Le référendum britannique renforce la cohésion du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie), déjà à l’œuvre lors de la crise des réfugiés. Même si ces pays assurent vouloir avancer à l’unisson avec les Vingt-Sept, une vision de l’Europe refait surface : celle d’une Union limitée à un grand marché avec un poids renforcé des États membres.
Mediapart publie l’offre que l’UE va présenter aux États-Unis, en matière d’énergie, pour le futur traité transatlantique. C’est l’un des sujets les plus houleux au menu du 14e « round » de négociations, cette semaine. Des ONG jugent ce chapitre en totale contradiction avec l’accord de Paris sur le climat.
Les dirigeants du PSOE comme de Podemos ont tenu samedi 9 juillet deux réunions clés, alors que l'Espagne est toujours sans gouvernement. Les premiers ont prévenu qu'ils ne faciliteraient pas l'investiture du sortant, Mariano Rajoy. Les seconds, eux, commencent à analyser leur défaite avec Pablo Iglesias qui prédit la « normalisation » de Podemos. La droite espère former un gouvernement fin juillet.
Le premier ministre Matteo Renzi fait face à une fronde à l'intérieur de son parti démocrate. Et aborde son référendum de réforme institutionnelle de l'automne en position de faiblesse.
« L'Irlande doit être centrale dans les négociations avec l’UE », estime Darragh O’Brien, porte-parole pour les affaires étrangères de Fianna Fail, le principal parti d'opposition. « Si nous sommes mis de côté, nous partirons aussi », prévient le sénateur, refusant que son pays subisse les effets du Brexit.
Le géant de Wall Street a annoncé vendredi qu’il embauchait José Manuel Barroso. Moins de deux ans après son départ de Bruxelles, l’ancien président de la commission va conseiller la banque sur l’après-Brexit. Un signal ravageur pour la crédibilité de l’UE.
Économie, frontière, liberté de circuler : la République d'Irlande est, après le Royaume-Uni, le pays le plus affecté par le Brexit. Elle a pourtant été largement occultée durant la campagne. Pour Agnès Maillot, chercheuse à la Dublin city university, l'île « devient un interlocuteur incontournable dans les négociations » à venir.
C’est une victoire pour Paris et Berlin : la Commission européenne a finalement accepté que l’accord de libre-échange avec le Canada ne soit ratifié qu’après la validation de l’ensemble des parlements nationaux. Désormais, c’est sur le fond d’un texte contesté par les ONG que le débat va s’engager.
Peut-on parler d’élargissement à l’heure du « rétrécissement » de l’Union européenne ? Dix jours après le Brexit, les dirigeants des Balkans occidentaux avaient rendez-vous à Paris avec ceux de l'UE. Une Union sans perspective ni stratégie.
C'est la question qui agite l'Irlande depuis le Brexit : des postes de contrôle vont-ils être réinstallés à la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, qui reste membre de l'UE ? Un tel scénario inquiète les transfrontaliers, encore marqués par les checkpoints durant la guerre civile. Et il pourrait avoir des conséquences économiques et politiques désastreuses.
C'est exactement ce que voulait l'extrême droite autrichienne : que l'élection du candidat des Verts Alexander Van der Bellen soit entachée d'irrégularités afin de gagner une seconde chance d'accéder au pouvoir. Les quelque 30 000 voix d'écart du 22 mai dernier n'auront donc pas suffi pour épargner le pire à l'Autriche.
Il n'y a pas que l'Écosse qui songe à son indépendance pour rester en Europe. Après le rejet du Brexit par l'Irlande du Nord, le Sinn Fein entrevoit une chance historique d'atteindre son objectif de toujours : la réunification de l’Irlande. Le parti nationaliste réclame un référendum. Il a entamé mercredi une série de meetings à travers le pays pour convaincre.
La légitimité de l’UE s’érode alors même que ses dysfonctionnements appellent de nouvelles réponses institutionnelles. Retour sur la nature de l’intégration européenne et les (faibles) chances de sa démocratisation, à l’aide de plusieurs travaux récents en sciences sociales.
À l’occasion du Conseil européen, le président français a esquissé un timide mea-culpa appelant « à la différence de 2005 » à « respecter le vote » des Britanniques. Mais les 27 ont renvoyé à septembre leur appel à refonder le projet européen.
Le premier ministre britannique a participé mardi à son dernier Conseil européen, où il a accusé les dirigeants européens d’être en partie responsables du Brexit. Paris et Berlin veulent que les négociations de sortie commencent au plus vite.
Les Britanniques continuent d’avancer à vue sur les modalités du Brexit. Les chefs d'entreprise tirent la sonnette d’alarme en avertissant d’un risque de récession. Entretien avec l'économiste Colin Hay.