Le parquet de Paris a requis un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende contre Jean-Yves Adam, ex-haut gradé de la préfecture de police qui comparaissait jeudi pour « trafic d’influence », « violation du secret professionnel » et « recel d’abus de biens sociaux » en compagnie de quatre potentiels complices.
Lors de la deuxième journée d’audience, dans une salle d’audience à moitié vide, le président a posé la question du visionnage des images de l’attaque au camion sur la promenade des Anglais le 14 juillet 2016. « Cela fait partie de ce qu’on va juger. Mais est-ce que cela a un intérêt pour la compréhension des faits ? Pour les accusés ? Pour les victimes ? », s’est interrogé le président.
Jennifer Richard livre le troisième volet de sa fresque des déploiements mortifères de l’impérialisme en Afrique centrale au tournant du XXe siècle. Voici la geste kaléidoscopique de l’ensauvagement du monde par un capitalisme inventeur de la race.
La visite du ministre Gérald Darmanin dans le dernier-né des départements français est la dernière manifestation en date de la gouvernance postcoloniale de ce territoire, analysée dans un ouvrage à paraître dans quelques jours.
Le premier roman de Sarah Jollien-Fardel raconte la vie d’une femme empêchée de vivre. À la fois récit de transfuge, d’emprise patriarcale et d’exploration de la sexualité féminine, c’est une histoire de la violence épurée de tout sentimentalisme.
Une somme fertile de l’universitaire Vincent Berthelier, « Le Style réactionnaire », propose un panorama politique et littéraire des usages de l’écriture par une certaine droite extrême française, de Maurras à Houellebecq. Passionnant et discutable.
Dans son premier roman, « Nos silences sont immenses », Sarah Ghoula propose une plongée dans le sud de l’Algérie coloniale, aux confins du désert, avec une jeune guérisseuse douée. Dans ce texte sur la transmission, l’autrice convoque les mythes et légendes de la tradition orale et raconte la lutte pour préserver ces héritages.
Trois recueils bilingues de poésie, de Maya Angelou, Audre Lorde et Kae Tempest, montrent que la traduction poétique ne se place pas nécessairement dans des cases rigides ; si impossible soit-elle, cette tâche est indispensable.
« La Nuit du 12 » s’impose comme l’un des succès de l’été dans les salles. Il interroge avec subtilité le travail d’une brigade de police judiciaire d’hommes enquêtant sur un féminicide irrésolu. Un scénario très juste sur les biais misogynes de certains policiers et les violences sexistes.
Dans « Écofascismes », Antoine Dubiau alerte sur le risque d’émergence d’une extrême droite qui intégrerait l’écologie à son projet politique. Il invite à mieux définir les bases de la pensée écologiste pour rendre inopérante la « possibilité de l’écofascisme ».