Analyses

  • La rupture en sept jours de Barack Obama

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    Le nouveau président des Etats-Unis n'est installé à la Maison Blanche que depuis une semaine, mais il a déjà annoncé plusieurs mesures qui démontrent son intention de remplir ses promesses de campagne et d'orienter le pays dans une direction différente de celle des huit années précédentes. Nouveau rapport au monde, adresse aux musulmans, environnement, Proche-Orient et plus grande transparence: l'Europe est déjà prise de vitesse.

  • Les ravages du coup d'Etat permanent

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    Si Nicolas Sarkozy a quelques traits communs avec Napoléon III, c'est d'abord du fait des pouvoirs dont il use et que lui offre la Constitution de la Ve République. Omnipotence de l'Elysée, effacement de Matignon, inexistence du Parlement: d'un siècle à l'autre, les règles de cette monarchie républicaine sont presque toujours les mêmes, ce sont celles du «coup d'Etat permanent». Parti pris.

  • Carlos Ghosn et Sergio Marchionne: deux visions de la crise automobile

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    L'industrie automobile traverse une "tempête parfaite". La crise financière a mis en évidence la fragilité d'un secteur clef de l'économie mondiale, victime de la paralysie du crédit et de la grève des consommateurs. Mais elle pose aussi la question d'un modèle économique qui, même chez le nouveau numéro mondial Toyota, semble à bout de souffle, à l'aube d'un saut technologique majeur. Carlos Ghosn, patron de Renault et Nissan, et Sergio Marchionne, développent manifestement deux visions très différentes de cette crise. Présentation et analyse.
  • Société générale: la fuite en avant de Jérôme Kerviel

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    A l'été 2008, Jérôme Kerviel décidait brutalement de changer de stratégie afin de prolonger l'enquête des juges sur la perte historique (5 milliards d'euros!) qu'il avait fait subir à la Société générale. Six mois plus tard, alors que le dossier vient d'être clôturé, le trader a échoué à entraîner la direction de la banque dans sa chute. Loin d'apporter du crédit à ses accusations, les investigations ont au contraire mis au jour un homme prêt à tout pour échapper à ses responsabilités.
  • Il y a du Napoléon le Petit chez le petit Nicolas

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    C'est un effet de mode: plusieurs médias français et étrangers, dans la foulée d'un livre du chroniqueur politique Alain Duhamel, présentent Nicolas Sarkozy sous les traits avantageux d'un «Nicolas Bonaparte», premier consul conquérant, à la veille de construire un empire. S'il faut se replonger dans le passé pour mieux décrypter le présent, c'est pourtant une autre comparaison qui vient à l'esprit: Nicolas Sarkozy est plutôt l'héritier de Napoléon le Petit. Car si la crise démocratique française est à ce point profonde, si le capitalisme français est à ce point atypique, si la presse est à ce point la propriété des obligés du Palais, c'est parce que l'actuel chef de l'Etat est l'héritier d'une très vieille tradition française, celle de la monarchie républicaine, que le Second empire a longtemps incarnée. Analyse en six épisodes sur la crise de la démocratie et de l'économie sous Sarkozy le Petit.

  • La stratégie Obama est-elle importable en France?

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    Si le travail d'analyse du «think tank progressiste» Terra Nova sur la stratégie électorale d'Obama permet de saisir les ressorts de la «web-innovation» du nouveau président américain, les préconisations qu'il en retire pour la vie politique française laissent sceptique. Analyse et discussion avec le président de la fondation, Olivier Ferrand, ainsi qu'avec Benoît Thieulin, ex-animateur de la campagne sur Internet de Ségolène Royal.
  • Comment Laurent Nkunda a perdu la guerre au Congo

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    Le chef rebelle congolais, Laurent Nkunda, qui menaçait il y a peu encore de prendre Kinshasa, a été arrêté, jeudi 22 janvier, au Rwanda, à la suite d'une offensive des forces congolaises et rwandaises dans l'est de la RDC, après avoir tenté de se rallier au pouvoir central de Joseph Kabila. L'offensive militaire conjugée doit provoquer la défaite des réfugiés hutus du FDLR, qui sévissent dans la région depuis 1994. La fin de la guerre est-elle proche?

  • Les vrais faux sacrifices des banquiers français

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    Pour l'opinion publique, c'est une victoire politique de Nicolas Sarkozy: les banquiers, secourus par le gouvernement, ont accepté de renoncer à la part variable de leurs rémunérations pour 2008. Derrière l'annonce, de nombreuses zones d'ombre demeurent sur les réelles contreparties demandées par l'Etat en échange de l'apport de fonds publics. Ainsi, toute latitude demeure sur la distribution de stock-options, le versement de dividendes et la rémunération des traders...

  • Le jour où la Grèce fera faillite...

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    L'intervention massive des Etats pour renflouer les systèmes bancaires et relancer une machine économique menacée de paralysie durable se traduit par une envolée des déficits budgétaires et un gonflement de la dette publique. Mais tous les pays ne sont pas égaux face au choc de la crise financière mondiale. Pour les plus vulnérables d'entre eux, y compris au sein de la zone euro, on ne peut écarter un scénario catastrophe. Or, l'Union européenne n'est pas équipée pour faire face au défaut de paiement ou à la défaillance sur sa dette d'un pays membre, même participant à la monnaie unique. Dossier.
  • Obama, enquête sur un itinéraire intellectuel atypique

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    Barack Obama est devenu aujourd'hui le 44e président des Etats-Unis. Vous pouvez lire ici son discours d'investiture (en anglais). Mais ce n'est pas en observant son programme à la loupe qu'on peut se faire l'idée la plus juste de la personnalité intellectuelle de Barack Obama. Il faut pour cela retracer tout son parcours, du milieu familial marqué par sa mère anthropologue jusqu'à ses années de formation sociale puis politique à Chicago. Apparaît alors le premier président américain directement issu de la seule tradition philosophique spécifiquement américaine, le pragmatisme, véritable creuset, depuis plus d'un siècle, du progressisme.