Le récent rapport sénatorial sur le terrorisme et la présentation par le premier ministre du nouveau plan de lutte contre le terrorisme ont remis sur le devant de la scène la question de la gestion du salafisme par les pouvoirs publics. Mais la complexité de ce phénomène de radicalisation religieuse n’est pas encore prise en compte à sa juste mesure.
L’hôpital traverse une dépression collective qui le met en danger. Comment a-t-on pu en arriver là ? Par la faute de corporatismes étriqués, d’une haute fonction publique obsédée par la gestion budgétaire et de politiques qui ont multiplié les fausses promesses.
Le nouveau premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, vient de conclure avec le président érythréen Isaias Afwerki une déclaration de paix historique. Celle-ci n’a pas que des partisans à Addis-Abeba, où ceux qui ont confisqué pouvoir et richesse pendant des décennies ne rendent pas les armes.
Avec un amendement ajoutant la notion de « protection sociale » à la mention « sécurité sociale » dans la loi fondamentale, la majorité a déclenché une vague de protestations. Récusant toute tentative de démantèlement, le pouvoir va pourtant graver dans le marbre la fin de l’institution comme unique pivot de la solidarité nationale.
La semaine a commencé par un discours devant des parlementaires au Congrès de Versailles, suivi par la victoire des Bleus en demi-finale de la Coupe du monde ; elle se terminera par la fête nationale, qui pourrait se transformer en triomphe si la France remporte le trophée. Un alignement de planètes idéal pour un président en perte de vitesse, soucieux de redorer son image en convoquant les signes de l’absolutisme, de la révolution ou de la performance.
Édouard Philippe a de nouveau fait des promesses aux financiers internationaux pour attirer le secteur londonien vers Paris. Ce faisant, il trahit une incompréhension des risques d’une hypertrophie financière et cède au mirage d’un développement à la britannique.
La chute annoncée de la ville consacre la victoire de Bachar al-Assad et permet à ses alliés iraniens de s’approcher d’Israël. La présence de Téhéran en Syrie devient centrale, et fait enrager Washington. Trump et Poutine en discuteront le 16 juillet à Helsinki.
Hommage national aux Invalides, jeudi 12 juillet, pour Claude Lanzmann. L'écrivain-cinéaste récusait la mort, au nom d’une mission qu’il s’assignait : faire barrage contre l’amnésie, refuser que fût englouti ce qui n’avait pas laissé de traces et dont devait témoigner Shoah, immortel film-vigie-étalon…
Manifestations contre la vie chère, la chute de la monnaie, le manque d’eau… L’Iran est traversé par une grave agitation sociale, alors que Washington se prépare à lui déclarer une guerre commerciale terrible. L’idée de négociations directes avec « l’ennemi américain » commence à percer à Téhéran.
Le plan conçu par le conseiller et gendre de Trump pour fonder « l’accord du siècle » entre Israéliens et Palestiniens promis par le président américain est si déséquilibré en faveur d’Israël et si ignorant des acquis de deux décennies de négociations, mais aussi de l’Histoire et du contexte géopolitique, qu’il est pour l’instant jugé risqué de le dévoiler. Mediapart a tout de même tenté de le reconstituer.