Dossier: Sciences-Po, la fuite en avant et les scandales

Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques, est renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire et financière, dans l'affaire du salaire de l'ancien directeur Richard Descoings, décédé en 2012. Nos enquêtes sur le sujet.

Les dirigeants de Sciences-Po touchent des superbonus

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Les directeurs de Sciences-Po ont gagné en moyenne 142.391 euros cette année. Des primes de plusieurs centaines de milliers d'euros par an aux cadres dirigeants, et une gestion des bonus des salariés des plus opaques: Richard Descoings entame son quatrième mandat à la tête d'une institution plus bling bling que jamais.

Sciences-Po: Richard Descoings s'explique sur les superbonus

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Pour la première fois après les révélations de Mediapart sur les faramineux salaires et primes de la direction, Richard Descoings prend la parole pour défendre sa politique salariale, dans une lettre adressée aux salariés de Sciences-Po. Il reconnaît toucher un salaire annuel d’environ 500.000 euros. Selon nos calculs, il empoche une prime annuelle de résultat de 175.000 euros.

A Sciences-Po, la succession s'organise dans un climat pesant

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Les candidats à la succession de Richard Descoings, décédé en avril, ont jusqu'au 15 juin pour se faire connaître. En interne, certains critiquent l'opacité et le verrouillage du mode de sélection. 

Sciences-Po: et maintenant, la Restauration

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Frédéric Mion, actuel secrétaire général de Canal+, a été nommé vendredi directeur de Sciences-Po. Son parcours, ses liens avec la précédente équipe en font un homme du sérail. Ce choix pour une école ravagée par une année de crise est vivement contesté.

Sciences-Po : le départ de Casanova et Pébereau à nouveau exigé en AG

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Mercredi, la ministre a annoncé la nomination de Jean Gaeremynck comme administrateur provisoire. Les personnels de Sciences-Po, rejoints par les représentants des étudiants, ont à nouveau demandé le départ de leurs dirigeants.

Sciences-Po : l'État sonne la fin de la récréation

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Après la publication d'un rapport accablant, la Cour des comptes a annoncé la saisine de la cour de discipline budgétaire et financière. L'État a décidé de reprendre la main : un administrateur provisoire va être nommé dans les prochains jours, mettant Hervé Crès hors-jeu. Récit d'une folle journée.

Les personnels de Sciences-Po réclament la démission des dirigeants

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Réunis ce mercredi en assemblée générale, plus d'une centaine de salariés de Sciences-Po ont voté une résolution demandant la démission de Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau. La procédure de passage en force pour imposer leur candidat Hervé Crès à la tête de l’école est pour eux nulle et non avenue.

Putsch et manœuvres à Sciences-Po

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L'élection d'Hervé Crès, ancien bras droit de Richard Descoings, à la tête de Sciences-Po apparaît comme un putsch savamment orchestré par le tandem de direction formé par Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau. L'Élysée et le ministère de l'enseignement supérieur, furieux de la manœuvre, doivent encore donner leur aval. La ministre Geneviève Fioraso brandit la menace de remettre en cause les subventions accordées à l'école.

La Cour des comptes dénonce les dérives financières de Sciences-Po

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La Cour des comptes livre une critique sévère des dérives financières de l'Institut d'études politiques de Paris dans un rapport révélé par Le Monde. Ses conclusions sèment le trouble jusqu'au sommet de l'État, où l'on évoque une « dimension un peu traumatique ». La Cour de discipline budgétaire et financière pourrait être saisie.

A Sciences-Po, il n'y a pas que les superbonus

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Après nos révélations sur les superbonus de ses dirigeants, la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume est en ébullition. Au CE qui s'est tenu jeudi, le bureau a carrément démissionné. Or, l'épluchage des comptes de Sciences-Po révèle d'autres surprises: factures de téléphone astronomiques, voyages et frais de mission de plusieurs millions d'euros chaque année...

Le directeur de Sciences-Po retrouvé mort à New York

Le directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, 53 ans, a été retrouvé mort dans une chambre d'hôtel de Manhattan par la police newyorkaise.

Le faux mail qui démissionnait Descoings de Sciences-Po

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Un faux message a fait croire à la démission de Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po, jeudi en fin d'après-midi.

Sciences-Po: des enseignants exigent des explications de Richard Descoings

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Soixante-dix chercheurs et enseignants-chercheurs de Sciences-Po s’en prennent aux super bonus des dirigeants de l'école et demandent l’organisation d’une assemblée générale, dans une lettre envoyée en fin de semaine dernière à Richard Descoings.

Quand Sciences-Po salarie son contrôleur

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Le magistrat de la Cour des comptes qui a lancé le contrôle de Sciences-Po est aussi salarié par la Fondation nationale des sciences politiques. Un conflit d'intérêts qui illustre les relations particulières entre l'école et la haute fonction publique.

Sciences-Po: un audit pointe le stress, l'opacité et la courtisanerie

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Mediapart s'est procuré le rapport d'audit sur la qualité de vie au travail à l'Institut d'études politiques de Paris, que le cabinet Technologia vient de remettre. Stress, dégradation des conditions de travail, opacité de fonctionnement, courtisaneries, peur: les experts dressent un portrait inquiétant de l'école d'élite française.

Sciences-Po: le système Descoings au scalpel

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Interview de Richard Descoings, 8 octobre 2009.

Sciences-Po sous toutes les coutures: financement, communication, ambiance, ressources humaines. Son prestige républicain, son flamboyant directeur, ses professeurs médiatiques, ses chercheurs innovants. Son clientélisme, ses discussions d'antichambre, son manque de concertation, sa personnalisation du pouvoir. Mediapart a consacré une longue enquête à la face cachée deSciences-Po. Où l'on découvre que l'envers du décor est parfois loin,très loin de la belle image renvoyée par l'établissement de la rueSaint-Guillaume.

Retour à Sciences-Po, un mois après l'enquête de Mediapart

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Où en est la situation à Sciences-Po un mois après l'enquête de Mediapart? Consultationinterne, conférence de presse du directeur communeavec sa ministre, Valérie Pécresse, devant un parterre de lycéens de ZEP,séances d'autopromotion sur le blog personnel de Richard Descoings:depuis le début du mois de novembre, la direction de l'établissement communique à tout-va, sur tousles fronts, tant en interne que vers l'extérieur.

Sciences-Po: une vertigineuse course aux financements

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Malgré son aspect bling-bling et un discours décomplexé sur le mécénat d'entreprise totalement assumé par sa direction, Sciences-Po est en réalité toujours majoritairement financé par l'Etat et les collectivités locales. Sans que ces subsides publics ne soient soumis à un réel contrôle. Prise dans une course effrénée aux financements, l'école multiplie les collaborations parfois très étroites avec les multinationales qui la soutiennent: pétrodollars, cursus Lagardère, bourses L'Oréal fleurissent rue Saint-Guillaume. Deuxième volet de notre enquête sur Sciences-Po.

Sciences-Po: bienvenue à la Cour du roi Richard!

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Interview de Richard Descoings, 8 octobre 2009.

Pourquoi s'intéresser à Sciences-Po ? Parce que c'est le modèle d'enseignement toujours brandi pour critiquer l'université et en déclarer la faillite. Premier volet de notre enquête: Richard Descoings règne en maître tout-puissant sur son école. En distribuant avantages matériels et «petites enveloppes», il a mis en place un «système de carottes», clientéliste et autoritaire.

Sciences-Po: une stratégie de communication qui élimine les questions gênantes

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Richard Descoings, 8 octobre 2009 (entretien: Sophie Dufau et Jade Lindgaard)

Entre Sciences-Po et lesmédias français, c'est la lune de miel. Très peu de voix critiques à son encontre se font entendre. Mais le prestige de l'école et son pouvoir d'attraction n'expliquent pas tout. Sous l'égide de son directeur, l'IEP a mis en place une stratégie de communication redoutablement efficace. Fin de notre enquête sur la rue Saint-Guillaume.

Sciences-Po: un «new management» version «management de la peur»

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Rémunérations des salariés liées à la satisfaction des étudiants, formulaires d'évaluation obligatoires, cours remplacés par des vidéos en ligne, américanisation des diplômes: Sciences-Po vit à l'heure du «new management». L'école se veut «une entreprise de services d'éducation». Cette mutation, accompagnée d'un cycle de réformes permanentes depuis 13 ans, a dégradé les conditions de travail des personnels dans l'indifférence générale. Certains d'entre eux dénoncent pourtant un «management de la terreur», fait de stress et de coups d'éclat permanents. Troisième volet de notre enquête sur Sciences-Po.

Egalité des chances: un discours, et après?

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Nicolas Sarkozy doit présenter, vendredi 24 avril, depuis la banlieue parisienne, son plan d'urgence pour l'emploi des jeunes. A Lille, le directeur de Sciences-Po dénonce l'absence de moyens concrets de l'Etat pour soutenir un programme de formation des lycéens d'origine défavorisée, malgré les promesses du plan sur l'égalité des chances.

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