Quarante ans après la fin de la lutte du Larzac, le plateau reste un endroit à part, un laboratoire agricole et social, où les nouveaux venus continuent de faire vivre les idées de l’époque, tout en les adaptant à la société actuelle.
Pour plus de 3 millions d’euros, une héritière a acheté un corps de ferme et 15 hectares de terres cultivables aux portes de Biarritz. Des paysans occupent le terrain, revendiquant son usage agricole. Les élus veulent faire annuler la vente.
Icône de nombreux combats, José Bové est aujourd’hui loin de faire l’unanimité sur le Larzac comme au sein de la Confédération paysanne, syndicat dont il fut l’un des créateurs. Aux dernières régionales, son soutien à la socialiste Carole Delga a suscité l’incompréhension.
C’est un cas unique en France : sur le Larzac, paysannes et paysans peuvent lancer une activité agricole sans être propriétaires des terres ni des outils de production. Ce système de bail attire de nombreuses candidatures. A contrario d’un monde agricole qui se vide partout ailleurs.
1971-2021. Il y a cinquante ans, des paysans du Larzac s’opposent à l’extension d'un camp militaire et des antimilitaristes arrivent de toute la France pour leur prêter main forte. Une lutte commence. Elle durera dix ans.
L’entreprise espagnole Terra Fecundis, ses dirigeants ainsi que ses intermédiaires en France qui sous-déclaraient le travail d’ouvriers agricoles sud-américains, ont été condamnés à des amendes et à de la prison avec sursis.
Les liens sont de plus en plus évidents entre usage des pesticides et certains cancers, en particulier chez les agriculteurs et chez les enfants. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Inserm, huit ans après celle qui faisait référence jusqu’à présent.
Le projet de méthaniseur, soutenu par la communauté d’agglomération de Pau et son président, François Bayrou, a été rendu possible par le déclassement d’un cours d’eau. Des riverains et deux associations ont déposé des recours.
En octobre, le Parlement européen avait acté quelques avancées pour la future politique agricole commune. Ce vendredi 25 juin, soit huit mois de négociations plus tard, il a perdu sur presque tous les tableaux, face aux 27 États membres, soucieux de favoriser les intérêts de l’industrie agroalimentaire.
La nouvelle politique agricole commune rate son objectif, estime l’ingénieur agronome et chercheur Pierre-Marie Aubert. Le développement de l’agroécologie pourrait pourtant permettre de réduire fortement la facture climatique.
Dans la cité corsaire, cette filiale du géant des fertilisants Roullier a développé en toute discrétion la fabrication d’engrais azotés, dégageant de l’ammoniac, un gaz très polluant. Surveillée depuis 2017 seulement pour ses rejets, l’entreprise a émis, jusqu’en avril 2020, des doses dépassant jusqu’à quinze fois les seuils autorisés.
Malgré les dangers pour la santé des travailleurs, des riverains et des écosystèmes, la Bretagne passe à côté des enjeux liés à l’ammoniac. Les rejets de NH3 s’aggravent localement. Pire, les gros pollueurs touchent d’importantes aides publiques.
La région est, en France, la première émettrice de ce gaz issu à 95 % de l’activité agricole et responsable d’une partie de la pollution de l’air aux particules fines, qui favorisent cancers et maladies cardiovasculaires. Malgré le danger sanitaire, les outils de surveillance restent sous-développés, faute de financements publics.
À la tête d’une micro-ferme de 0,5 hectare, Gwénaël Floch ne touche quasiment aucune aide de la politique agricole commune (PAC). Comme lui, de nombreux producteurs bio seront exclus des prochaines subventions annoncées par le ministère. Ils ne décolèrent pas.
Les institutions européennes n’ont pas encore débouché sur un accord concernant la politique agricole commune (PAC) pour 2023-2027. Mais les grandes lignes sont connues. De son côté, le ministre de l’agriculture a dévoilé la semaine dernière les arbitrages français. Deux programmes tout aussi décevants pour les défenseurs de l’agroécologie.