Journaliste. Diplômée de l'Institut pratique du journalisme (IPJ Paris-Dauphine), j'ai travaillé au Bondy blog et au Monde, entre autres. J'ai rejoint Mediapart en 2015 pour traiter des questions d'éducation. Désormais je m'occupe des questions liées à la pauvreté.
J'ai aussi écrit un livre, "Des voix derrière le voile" (Premier parallèle, 2015) et un roman collectif "Le retour du roi Jibril" (L'Iconoclaste, 2025). Vous pouvez m'écrire à faiza.zerouala@mediapart.fr
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Avec un taux de réussite provisoire de 91,5 %, le bac 2020 enregistre le plus haut score jamais connu en avant le rattrapage. Ce cru exceptionnel, bouleversé par le coronavirus, relance le vieux débat sur un examen « au rabais ». Faux, rétorquent les chercheurs et enseignants interrogés.
Fer de lance de la mobilisation contre les violences policières et le racisme en France, le comité La vérité pour Adama s’inscrit dans la continuité des luttes de l’immigration et des quartiers populaires. La parole aux « anciens ».
Deux lycéens d’Hélène-Boucher, dans le XXe arrondissement à Paris, mineurs, ont été placés en garde à vue ce 29 juin, pour « des dégradations par un moyen dangereux pour les personnes ». La proviseure a porté plainte alors qu’une sanction disciplinaire a déjà été prononcée à l’encontre des lycéens.
Fin de la distanciation physique à l’école maternelle, assouplissement des règles en élémentaire, port du masque au collège… Jean-Michel Blanquer a présenté le nouveau protocole sanitaire. Sur le terrain, les directeurs d’écoles sont soulagés mais épuisés.
Classes trop exiguës, effectifs réduits, manque de personnels de nettoyage pour désinfecter les écoles, protocole sanitaire strict, inquiétudes des parents : les freins à la reprise de l’école sont multiples. Une partie de la presse se focalise sur les 5 % d’enseignants qui n’ont pas donné signe de vie ou presque pendant le confinement et après. Injuste, disent syndicats et professeurs.
Étudiante, Assma s’est vu interdire l’accès à un cours de boxe à cause de son voile. Simple « mésaventure », selon la présidence de l’université qui n’a pas sanctionné l’enseignant qui n’en était pas à son premier refus.
En première ligne pour gérer la crise sanitaire et la fermeture des établissements, le ministre de l’éducation nationale a multiplié les sorties hasardeuses et a été contredit par l’exécutif à de multiples reprises, ce qui a pu donner l'impression d’un manque de maîtrise de la situation. Récit de ces semaines mouvementées.
Plusieurs milliers de lycéens candidats à une classe préparatoire au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, ont vu leur dossier pour Parcoursup fuiter, selon nos informations. Toutes leurs données confidentielles ont été visibles par des tiers.
Deux chercheurs ont réalisé une étude auprès de 30 000 parents contactés par voie électronique à travers les établissements scolaires, qui confirme l’existence d’une fracture pédagogique entre parents favorisés et défavorisés. La fracture numérique se surajoute à ces difficultés.
Un million et demi d’élèves, sur un total 6,7 millions, retrouvent l’école primaire après huit semaines d’interruption. Le retour est progressif et les petits effectifs permettent le respect des gestes barrières. Une enseignante, une directrice d’école et une Atsem racontent cette rentrée.
Après deux mois de confinement et d’enseignement à distance, une partie des enfants va retourner en classe. Les règles de sécurité sanitaire établies sont strictes mais cela ne suffit pas à rassurer certains parents. D’autres ont envie de tenter un retour.
Le retour à l’école est prévu pour une partie des élèves le 11 mai. Interrogées par Mediapart, deux directrices d’école racontent les conditions drastiques qu’elles doivent mettre en place et font part de leur inquiétude concernant les plus en difficulté scolaire.
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Raconter son parcours quand on est transclasse, soit. Mais autant ne pas piétiner la sociologie au passage. Se livrer dans ces récits de vie sans rappeler le poids des déterminismes sociaux, politiser la question et interroger l’incapacité de notre système scolaire à être autre chose qu’une machine à reproduire les inégalités, cela n'a pas vraiment de sens.
Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche des portes du pouvoir. Cet entre-deux-tours met nos nerfs à rudes épreuves et nous place dans un dilemme inconfortable. Mais l'urgence de lui barrer la route prime.
Hier soir, en sortant d'un restaurant, un ami me propose de me déposer en voiture pour continuer à discuter. Nous sommes quatre. Un écrivain, une actrice, un comédien et moi, journaliste. Nous sommes quatre Arabes. Je ne sais pas pourquoi je le précise mais peut-être que cette donnée a de l’importance pour la suite de l’histoire. Récit d'un contrôle policier ordinaire... pour des Arabes !
C’est une mesure symbolique. L’extension de la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux nés français, concept inflammable au possible, figure bien dans le projet de loi constitutionnelle de « protection de la Nation ». Mais, rassurons-nous, il ne s’agit que d’une mesure « symbolique » selon le terme employé par Manuel Valls.