Après avoir passé près de 13 ans au Nouvel Observateur, j'ai rejoint Mediapart en novembre 2012. Je suis en charge des sujets liés aux libertés publiques.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Après plus de trois ans de débats et de campagnes de lobbying intenses, les députés européens ont adopté une réforme particulièrement répressive. Les plateformes devront payer un nouveau « droit voisin » pour l’utilisation de la moindre citation d’un article et mettre en place des dispositifs de filtrage automatique des contenus.
Pour ce troisième article de notre série consacrée aux algorithmes et à l’État, Mediapart s’intéresse à l’histoire de l’utilisation des chiffres par les pouvoirs publics, à la naissance du concept de probabilité et à son rôle joué dans le processus de numérisation de la société depuis « l’homme moyen » de Quételet au XIXe siècle, jusqu’aux algorithmes bayésiens contemporains.
Deuxième article d’une série consacrée aux algorithmes et à leur utilisation par les pouvoirs publics. Pour le sociologue Dominique Cardon, l’algorithme accompagne l’évolution d’une société marquée par une individualisation des rapports et une dérive vers la méritocratie.
Le Parlement européen planche depuis janvier 2015 sur un projet de réforme de la législation sur le droit d'auteur, dont l'adoption est paralysée par une intense bataille de lobbying. D'un côté, l'industrie de la culture et les grands éditeurs de presse. De l'autre, les associations, les éditeurs de presse indépendants et les géants du Net.
Après la fusillade qui a fait sept blessés à Beaune, beaucoup d’habitants du quartier Saint-Jacques ne comprennent pas pourquoi il a fallu tant de temps pour reconnaître le caractère raciste des faits. « On veut être considérés comme des victimes et pas comme des coupables », affirme à Mediapart un des blessés. « C’est une double violence, après celle de l’attaque dont ils ont été victimes », juge Dominique Sopo, de SOS-Racisme.
Dans la nuit du 29 au 30 juillet, les deux occupants d'un véhicule tiraient au fusil de chasse sur des jeunes, faisant sept blessés dont un grave, après leur avoir lancé des insultes racistes. Ils ont été interpellés vendredi, alors que se tenait à Beaune un rassemblement de soutien. Le procureur confirme le caractère raciste de l'attaque, comme le réclamaient les victimes.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les occupants d’un véhicule ont ouvert le feu sur une quinzaine de jeunes du quartier Saint-Jacques, à Beaune (Côte-d'Or), faisant sept blessés dont un grave. Plus tôt dans la nuit, une autre voiture avait foncé sur le même groupe, faisant quelques blessés légers. Les victimes et des témoins affirment que les assaillants proféraient des insultes racistes. Le parquet explique ne privilégier aucune piste.
Cette réforme prévoit notamment de créer une nouvelle procédure de référé permettant, durant les périodes électorales, de demander au juge le retrait sous 48 heures de « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable » qui serait diffusée « de manière délibérée, de manière artificielle ou automatisée » et « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».
À l’occasion du vote de la loi de programmation militaire pour 2019-2025, le gouvernement a fait passer un amendement permettant aux services de renseignement intérieurs de consulter, sous certaines conditions, les données collectées par les services de renseignement extérieurs.
Un groupe de 19 parlementaires a déposé un projet de « charte du numérique », visant à donner une valeur constitutionnelle à de grands principes généraux déjà protégés par certains textes, comme la neutralité du Net, le droit à l’accès à Internet, la protection des données personnelles ou encore la liberté d’expression.
Depuis les attentats de 2015, les chercheurs sont confrontés à des pressions de plus en plus fortes visant à les mettre à contribution dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Au CNRS, la signature d’un partenariat avec le renseignement militaire a déclenché la colère des universitaires. Une pétition a été adressée à la direction.
En huit heures de discussions confuses et tendues, les députés n’ont examiné qu’une cinquantaine des amendements déposés sur le projet de loi de lutte contre la manipulation de l’information. Ce texte, qui propose une définition de la « fausse information », est critiqué de toutes parts.
Tous ses billets de blogs
Le Club de Mediapart
Participez au débat
Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Le mois dernier, se tenait à Berlin la conférence annuelle de la Berliner Gazette intitulée « TACIT FUTURES ». Durant trois jours, journalistes, codeurs, hacktivistes, artistes… étaient invités à travailler sur les concepts de mouvement, de flux à la fois de personnes de biens ou d’argent, à l’heure du big data et des algorithmes prédictifs.
Comme chaque année, plusieurs associations de différents pays, ont fêté le 1er janvier la « Journée du domaine public », célébrant l’entrée dans le domaine public d’œuvres incontournables qui se trouvent, à cette date, libérées de leur législation nationale sur les droits d’auteur.