverser la tendance.

  • «Daech, le cinéma et la mort»: la ruse de Comolli

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    Une image de «Flames of War», documentaire de propagande de 55 minutes diffusé par Daech. Les photos reproduites dans cet article ne sont pas issues du livre de Jean-Louis Comolli. Une image de «Flames of War», documentaire de propagande de 55 minutes diffusé par Daech. Les photos reproduites dans cet article ne sont pas issues du livre de Jean-Louis Comolli.

    Le cinéaste, critique et théoricien Jean-Louis Comolli a vu les vidéos de propagande produites et diffusées par l’État islamique. Un essai en est ressorti.

  • «Toni Erdmann», comédie nue

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    Ines (Sandra Hüller) et le kukeri, dans " Toni Erdmann " Ines (Sandra Hüller) et le kukeri, dans " Toni Erdmann "

    Sorti en salle mi-août, Toni Erdmann vient de dépasser les 300 000 spectateurs en France, tout en restant disponible sur plus de 200 copies. Il était temps de rendre compte de ce beau film réalisé par la cinéaste allemande Maren Ade, qui a enchanté le festival de Cannes et met à nu la place du rire dans les rouages du contemporain.

  • Des fêtes de Bonello: défense de «Nocturama»

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    Le nouveau film de Bertrand Bonello est en salle depuis le 31 août. Son sujet : le terrorisme en France, Paris sous les bombes, rien que cela. Nocturama suscite logiquement le débat, pour sa forme jugée trop lisse, et pour son propos, jugé à contretemps. Mettons en balance la politique de l'auteur avec la politique tout court.

  • «Rester vertical»: les jeux du désir d'Alain Guiraudie

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    Damien Bonnard et Laure Calamy, dans « Rester Vertical » Damien Bonnard et Laure Calamy, dans « Rester Vertical »

    Rester vertical est en salle depuis mercredi 24 août. Un cinéaste peine à écrire le scénario de son nouveau film. Sur les routes de France, il croise et recroise une jeune bergère, un paysan, un éphèbe et un vieillard. Quel rapport peut-il y avoir entre le désir de faire un film et le désir tout court ? Trois ans après le triomphe de L'Inconnu du lac, Alain Guiraudie revient. Toujours aussi inquiet, toujours aussi grand.

  • Michael Cimino ouvre «La Porte du Paradis»

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    Isabelle Huppert et Kris Kristofferson Isabelle Huppert et Kris Kristofferson

    Le réalisateur américain est mort samedi 2 juillet à l'âge de 77 ans. Il restera l'auteur de deux chefs-d'œuvre, Voyage au bout de l'enfer et La Porte du paradis. Retour dans l'enfer de la carrière du cinéaste.

  • «Baron Noir», entre gris clair et gris foncé

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    Kad Merad, dans « Baron Noir » Kad Merad, dans « Baron Noir »

    Manœuvres, coups bas et ambitions nationales : la réussite de la série française Baron noir, avec Kad Merad, Niels Arestrup et Anna Mouglalis dans les rôles principaux, tient à un curieux mélange de cynisme, de cruauté et de croyance intacte en la politique. 

  • Mikhaël Hers cisèle «Ce sentiment de l'été»

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    Sortie en salle du deuxième film, longtemps attendu, de Mikhaël Hers : Ce sentiment de l'été. Entre Paris, New York et Berlin : deuil, retrouvailles et ciel bleu. Un beau film dans le genre « français », à la fois délicat, triste et gai. Comme un anti-Desplechin.